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6 décembre 2005 2 06 /12 /décembre /2005 23:02

Je sais que ce n'est pas la priorité. J'ai un agenda bien chargé ces jours-çi : 4 rendez-vous aujourd'hui, un départ pour Paris demain pour démarrer une nouvelle mission, 3 interventions la semaine prochaine. En plus, et c'est un comble pour moi, je n'ai pas fini la préparation de ces interventions. Cela dit, je suis confiant, ce sont des sujets que je maitrise bien.

Ce n'est donc pas la priorité d'écrire sur mon blog, mais un habitué de mon blog m'écrit aujourd'hui en se demandant si tout va bien. Cela me touche de savoir que j'ai des fidèles...

Cela me touche d'autant plus que ce dimanche, ayant décidé de conquérir ce sommet de la sainte Beaume que je contemple depuis des années, j'ai eu plein d'idées bloguesques. Près de 20 kilomètres de marche en solitaire et dans un climat tourmenté. J'étais bien, j'aime ces escapades volées. Vue incomparable bien sur, ciel menaçant, vent cinglant, et sandwich glacial. Super quoi !

Mille pensées en tête, le grand nettoyage bien nécessaire, les temps sont parfois durs. J'ai repensé à l'écriture. J'ai fini par découvrir le plaisir d'écrire. Je m'en sers pour mon boulot, mais je finirai peut-être par élargir le champ. Sur le registre professionnel, non seulement je me sens loin d'avoir épuisé ce que j'ai envie de partager, mais il me vient d'autres inspirations:

- raconter mon bogue de l'an 2000 --> une expérience passionante et dont on n'a pas tiré toutes les leçons;
- terminer la semaine du 11 septembre 2001 --> une histoire un peu rocambolesque de ma vie;
- revenir sur la crise Gemplus --> mais le risque de voir les protagonistes me tomber sur le poil n'est pas négligeable (il faudra en faire un conte symbolique... toute ressemblance etc.);
- raconter les erreurs (et les bonnes inspirations) de ma création d'entreprise;
- et finalement sortir du champ professionnel.

L'envie ne manque pas donc. La priorité est autre ces jours-ci...
Merci à ceux qui m'encouragent :-)

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21 novembre 2005 1 21 /11 /novembre /2005 16:49

La copie cachée... vous savez cette fonctionnalité de certaines messageries qui permet d'envoyer la copie d'un courriel sans que les autres destinataires ne soient au courant (fonction "cci" ou "bcc" sur certains logiciels très répandus).
Et bien non : cette copie cachée ne sert pas à secrètement dénoncer son collègue à son chef. Utiliser cette fonction de cette manière est la garantie tôt ou tard d'entrer dans un conflit. Partons du principe que tout ce qui est écrit dans un courriel peut être lu par n'importe qui. Avec cette idée en tête, le courrier électronique devient l'outil de communication hyper efficace dont on a besoin, pas l'outil de délation stérile et contre productif... Combien de fois un message qu'on a préparé est renvoyé à des destinataires dont on ignore l'existence. Souvent me direz-vous ? Par conséquent, à chaque fois qu'on rédige un message, il vaut mieux avoir en tête que ce courriel ne nous appartient plus dès que le bouton "envoyer/recevoir" a été activé. Se dire que si on hésite à écrire quelque chose, mieux vaut ne pas le faire, et aller parler ou négocier.

En fait le bon usage de la copie cachée est davantage d'ordre "marketing", par exemple quand on envoie des informations en nombre à une liste de destinataires qui n'ont pas vocation à être en relation. La copie cachée permet ainsi à chaque destinataire de ne pas avoir une longue liste de noms inconnus en tête de message, et lui évite de commettre l'erreur de faire une "réponse à tous".

Réactions, commentaires ?


20 courriels reçus par jour maximum, possible or impossible ?

Pour aller plus loin, téléchargez les 7 bonnes pratiques d'utilisation de la messagerie...

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16 novembre 2005 3 16 /11 /novembre /2005 08:49
Manager un projet est un art difficile. Pour beaucoup, il s'agit de mettre en place des méthodes – c'est ennuyeux-, de "cadrer les choses", d'utiliser des outils contraignants. Ne nous trompons pas, manager un projet, c'est balancer entre flexibilité et intransigeance:

Flexibilité ?
Il ne sert à rien de s'arc-bouter sur des outils inutiles. Tous les outils doivent servir de repères. Il ne s'agit pas d'être contraint par les outils, mais de s'appuyer sur eux pour clarifier la démarche. On peut être très flexible sur les outils qui sont choisis pour piloter délais, performance et budget. L'important est que ces outils soient utiles (sinon autant s'en passer), efficaces (sinon, il faut les améliorer), communicants (sinon personne ne comprend le projet), adaptés (sinon, le risque plane d'écraser une mouche avec un bulldozer).

Intransigeance ?
Certains principes doivent fermement guider l'action du chef de projet. Ainsi, pesons les termes, il est capital qu'il soit intransigeant sur les dimensions engagement et organisation. Le chef de projet, repère de son équipe, ne peut pas arriver en retard à une réunion, et introduire le débat en disant: "bon, aujourd'hui on fait quoi ?" L'exemplarité du chef de projet sur les registres de l'engagement et de l'organisation va se décliner autour de lui pendant toute la durée du projet, et donc en conditionner le succès.

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10 novembre 2005 4 10 /11 /novembre /2005 00:00

Conversation surréaliste aujourd'hui avec mon ramoneur… Non seulement ce monsieur, que je ne connais pas encore, me rappelle 10 minutes après que je lui ai laissé un message sur son répondeur, mais en plus:

 

-         il me propose plusieurs options et me fixe un rendez-vous précis à 10h30 lundi;

-         il me pose 4 ou 5 questions pertinentes sur son intervention et sur les problèmes de ma cheminée;

-         il me donne quelques bons conseils sur son utilisation;

-         il conclut en me donnant une évaluation du temps que va prendre son intervention;

-         il m'explique comment son temps est organisé, comment il prépare ses tournées avec un GPS, en optimisant le circuit de ses interventions.

Nous passons alors quelques minutes à échanger sur le manque de formation – ou de professionnalisme diraient certains – des métiers artisans, qui pour la plupart, ne gèrent pas leur temps. Il est vrai que la formation aborde presque essentiellement la dimension technique, et très peu la dimension organisation, planification, optimisation du temps. Et de conclure en plaisantant: "bon, nous avons dépassé les 5 minutes que je prévois par appel client, à lundi".

Décidément, mon ramoneur semble être un pionnier… qu'on ne me dise pas que la gestion du temps est affaire théorique pour les métiers "intellectuels"…


Lundi matin 9h: coup de téléphone. Bloqué dans les bouchons provoqués par la grève - pardonnez-moi, mais grève d'une durée irresponsable des employés du Réseau de Transport Marseillais - mon spécialiste cheminée m'annonce qu'il arrivera avec une demi-heure de retard. Encore une preuve de professionnalisme... d'un vrai entrepreneur !

D'ailleurs n'hésitez pas à l'appeler... Serge Wickert 06 68 18 94 77 - 04 42 73 24 27, courriel: AZUR_RAMONAGE@hotmail.fr. Comme tout artisan, il a besoin de développer son business malgré les vents contraires.

Et il bien arrivé à l'heure prévue :-)...

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10 novembre 2005 4 10 /11 /novembre /2005 00:00

Allez lire cet article sur le journal du net... il est intéressant de comprendre le parcours d'une femme dirigeante et sa vision du management...

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5 novembre 2005 6 05 /11 /novembre /2005 00:00

 
Le nez dans les feuilles mortes, au pied d'un tilleul qu'il avait sauvé, à la main une salade à peine cueillie dans le jardin, 80 ans, il avait atteint le bout de sa ficelle. Une belle sortie en sorte pour un homme avare en mots mais pas en générosité, attaché à des plaisirs simples dont celui de cultiver son potager. Aîné de 13 enfants, l'armée de l'air, les missions en Indochine, 20 ans de cours de math aux potaches, 58 ans de mariage, père de 8 enfants, 26 petits-enfants, 5 arrière-petits-enfants, une vie bien remplie...
 
Ces derniers jours ont bien sur été pleins d'émotions, de tensions… La mort nous attend tous. A cet age, tout le monde l'accepte, même si on préférerait toujours retarder l'échéance.

 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
J'hésitais à publier quelques mots sur cet événement familial, et puis… Et puis, j'ai envie de partager quelques unes de mes pensées et émotions sur la mort, sujet si sensible et évacué de notre société. Avez-vous remarqué à quel point ce mot même est devenu tabou de nos conversations ? Comme si en parler nous en rapprochait, comme si ne pas en parler nous permettait d'y échapper.
 
Quand je suis arrivé chez mes parents, de l'autre coté de la France après 900 km de voiture, mon père était dans la véranda, décalé de la maison principale mais présent, le visage paisible dans son cercueil. Les 3 jours suivants, avant qu'il ne disparaisse de nos regards, restent comme un instant arrêté, intemporel, comme un flottement. Quelques images gravées: 
- les caresses sur son visage, derniers gestes de tendresse en toute simplicité et sans gravité…
- les regards sans crainte des enfants, bien présents, bien vivants, aux questions directes, et qui aussi ont pu faire un deuil serein…
- les larmes bien sur, sincères, plutôt discrètes et sans jérémiades…
- la vision maternelle du monde "autre" – comme les poissons qui ignorent que la vie hors la mer existe…
- les longues soirées de chansons, où nous avons tenté de passer en revue l'ensemble du répertoire facétieux ou romantique de celui qui a bercé de sa voix nos enfances…
- la préparation du psaume, musique toute en dissonances, composée par un beau-frère et psalmodiée par 4 fils pendant la cérémonie…
- la logistique pour 25 personnes quelques jours sous le même toit, assurée efficacement en coulisse par quelques-uns/unes…
- les petits mots préparés, les dessins, les poèmes très sensibles écrits et lus par des gamins à l'expression limpide…
- la messe, le cimetière, la réception des quelques 150 cousins/cousines ou proches amis venus apporter leur soutien de toute la France…
- le petit tour intime au cimetière avec un fiston…
- la famille…
 

 

Les images sont nombreuses et fortes.

Je n'ai pas d'idée précise sur ce qui se passe après le bout de la ficelle. J'ai davantage de doutes que de convictions. Mais là je suis fier de ma famille, de ma mère, qui ont permis que la mort soit vécue, regardée, évacuée, acceptée. Ces quelques jours n'ont pas été sans heurts et tensions. Ils étaient cependant tout en profondeur, l'occasion de certains rapprochements aussi. Un moment suspendu…

Et pourquoi publier sur un blog ? Pas pour faire de l'exhibitionnisme ou pour récupérer les "condoléances" – je n'aime pas beaucoup ce mot que je trouve conventionnel et distant. Plutôt pour casser cette frontière virtuelle entre le visage lissé du personnage professionnel, et de l'homme. J'ai aussi envie de partager cette conviction que la peur se nourrit du tabou, et qu'il me parait utile de ne pas bazarder les sujets essentiels, sous prétexte qu'on les craint…
 

 

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4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 00:00

Un article intéressant de Jacques Marseille dont je vous recommande la lecture...

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14 octobre 2005 5 14 /10 /octobre /2005 00:00

Je réagis à un commentaire anonyme sur mon premier post du même titre...

Créer une société n'est pas de mon point de vue l'apanage des diplômés. C'est même le contraire en France : notre système éducatif nous prépare à entrer dans les grands groupes, pas à prendre des risques. Dans les "start-up" issues de Gemplus, il y a un vendeur de patisseries orientales, un créateur de mur d'escalade, un installateur de systèmes solaires, un technicien téléphone, etc... Il n'y a pas que des sociétés high tech avides d'entrer en bourse. Gemplus a des défauts, mais la boite a été le terreau de nombreux créateurs d'entreprise : j'y vois la conséquence de l'emploi régulier du langage de conquête.

Mon propos est de dire que le langage est l'un des instruments de la motivation. En adoptant un langage de conquête, on se met psychologiquement dans un sens positif. Cela ne fait pas tout, bien sur, et il faut rester vigilant sur les dérives manipulatoires.

Je lis dans le propos de David: "concernant l'être humain viré, c'est un véritable désastre". Je trouve le mot "désastre" très, trop fort. Quand je pense désastre, j'ai des images de catastrophes dans la tête. En France, nous bénéficions d'une couverture sociale qui ne nous met pas à la rue. Etre viré est une épreuve, certes. Tout le monde ne se relève pas des épreuves, bien sur. Mais personne ne traverse la vie sans épreuve. Il ne sert à rien de se lamenter sur le fait qu'il y a des épreuves. C'est une donnée certaine, la seule option est de repartir.

Mon propos n'est pas non plus d'encourager les licenciements. Il y a des quantités de choses à faire avant de licencier : réduire les coûts de fonctionnement (dont certains sont scandaleux), lancer de nouvelles initiatives, partir vers la conquête de nouveaux marchés, taper dans le trésor de guerre, ...

Enfin, langage de conquête ne veut pas dire se moquer ou manipuler les autres: être viré, ce n'est pas drôle et il y a une période de deuil à respecter. Pendant le deuil, ce n'est pas le moment de sortir une panoplie de phrases vides de sens ou positives à l'excès. L'heure est à l'écoute et à la compréhension.

Mais ensuite...

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2 octobre 2005 7 02 /10 /octobre /2005 00:00

L'autre jour au forum des entrepreneurs, je me suis permis d'intervenir dans un forum intitulé "de l'intéressement au licenciement". Je venais d'entendre de la bouche des intervenants des formules comme: "on perd un emploi, on perd tout", ou encore: "le licenciement, c'est un drame pour le salarié, et un échec pour l'entreprise".

 

J'ai voulu signaler à quel point notre langage est empreint de catastrophisme, et que nous acceptons cela comme la normalité. Pourquoi oublier les opportunités que les licenciements font naître dans un pays champion du monde de la protection sociale ? Citant les nombreuses start-up issues des plans sociaux de Gemplus, un intervenant m'a rétorqué: "on verra combien il en restera dans 3 ans." Ce à quoi j'ai répondu: "et si on réfléchissait ensemble comment les encourager à réussir... plutôt que de prédire – pour ne pas dire espérer - leurs échecs !"

 

 

 

De même, pourquoi refuser d'accepter que le monde économique est comme la météo: il y a des périodes de ciel bleu, des tempêtes, des journées grises, des grands soleils, des pluies et parfois des tornades. Dire que licencier est forcément un échec de l'entreprise est réducteur.  Quand il a fallu équiper les maisons de téléphone, il était nécessaire de tirer des câbles, monter des pylônes, mettre en place des équipements en nombre important. Puis est venu le temps de l'exploitation, nouvelle phase de cette industrie, et donc adaptation des moyens. Nous avons de multiples exemples de ce type, dans toutes les industries. Licencier n'est pas une fatalité, mais ajuster les moyens au marché en est une. Si l'innovation prend le relais des paliers inéluctables du développement, cet ajustement de moyen prend alors la forme d'une nouvelle dynamique, éventuellement à l'extérieur du giron de l'entreprise initiale. Cette nécessaire innovation peut même se situer en dehors du champ des visibles....

 

 

 

Nous devons en permanence faire évoluer nos organisations, alors pourquoi ce langage misérabiliste de notre économie – de la démagogie peut-être... J'ai 45 ans, depuis que j'ai conscience d'exister, j'entends que nous sommes en crise. Pourtant, nous sommes un pays qu'envient des milliards d'êtres humains – je pèse mes chiffres… Un autre intervenant du forum expliquait ce dilemme de la France, pays riche, au peuple intelligent et à l'histoire et au rayonnement mondial extraordinaires, à la géographie si favorable, au système de solidarité si élaboré, et ce pays ne cesse de se plaindre, de s'auto flageller.

 

 

 

De mon point de vue, la forme vaut autant que le fond: travaillons donc notre langage. En adoptant un langage de conquête, en regardant le verre pour son coté mi-plein plutôt que mi-vide, on peut influer sur notre capacité à la prise de risques, sur notre esprit d'innovation.

 

 

 

Les plus grandes avancées ne sont-elles pas souvent sorties des plus grandes catastrophes ?

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29 septembre 2005 4 29 /09 /septembre /2005 00:00

Quatre chirurgiens discutent de leur profession dans une salle de repos à l'hôpital.

Le premier chirurgien commence :

"J'aime avoir des comptables sur ma table d'opération. Lorsque vous les ouvrez, tout est numéroté correctement à l'intérieur..." dit le premier.

"Ouais, mais vous devriez voir les électriciens ! Tout est codé en couleur à l'intérieur, impossible de se tromper! " ajoute le deuxième.

"Moi, je pense vraiment que les bibliothécaires sont les meilleurs.Tout est classé par ordre alphabétique à l'intérieur " réplique le troisième.

Le dernier chirurgien prend la parole:

"Les plus faciles à opérer sont les chefs. Il n'y a pas de coeur, pas de cerveau, pas de couilles, en plus, la tête et le trou du cul sont interchangeables !"

NB: merci Gérard et Nicolas

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Depuis 2004, je partage des expériences, anecdotes, outils de management : optimiser son temps, manager son équipe, manager son chef, diriger un projet, travailler en intelligence collective. Je propose une démarche inspirée de la vie professionnelle et de la vie au sens large. J'espère que vous y trouvez de l'inspiration pour devenir le manager que vous rêvez d'avoir. Bonnes lectures...

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