Conseil en management

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Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
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Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
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Mardi 13 mai 2008
J'ai reçu il y a quelques jours le message suivant d'un lecteur :

"Cher Monsieur,
 
Nous avons eu, hier, avec quelques amis, une discussion vive sur ce qu'est le management.
L'origine du désaccord réside dans le fait que certains pensaient qu'un manager ne peut pas changer de secteur d'activité.
Un manager performant dans le domaine de la mode, ne peut pas endosser les mêmes responsabilités dans le domaine médical ou industriel car il ne connait pas son environnement. Un recruteur ne perdrait pas de temps à chercher un bon profil, il privilégierait plutôt le candidat qui connait le mieux le marché : clients, produits, ....
Je maintenais le contraire, un mng peut très bien réussir dans un autre domaine d'activité pourvu qu'il ait acquis les compétences managériales dans son cursus.
C'est même pour moi une preuve d'adaptabilité.
 
Qu'en pensez-vous ?"

Le débat est ouvert... Mon avis est que le management est en soi un métier. Il s'apprend, il se vit, il s'améliore avec l'expérience. Un métier où l'écoute et l'empathie demeurent les qualités premières. La compréhension intellectuelle des enjeux est certes essentielle, mais j'ai la conviction qu'un manager centré sur le développement des capacités créatrices et la motivation de ses collaborateurs, peut transiter d'un monde à un autre. Dans chaque secteur, il y a un vocabulaire technique bien entendu. Après une période d'apprentissage, un bon manager peut se l'approprier. Ensuite, sa sagacité le porte à détecter les composantes humaines susceptibles de rendre performante son équipe. Et là, point de technique.

A titre personnel, je me souviens avoir été managé par un incompétent notoire de mon domaine d'intervention. Ce fut mon meilleur allié professionnel : confiant pour me donner les responsabilités d'un projet à fort enjeu, attentif à m'ouvrir les portes qui m'étaient nécessaires pour en surmonter les défis, présent quand il le fallait dans les combats ou réunions politiques, astucieux pour me proposer des pistes de réflexion tactique ou stratégique, habile pour me ramener dans le chemin quand je m'engageais sur des pentes abruptes, compréhensif quand la marmite bouillonnait trop fort, reconnaissant quand le projet arriva à son terme avec succès.

La compétence technique est-elle donc une qualité nécessaire pour réussir dans le management, ou peut-elle parfois constituer un frein à l'épanouissement des collaborateurs ? Je suis manager pour montrer que je sais ou pour encourager les compétences et développer la motivation ? Ces compétences sont-elles les mêmes ?

Malheureusement, comme le dit le message ci-dessus, beaucoup de recruteurs  considèrent en priorité la dimension technique, la compréhension du marché, pour embaucher des managers. N'est-ce pas une étroitesse de vue qui limite le champ de créativité des entreprises...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Mardi 29 janvier 2008
Ce matin, un illustre inconnu, lecteur de mon blog, a publié le  commentaire suivant : " C'est n'importe quoi! L'art d'enfoncer les portes ouvertes..." à l'article "la proactivité, bien peu de choses pour des conséquences énormes".

J'aime bien le débat, alors je vais tenter de relever ce défi-là, sans faux semblant ni justification. Mon article sur la proactivité est assez simpliste, je l'avoue. D'ailleurs, l'ensemble de mon blog n'est que tentative de mettre en avant le bon sens près de chez vous. Concret, proche du réel, sans l'ambition de tirer des théories générales à partir de constats de vie, à partir de "singularités" dirait l'un de mes amis. Je m'interroge souvent pourquoi des choses simples sont si peu appliquées, pourquoi les grands intellectuels ont parfois du mal dans le réel, pourquoi les grands dirigeants laissent passer des risques qui coûtent des milliards en prétendant qu'un lampiste porte tout le chapeau (y aurait-il une référence à l'actualité toute chaude ?).

J'ai envie d'inspirer mes lecteurs ou mes clients, en attirant leur attention. Je ne crois pas détenir de vérité, ni être en mesure de donner des leçons. Ma bannette est pleine de mes erreurs de parcours, dont j'essaie de tirer enseignement. Ne pas faire la même erreur trop souvent, c'est déjà  pas mal, ce qui passe par l'étape de la prise de conscience. Etre proactif, c'est une position, une attitude d'anticipation. C'est poser un regard d'analyse et de prévention des risques. Cà, c'est la théorie ! Mais en pratique, comment le traduire ?

J'ai aussi envie de relever le propos "enfoncer les portes ouvertes". Ce qui est une porte ouverte pour Monsieur A ne l'est pas pour Madame B. J'ai beaucoup compris cela en observant travailler des artisans de qualité dans le bâtiment - il en existe, travailleurs dans l'esprit des compagnons. Je pense à une personne très proche : comment se fait-il qu'il lui paraisse si évident de tenir la scie ou le marteau de cette manière, si évident d'assembler 2 parpaings, si évident de poncer et monter des étagères bien droites, alors que je me sens gauche pour le faire. L'expérience, l'expérience bien sur. Encore une porte ouverte.

Et bien, je prétends qu'en matière de management, en matière de clarification des priorités, en matière d'anticipation, en matière d'écoute véritable, etc... il a y quantités de portes ouvertes qu'il me plait d'entrouvrir. Et j'affirme que si petites soient-elles, ces portes surgissent parfois comme des révélations pour mes interlocuteurs. Parlant technique à longueur de réunions et de relations de travail, on ne clarifie que très peu ce qui peut nous rendre plus aiguisé dans nos pratiques : plein de portes à ouvrir...

Je laisse à mes lecteurs et clients le soin de travailler les analogies et de tenter des expériences décalées en s'inspirant de mes portes ouvertes. Etre proactif sur son propre chantier de changement personnel, voilà une sacré porte ouverte à bousculer... et elle est rudement lourde à tourner sur ses gonds.

Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Mercredi 23 janvier 2008
En ces temps d'élections municipales qui approchent, les débats apportés sur la table par nos futurs représentants seront, j'espère, à la dimension des nouveaux défis qui concernent chaque être pensant de notre petite planête.

J'en profite donc pour faire la promotion d'une démarche proposée aux mairies par mon frère Nicolas. J'ai retenu
, comme accroche pour cet article, le coeur de sa lettre "l'avenir de nos enfants comme impératif éthique", car cette formulation me parait aller direct au vrai but.

Voici sa proposition (cliquez sur la lettre pour la télécharger) :

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Téléchargez la brochure d'offre de Nicolas.

Avec son expérience de vie, d'animateur, et sa quête philosophique permanente, je pense que Nicolas est excellemment placé pour aider nos élus à prendre le recul sur ce thème. Faites-lui signe, ou faites-moi signe si ce programme est susceptible d'intéresser quelqu'un de votre entourage...

Encouragez les entrepreneurs individuels, ils ont l'insolence et la pertinence de la liberté d'expression !
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Lundi 14 janvier 2008
Zut encore le réveil qui sonne ! Décidément cette journée commence mal...
Flute, les enfants  trainent à se préparer, ca continue...
La  barbe, plein de gens perturbent le traffic au lieu de me laisser le macadam, on n'est jamais tranquille...
C'est quoi cette réunion à 9h, personne ne m'avait prévenu...
Le fournisseur, encore ce fournisseur en retard, vous parlez d'un partenariat, jamais fiable...
Quoi, ce collaborateur est malade, mais ça met tout le programme en l'air...
Ca y est mon manager m'a encore mis 12kg de dossiers sur la table, et je ne peux rien faire...
20 minutes que j'attends à l'accueil chez mon client, pourquoi personne ne me respecte...
Et bing les transport en commun en grève,
à quelle heure je vais arriver à la maison...
Pour combler le tout, il n'y  a plus de beurre dans le frigo, je vais manger les radis au  naturel...

Bon vite dodo, ils m'ont tous pourri ma journée !

La liste est longue chaque jour de ces paquets de problèmes que les autres nous déversent, avec sadisme, dans notre chariot. Et comme nous sommes de pauvres victimes, il ne nous reste plus qu'à nous plaindre. Les autres... mais qui a inventé cette engeance.


C'est sur le ton léger que j'aborde la question, mais c'est pourtant le symptôme que j'entends le plus souvent : "mes problèmes, c'est les autres". Or, si on part du principe que le seul chantier possible est soi-même, que les seules choses que je peux changer, c'est mon comportement et le regard que je porte sur les événements, sur la gravité exagérée des menus désagréments, sur ma responsabilité à me mettre dans des situations d'urgence, il est tentant de regarder chaque perturbation comme une opportunité à changer. Les autres ne vont-il pas alors modifier leur positionnement, dans ma perception du réel ou même  dans la réalité...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Mardi 11 septembre 2007
Je n'ai pas écrit depuis longtemps... Pris par les événements, pris par la rentrée, pris par de nombreux projets en effervescence. Vendredi dernier, j'assistais au forum des entrepreneurs à Marseille, dont les thèmes s'articulaient autour de "rêver". Mot absent de nos cultures d'entreprise, il était pourtant dans le titre de tous les ateliers : "rêver l'école", "rêver sa vie", "rêver le monde" sont les 3 débats auxquels j'ai participé.

Tout le monde s'accordait à dire, avec plus ou moins de brio - j'ai beaucoup aimé Claude Allègre pour sa vivacité d'esprit, sa capacité à rentrer dans le mamouth, sa verve éclairante - que le rêve est source de créativité, donc une valeur importante pour l'innovation.

J'ai pensé au collège où sont 2 de mes enfants : quel est le rêve ou la composante créative qu'on leur met au menu ? Emportés dans la vague du zapping, de la consommation à gogo, de la technologie jetable et du prêt-à-penser bien marketé, ils se retrouvent face à une majorité de profs qui depuis longtemps ont enfoui leur enthousiasme et leur propre créativité derrière des certitudes non-négociables. Tous les profs ne sont pas comme cela fort heureusement. Claude Allègre a fustigé le corporatisme et l'immobilisme d'une profession qui, non contente de maitriser le développement intellectuel de nos ados, noyaute, par progéniture interposée les grandes écoles... Il y a apparemment moins de diversité dans les populations de nos écoles supérieures qu'il y a 20 ans, et les enfants de profs occupent la place. Pendant l'atelier, mon rêve à moi était que l'on propose une loi, totalement scandaleuse pour ceux que le monde marchand rebute : chaque prof devrait passer au moins un an en entreprise avant de démarrer sa carrière, avec un vrai job de vrai salarié... la loi exigeant, pourquoi pas, une piqûre de rappel d'un an tous les 10 ans par exemple ! Mais tout cela ne me regarde pas et restera dans le domaine de l'irréalisable...

Un peu plus tard, l'éternelle ritournelle "c'est la faute des gouvernants, c'est la faute des politique, c'est la faute des..." a refait surface dans les débats. J'ai pris le micro - je ne peux pas me retenir :-)

"Si le rêve est source de créativité, il ne prend toute sa valeur que lorsque l'on risque. Sans la prise de risque, on se déssèche. Avec le risque, on enrichit sa vie. Nous sommes tous des éducateurs. Quelle prise de risque autorisons-nous à nos enfants ? Quand j'avais 10 ans, je partais avec 3 cousins faire une semaine de vélo au fond de la Bretagne avec un budget de 8FF par jour, et les parents n'avaient pas le téléphone. Ose-t-on encore laisser nos enfants tenter l'aventure ? Avant de vous coucher ce soir, prenez un papier et écrivez les 10 événements de votre vie qui vous ont le plus marqués : analysez les rêves auxquels ils faisaient référence, et rappelez vous les risques que vous avez pris pour les réaliser..."

Bien sur, il ne s'agit pas de se mettre benoitement en danger pour claironner "je prends des risques, je prends des risques". Mais n'est-ce pas en sortant de sa "zône de confort" ou "zône de confiance" que l'on écrit les plus belles pages de sa courte vie...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Mercredi 13 juin 2007
J'ai reçu cette question hier : "a-t-on des capacités innées pour manager..."

Voici ce que j'ai répondu :


"Ce que j'en pense...
On ne nait pas manager, on le devient. On le devient par l'expérience, la formation, la remise en cause perpétuelle, la capacité à prendre des risques, le travail de communication, de synthèse d'écoute, etc...

Cela dit, et malgré toutes les qualités intrinsèques que l'on peut avoir, certains sont plus "doués" que d'autres. Je pense que je n'aurais jamais pu battre Noah au tennis, même si j'avais eu le même cursus que lui. Mais tout le monde n'a pas besoin de devenir Noah :-)

On peut agir dans son quartier, son service, son département, faire avancer les choses et surtout sentir qu'on bâtit sa vie en servant à quelque chose et en développant ses capacités à devenir plus libre et heureux.

Tout un programme..."

Clin d'oeil à Marie-France
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Lundi 14 mai 2007
En fin de mission de coaching, et aussi parfois en cours de mission, je demande le feed-back de mes clients. Perçoivent-ils des évolutions, comment se sentent-ils, quels sont les apports de nos travaux, y a-t-il des impacts "co-latéraux", etc... Je suis toujours préoccupé de la valeur ajoutée, en éveil par rapport à la densité du dialogue et des évolutions perceptibles ou induites. Ces retours sont donc des enseignements majeurs.

Je reste à chaque fois impressionné par les retours, les mots employés, voire les conséquences profondes ou les liens de cause à effet énoncées par mes clients. En vrac, quelques feed-back :

- c'est un soulagement...
- je n'ai plus d'eczéma...
- mon stress a considérablement baissé...
- je n'ai plus d'actions urgentes...
- les choses se sont mises en place plus vite que prévu...
- je dors mieux...
- je suis davantage sur les sujets stratégiques...
- je suis plus à l'écoute...
- ils ont retenu ma proposition...
- j'ai tenté...
- j'arrive à dire un non positif...
- maintenant, je négocie avec mon chef...
- mon plan est plus clair...
- etc...

Je mesure l'importance de ces retours. En même temps, cela me rappelle la responsabilité que représentent l'écoute et le conseil. Les frontières entre accompagnement personnel et manipulation sont fines...  La complaisance n'est pas de mise, l'intérêt général et d'adéquation entre ambition et moyens doivent entre'autres gouverner le fil d'Ariane de l'accompagnement. Tout en restant un compagnon extérieur, non impliqué, détaché des amalgames entre ses propres expériences et celles de ses clients. 

Un défi permanent...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Jeudi 12 avril 2007
Pour la première fois de ma vie, je suis allé ce soir à un meeting politique. Personne ne m'y avait invité, j'étais curieux. Pas encore décidé sur mon vote prochain, je m'interrogeais sur le positionnement de François Bayrou. Avant le meeting de ce soir, mon bulletin n'avait que 3 options possibles... Pour moi, les extrêmes de tout poil ont fait leurs preuves dans l'histoire en laissant charniers et  pays dévastés, je les écoute pour garder vigilance sur les risques que nourrit la société, mais jamais ils n'auront mon soutien. Et certains "petits candidats" hors vote extrême n'ont pas la stature pour diriger la France.

Je suis allé au meeting conscient des enjeux manipulatoires de la communication de masse. J'ai toujours été, en entreprise, vigilant sur la propension des dirigeants à utiliser les jeux de la séduction, les circonvolutions de la peur quand ils brandissent les effigies des ennemis en tout genre, et les tentatives démagogiques qui produisent les effets immédiats d'engouement panurgien.

Fort de toutes ces précautions, je suis allé écouté et n'ai applaudi qu'à la fin... Car à tout bien peser, et sans doute pour la première fois de mon histoire de citoyen (on se réveille tard parfois), c'est avec une vraie envie que je vais voter Bayrou. En vrac :

- en lisant son programme posé sur la chaise (inscrit manifestement sur papier recyclé), je ne vois que des idées auxquelles j'adhère... c'est déjà un bon point !
- en observant l'organisation du meeting, je ne constate ni tentative de prosélytisme, ni affichage encombrant, ni mobilisation excessive du "chauffeur de salle"... bref une sobriété de bon aloi.

Arrive le candidat qui va discourir une heure et demie, sans un papier, et couvrir les sujets avec talent, simplicité, sincérité aussi. Je ne suis pas naïf sur la préparation, mais on ressent une forte conviction alliée à un sens profond de la responsabilité. Il y a des idées solides sur la diversité, sur l'Europe, l'éducation, l'identité française, l'environnement, une véritable vision, et une grande fermeté sur les sujets difficiles. Il n'y a aucune attaque sur les concurrents, pas de règlement de comptes, pas non plus de promesses de cadeaux pour les uns ou les autres. C'est un discours tenu avec la hauteur qu'on attend d'un Président. Il donne des pistes nouvelles, il rappelle le rôle de l'Etat, il n'énonce pas un pamphlet de mesurettes à la Prévert.

Bref, si le programme sur la papier me plait, la personnalité et la vigueur du bonhomme, ambitieux bien sur mais c'est obligatoire pour briguer ce type de job, sont très convaincantes.

Je l'attends au virage : s'il est élu, comment va-t-il s'y prendre dans un pays habitué au jeu de "la majorité contre l'opposition" ? Il fait un détour par l'Allemagne : les 20 ministres ont chacun au moins 10 ans d'expérience professionnelle en entreprise, les n°2 et 3 du gouvernement sont passés par des métiers manuels en début de carrière... presqu'inconcevable en France, où la politique est un métier pour lequel le parcours est préfabriqué. Et l'Allemagne se redresse...

Finalement dans sa conclusion, son argumentaire de modèle de futur gouvernement me touche : dans nos familles comme dans nos entreprises, nous ne vivons ou ne travaillons pas qu'avec des gens avec qui nous sommes toujours d'accord. Et pourtant, nous défendons nos familles, nous bâtissons ensemble nos entreprises. Alors pourquoi ne pas tenter de rassembler les meilleures compétences, indépendamment des clivages habituels, qui obligent certains à renier leur âme pour rester dans le sérail.

Il pleuvait en sortant du meeting. En m'équipant d'un vêtement de pluie, je discutais avec le couple de motards voisins qui, pour la première fois de leur vie, participaient à une réunion politique. Mêmes interrogations avant le meeting, mêmes conclusions en sortant...

Ce serait amusant que la France prenne le risque de la confrontation constructive...

Alors Bayrou président ?
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Lundi 2 avril 2007
On se trimbale tous avec nos idées et phrases toutes faites... Ainsi, comme tout bon porteur de pensées uniques que je suis parfois, j'ai répété pendant des années que "c'est difficile de créer une boite en France". Je n'en avais jamais créée, mais il est de bon ton de répéter ce genre de platitudes dans les conversations courantes, cela permet de nous camoufler derrière nos propres difficultés à prendre une décision ou à affronter le risque.

Continuant à coloporter ce message convenu, alors même que j'avais déjà créé ma propre entreprise, un ancien collègue me posa la question toute simple suivante : "pourquoi dis-tu que c'est compliqué de créer une boite ?" Je devais être en écoute active, je m'interrogeais plus profondément... 'au fait, pourquoi je dis ça ?'

J'ai arrété de le dire, et quand j'entends ce lieu commun, désormais je provoque le débat.

Les choses ont beaucoup changé en France dans ce registre. Allez voir l'APCE par exemple. Tout y est très bien expliqué, les ressources disponibles en ligne sont nombreuses. Il y a des démarches à faire bien sur, mais ce n'est pas si lourd qu'on s'est habitué le dire. Et puis, il est des conseillers et des experts-comptables qui sont là pour faciliter les choses.

Un autre lieu commun : "le capital social de l'entreprise doit être au minimum de xxx €, sinon cela ne fait pas sérieux !"  On m'a souvent sorti cet argument.


Mais tout dépend du métier, chers amis... Depuis 4 ans, j'exerce le métier de conseil en management, d'abord en portage salarial pendant les 2 premières années, puis en tant que gérant de ma petite entreprise depuis 2 ans. En 4 ans, je n'ai jamais eu, ni de prospects, ni de clients posant la question : "très cher potentiel fournisseur, quel est votre capital social, vous comprenez nous ne traitons qu'avec les gros capitalistes". Pas une seule fois la question ! Je n'ai d'ailleurs aucune gène à dire que le capital de mon entreprise est de 10 €. Je vends de la prestation intellectuelle, le capital est dans les têtes des compères avec qui j'interviens et dans la mienne.

Le vrai défi de la création d'entreprise n'est-il pas ailleurs que dans ce qui se passe à l'extérieur, n'est-il pas davantage dans ce qu'il y a de très intime en chacun de nous : quelle est ma véritable valeur ajoutée, quel est le niveau de ma détermination et de ma tenacité, quels sont mes qualités commerciales et de gestion, quel est le soutien de mon entourage, quel est le marché auquel je m'adresse, etc...

Mettre au panier les idées reçues, un sacré défi de prise de conscience personnelle...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Mercredi 28 mars 2007

Parce que j'ai lu son pacte et son livre, que je trouve habile son appel à tous les candidats, parce que la cause est noble et qu'elle nous dépasse, je relais l'appel de Nicolas Hulot reçu par courriel ce matin, que je reproduis ici :


"Ce dimanche 1er avril « VOTONS POUR LA PLANETE »
à 17h - Grand Rassemblement au Trocadéro à Paris !
Rendez-vous au pied des marches menant à l’esplanade.

Les ONG environnementales, avec la Fondation Nicolas Hulot, s’unissent dans un appel commun « Votons pour la Planète ! ».

Rassemblons-nous 1 heure pour manifester notre détermination : les engagements écologiques des candidats doivent être tenus !

Portons un foulard de la couleur de votre choix en symbole de votre engagement.

Pour en savoir plus, cliquez-ici
www.pacte-ecologique-2007.org

Vous ne pouvez pas être à nos côtés pour ce grand rassemblement ?
Participez en envoyant le mot PLANETE par SMS au 61617

Vous pouvez également nous soutenir depuis les DOM. Envoyez par sms PLANETE au 6007 pour La Réunion, et au 96007 pour les Antilles (0,35€ + prix d'un sms)

Mobilisons-nous. Merci de diffuser cet appel à vos proches.
Téléchargez le Flyer

Je compte sur vous !

Nicolas Hulot
Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme

Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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