Lundi 8 novembre 2004
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De l'appartenance des décisions...
Peut-on raisonnablement faire et arbitrer, être dans l'action et prendre du recul, signaler les risques et assumer les conséquences ?
Que penser du manager qui affecte un projet à un coordinateur en lui déléguant toutes les décisions et toutes les responsabilités et en particulier celle de l'échec possible ?
Avoir un Sponsor en soutien tactique du chef de projet, en arbitrage des décisions difficiles, en personnage emblématique et reconnu dans le management de l'entreprise, n'est-il pas l'un des facteurs clé de succès des petits comme des grands projets ?
Tout projet a besoin d'un Sponsor connu et reconnu.
Par Laurent DE RAUGLAUDRE
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Lundi 8 novembre 2004
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Le planning est souvent plus un dessin qu'un véritable engagement...
Savez-vous combien de temps votre chef de projet a passé en analyse préalable avant de se lancer dans la planification ? A-t-il fait son planning seul ou avec son équipe ? S'est-il "jeté goulûment" sur son ordinateur pour écrire un planning (c'est ludique...) ou a-t-il commencé avec papier, crayon, gomme... Sait-il utiliser le PERT ?
Et vous, son boss, franchement, comprenez-vous clairement son planning ? Certaines interdépendances ne vous échappent-elles pas, certaines formulations de tâches ne restent-elles pas obscures ? Le projet est-il un succès grâce à la manière dont est construit et exploité le planning, ou grâce à tout autre chose ?
S'il n'est pas compréhensible, reflet des interdépendances entre tâches, utilisé par l'équipe projet comme son véritable engagement, le planning reste probablement un dessin.
Par Laurent DE RAUGLAUDRE
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Lundi 8 novembre 2004
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Un véritable métier aux responsabilités mal cernées...
Finalement, quelles sont les priorités d'action du chef de projet ? Trop souvent, l'expert est promu à ce poste en guise de "récompense" des services rendus, de progression professionnelle.
Or, ne faut-il pas d'autres qualité que l'expertise technique ? Le chef de projet n'est-il pas celui qui coordonne, anticipe, prépare, pilote, motive, convainc, anime, planifie, priorise, mesure, corrige, arbitre, répartit, organise, prévient, informe, encourage... bref, met en musique ! Ne doit-il pas rester au stade de l'analyse des enjeux techniques
Quel temps reste-t-il pour l'expertise et le développement ?
Pour recruter un chef de projet, il faut d'abord cerner les capacités de manager du candidat.
Laurent
Par Laurent DE RAUGLAUDRE
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Jeudi 24 mars 2005
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Note - note - note - note...
J'écris ces quelques lignes en septembre 2006, à la suite d'un commentaire de lecteur de cet article : David Ammar. David m'a gentiment fait remarquer que je me trompais en baptisant PERT le diagramme ci-dessous. J'ai publié un correctif à ce sujet dans un autre article paru le 27 septembre 2006. Si la méthode dont je parle ci-dessous n'est pas à proprement parler un PERT, elle s'en inspire, comme de la méthode CPM (Critical Path Method). Pardon pour cet erreur que j'espère maintenant corrigée. Je maintiens mon avis sur l'efficacité de la construction du planning en équipe comme sommairement présenté ci-dessous et dans l'article de septembre 2006.
Le "réseau PERT" est décrit dans wikipedia.
Bonne lecture,
Laurent
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Je pose souvent en entreprise des questions sur la planification des projets. Les réponses les plus courantes sont:
- le planning n'est pas fiable - personne ne croit au planning - le planning n'est pas conforme à la réalité - nous ne tenons pas les délais - le planning est incompréhensible.
Quand j'ajoute: "utilisez vous le PERT ?", l'invariable réponse est: "oui".
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Pourtant, je n'ai encore jamais vu de PERT en entreprise – ce qui ne veut pas dire que personne n'utilise la méthode. Je vois des chefs de projet ou des managers qui transpirent sur le Gantt, et en particulier sur un logiciel célèbre du géant américain de Seattle. Tout le monde pense faire du PERT, personne n'en fait. Le PERT (Program Evaluation Review Technique), vieille méthode de planification (pensez donc, la méthode date du siècle dernier, le 20ème je veux dire), présente tout ce qu'il faut d'ingrédients pour composer un planning initial efficace et mobilisateur.
En construisant un PERT en équipe, on obtient à tous les coups:
- l'engagement de l'équipe sur des délais
- la vision d'ensemble du projet, de manière logique et très visuelle
- les interdépendances de taches entre les acteurs du projet
- la clarification des rôles de chacun, y compris des fournisseurs et des clients.
Et pour faire un PERT efficace, il n'est pas besoin d'ordinateur. Un peu de méthode, un bon animateur (idéalement, le chef de projet), de grandes feuilles blanches sur le mur, des post-it. A chaque fois que j'ai animé des séances de travail avec un PERT, l'impact sur l'équipe a été très fort: "ça y est, je comprends le projet, et je comprends ma place dans le projet".
Passer du PERT (planification initiale) au Gantt (pilotage de l'avancement) devient alors une gymnastique très simple. Le Gantt est utile si la planification initiale a été faite correctement. En revanche, faire la planification initiale sur un Gantt est une garantie pour obtenir un dessin, mais pas un planning. Que de temps perdu dans les entreprises sur des Gantt inutiles…
Chefs de projet... avez-vous des commentaires ?
Par Laurent DE RAUGLAUDRE
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Mercredi 4 mai 2005
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Je vous invite à un détour par le Québec:
http://www.icformation.com/bd/fichierNouveaute/412_1.pdf
mais revenez vite sur mon blog :-)
D'autres nouveautés vont arriver...
Par DE RAUGLAUDRE
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Mardi 27 septembre 2005
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Dans la méthode qu'il propose (voir le site anere), l'analyse démarre par l'énumération de la liste de tâches.
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Mon expérience m'a appris qu'il faut en fait démarrer par les jalons. Les jalons sont des événements intermédiaires, des livrables, des points de rendez-vous entre plusieurs branches du planning. Intuitivement, on arrive assez facilement à faire un remue-méninges de jalons.
Vient ensuite le travail qui consiste à relier les jalons par des tâches.
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Cela parait une remarque mineure. Elle ne l'est pas. Ce qui manque au travail d'équipe, ce n'est pas la théorie: c'est souvent la méthode opérationnelle de mise en œuvre.
La méthode PERT en elle-même est d'une simplicité déconcertante. L'enjeu est de l'aborder par le bon bout pour que l'équipe construise la référence de ses engagements. Le remue-méninges de jalons est un bon bout de ficelle pour démarrer….
Par Laurent de Rauglaudre
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Mercredi 16 novembre 2005
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08:49
Manager un projet est un art difficile. Pour beaucoup, il s'agit de mettre en place des méthodes – c'est ennuyeux-, de "cadrer les choses", d'utiliser des outils contraignants. Ne nous trompons pas, manager un projet, c'est balancer entre flexibilité et intransigeance:
Flexibilité ?
Il ne sert à rien de s'arc-bouter sur des outils inutiles. Tous les outils doivent servir de repères. Il ne s'agit pas d'être contraint par les outils, mais de s'appuyer sur eux pour clarifier la démarche. On peut être très flexible sur les outils qui sont choisis pour piloter délais, performance et budget. L'important est que ces outils soient utiles (sinon autant s'en passer), efficaces (sinon, il faut les améliorer), communicants (sinon personne ne comprend le projet), adaptés (sinon, le risque plane d'écraser une mouche avec un bulldozer).
Intransigeance ?
Certains principes doivent fermement guider l'action du chef de projet. Ainsi, pesons les termes, il est capital qu'il soit intransigeant sur les dimensions engagement et organisation. Le chef de projet, repère de son équipe, ne peut pas arriver en retard à une réunion, et introduire le débat en disant: "bon, aujourd'hui on fait quoi ?" L'exemplarité du chef de projet sur les registres de l'engagement et de l'organisation va se décliner autour de lui pendant toute la durée du projet, et donc en conditionner le succès.
Par Laurent de Rauglaudre
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Vendredi 25 novembre 2005
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17:48
De quoi s’agit-il ? A quoi cela sert-il ? Qui en est membre ? Qui l'anime, qui arbitre ? Quels sont les objectifs et la régularité de réunion de Comité de Pilotage ?
Encore une fois, si le Projet présente des enjeux forts, avec de lourdes interdépendances et contributions de plusieurs entités de l'entreprise, il peut être nécessaire de monter une équipe de pilotage. Cette équipe va servir de relais de pouvoir, va permettre de faire approuver au plus haut niveau les décisions majeures, les passages d'étapes. Les membres du Comité doivent donc être décideurs ou influents, concernés par le projet, avoir un pouvoir direct ou indirect sur les moyens affectés au projet.
Le Comité de Pilotage est formé en début de projet par le Sponsor en collaboration étroite avec le Chef de Projet. Dans la réalité, le Chef de Projet fait une démarche pour solliciter les responsables ou experts susceptibles de participer au Comité. Il s'appuie sur l'analyse faite avec le Sponsor. Bien souvent, le seul fait de citer le Sponsor comme dirigeant le Comité de Pilotage, suffit à motiver le futur membre à se joindre au Comité.
Les réunions de Comité de Pilotage se tiennent alors sous l'autorité du Sponsor, mais sont animées par le Chef de Projet. Celui-ci prépare les réunions avec en tête quelques idées forces:
- les réunions doivent être planifiées longtemps à l'avance (les membres sont des gens importants à l'agenda difficile);
- les présentations doivent être très synthétiques (tableaux de bord clairs et points cruciaux à discuter);
- le Chef de Projet doit aller "direct au but" (point n'est besoin de développer de grandes tirades, le Comité est là pour décider des sujets difficiles);
- le Sponsor ne doit rien découvrir pendant la réunion, car il sert d'allié du Chef de Projet en cas d'arbitrage difficile, et donc il ne doit pas avoir de surprise en réunion.
Par Laurent de Rauglaudre
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Mardi 14 février 2006
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17:17
A l'heure de la "Powerpoint mania", il est rafraichissant de lire dans la langue de Shakespeare la règle du 10/20/30.
10 transparents maximum, présentation de 20 minutes maximum, une taille de caratère de 30 minimum.
Autrefois, le piètre orateur ânonnait, le nez penché dans le papier, son texte, sans âme. Aujourd'hui il se réfugie dans un déluge de transparents illisibles. Et pour être sûr de capter l'audience, il regarde ses transparents au lieu de scruter dans les yeux de son auditoire, l'impact de son discours.
Bel exercice de synthèse que de réduire son nombre de diapo, ne garder que les mots essentiels, dessiner plutôt qu'écrire. Comme bien d'autres erreurs :-), j'ai produit des milliers de transparents depuis 15 ans. Récemment, j'ai réduit mon nombre de visuels de 180 à 100 pour une intervention de 3 jours sur le management de projet. Sans doute ma meilleure intervention sur le sujet d'ailleurs (applaudissements à la fin, ça fait plaisir).
A méditer en ces heures de communication débordante dans les entreprises...
Par Laurent de Rauglaudre
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Lundi 6 mars 2006
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08:57
Le Project Management Institute (PMI®) France-Sud section Provence organise en partenariat avec l’EGIM/Ecole Centrale Marseille son premier Forum qui se tiendra le mardi 28 Mars 2006 de 8 h 15 à 12 h 45, dans les locaux de l’EGIM, Technopole de Château Gombert sur le thème :
« Le Management des Risques dans les Projets »
A cette occasion, je présenterai une conférence intitulée "les leçons oubliées de l'an 2000". Voici le résumé de mon intervention :
Une gigantesque onde de choc, une ébullition sans précédent a ébranlé la planète pendant la seconde moitié des années 90 : « les machines risquaient de ne pas passer l’an 2000, les horloges allaient s’affoler ».
Un effort colossal a été entrepris. Que reste-t-il de cette expérience ? Quelles leçons en tirer ? Et le bogue, mythe ou réalité ?
A partir de son expérience de direction du projet d’une société globale high-tech dans une situation très critique, l’intervenant propose quelques angles originaux de prise de recul par rapport à la gestion de risques tous azimuths (techniques, juridiques, financiers, commerciaux, etc.).
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Pour tout renseignement et inscription au forum : pmi-provence@pmi-fr.org
ou par téléphone au 06.72.74.64.84 et sur le site http://pmi-fr.org/france-sud
Venez nombreux :-)
Par Laurent de Rauglaudre
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