Conseil en management

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Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
Bonne lecture, et n'hésitez pas à commenter...

Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
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Quelques bons bouquins...

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Mercredi 2 avril 2008
Ci-dessous ma réaction à l'article de Nicolas fustigeant un zèle bien de chez nous à dézinguer des initiatives qu'il faudrait pourtant inscrire au registre du BIB (bonheur intérieur brut) du pays... Misère, misère, dirait feu Coluche.

"Dans un registre connexe, les policiers sont venus à 3 l'autre jour sonner à la maison : l'un est resté au volant de la voiture au cas où il faudrait décamper en trombe devant le danger, le deuxième m'observant pour prévenir tout mouvement brusque de forcené, le troisième m'interrogeant sur mon méfait. Je leur ai aimablement demandé s'ils n'avaient pas des voleurs à courser plutôt que venir inquiéter la maisonnée.

Nous avons devisé 5 minutes et ils sont partis.

Au fait, ils répondaient à la plainte de mon voisin, dans le chemin duquel mon chien avait abandonné quelques souvenirs fumants et odorants. J'envisage une expertise ADN sur les crottes : je ne suis pas certain que mon chien porte toute la responsabilité. Je demanderai une poursuite en justice pour accusation mensongère et détournement des priorités de nos fonctionnaires.

La bétise n'en restera pas là !"
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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Jeudi 27 mars 2008
On a tous reçu de nos parents les recommandations d'usage... Aujourd'hui, il nous faut développer notre acuité à détecter sur internet et avec les nouveaux outils de communication, les petits malins et autres malfaiteurs qui cherchent à nous spolier, voire pire...

Je reçois ce matin un courriel d'un cousin me parlant d'une arnaque sur le téléphone portable : un inconnu laisse un message en demandant qu'on rappelle sur tel numéro, où les instructions conduisent le pauvre plumé à se faire débiter son compte.

Justement hier, j'ai reçu le SMS suivant : "salut c moi ! J'attends tjs tn appel, a croire que je t'ai laissé mon numéro pr rien, rappelle moi au 0899787815"... fautes d'orthographe et raccourcis compris. Vigilant de nature sans être méfiant, je réponds au SMS en demandant qui est le fameux "moi" du message. Mon SMS n'aboutit pas. Je visite alors un site d'annuaire inversé, qui me permet de déduire que le détenteur du numéro est indétectable mais que le SMS provient de Saint Ouen dans le 93. Je n'ai aucune relation business, familiale ou amicale dans ce coin actuellement.

Vigilance, vigilance... 
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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Jeudi 7 février 2008
Egar Morin écrivait au début de ce siècle :

"Ainsi, l’économie, par exemple, qui est la science sociale mathématiquement la plus avancée, est la science socialement et humainement la plus arriérée, car elle s’est abstraite des conditions sociales, historiques, politiques, psychologiques, écologiques inséparables des activités économiques. C’est pourquoi ses experts sont de plus en plus incapables d’interpréter les causes et conséquences des perturbations monétaires et boursières, de prévoir et de prédire le cours économique, même à court terme. Du coup, l’erreur économique devient une conséquence première de la science économique."

Actualités, actualités...

Hier, je discutais avec un trader de mes amis... Il voyait depuis des mois des perturbations inexplicables sur le marché allemand. Toujours à l'achat, un opérateur semblait pousser les cours vers le ciel à lui tout seul. Quand tout s'est cassé la figure en Janvier, mon copain n'a rien compris. Les mouvements irrationnels ne s'appuyaient sur aucun élément tangible de l'économie. Il m'a d'ailleurs ajouté qu'il lui semblait voir des robots se battre entre eux. De son coté, il s'est tenu à l'écart du charivari par prudence. Son diagnostic est que le plus grand risque qui pèse sur la bourse est le risque informatique. Sourions-en nous autres les technologues de génie... La machine s'emballe.

Quant au management de la Société Générale, soit il savait et il est complice, soit il ne savait pas, et il est raisonnable de se poser la question de sa compétence. L'exercice du pouvoir permettant le contrôle de l'information, nous laisserons le soin aux puissants de nous raconter leur histoire, en cherchant à démolir un bon bouc émissaire... qui a néanmoins aussi besoin d'un petit secouage de puces.
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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Dimanche 6 janvier 2008
Et bien non,  le projet immobilier à Allauch ne se fait pas... en tout cas pas sous la forme prévue.  La banque m'a refusé le prêt. C'est la première fois de ma vie que les banquiers ne me suivent pas. Remarquez je les comprends : je ne suis pas salarié, encore moins fonctionnaire, je ne suis pas né riche, je n'ai pas (pas encore :-)) fait fortune, mon projet n'est que sur papier et aux Etats-Unis la conjoncture immobilère est inquiétante. Il est donc bien naturel que nos amis financiers me demandent déjà un locataire pour un batiment qui n'existe pas, et une participation personnelle propre à me mettre sur la paille. Vous avez dit "entreprenez !"

Aucune amertume donc, c'est ce que j'ai dit à l'une de mes interlocutrices : "vos calcul comptables sont impitoyables". J'ai bien rajouté quelques incantations du type "mais regardez le potentiel du projet" ou encore "votre rôle n'est-il pas d'accompagner les entrepreneurs" ou bien "depuis 25 ans que je mène des projets, j'ai eu quelques succès", cela ne pouvait être de ma part qu'un dépit de mauvais aloi. Mauvais perdant quoi !

Tout cela c'est la vie, pas de quoi fouetter un chat (pauvre bête).

Je préfère distribuer quelques bonnets d'âne de management sans citer les pauvres punis que j'envoie au coin...

Bonnet d'âne de bronze pour les banquiers
    * "Je ne peux pas vous répondre, au siège ils sont en réunion" (l'excuse a servi pendant 15 jours, j'espère que les sièges du siège sont confortables).
    * Aucun retour à plusieurs messages laissés sur le répondeur d'une des banques que j'avais consultée et qui paraissait intéressée par le dossier.

Bonnet d'âne d'argent pour les notaires
    * Personne ne présente la dizaine de protagonistes réunis autour de la table le jour de la signature du compromis. Je croyais que la courtoisie faisait partie de notre culture. J'ai découvert, en interrogeant le type dilettante sur ma gauche en milieu de séance, qu'il était notaire lui aussi.
    * Aucun des 3 notaires n'avait un quelconque papier du dossier lors de la signature du compromis. C'est moi qui ai fourni tous les documents concernant le POS, l'urbanisme, etc...
    * "Mon" notaire n'a retourné aucun de mes appels téléphoniques ni envoyé de devis (que j'ai réclamé à son clerc) sur les coûts notariaux (honoraires + frais).
    * Lorsque je l'appelle pour dire que le prêt est refusé, le notaire de la vendeuse prétend que c'est moi qui ait affirmé que la surface constructible est de 110m2 (alors que des mesures postérieures de géomêtre ont conclu sur une surface constructible de 96m2, ce qui bien sur change l'équation économique du projet)... Je ne me savais pas expert en évaluation de SHON.

Bonnet d'âne d'or... pour MOI
    * Première règle d'or oubliée : quand on consulte, en moyenne, 20% des interlocuteurs sont soit malhonnêtes soit incompétents, 60% sont peu dynamiques (voire mollassons), 20% sont toniques et en mesure de produire des résultats. En consultant 4 banques, je n'ai pas fait le quota nécessaire (4 * 20% = 0,8, soit moins d'1 être humain déterminé).
    * Deuxième règle d'or oubliée : en faisant un calcul économique rapide et à la louche, je n'ai pas pris
assez de marge de manoeuvre. Pour rassurer les financiers, il faut un dossier qui décrit par le menu les bretelles, la ceinture, et les doigts qu'on va utiliser pour tenir le pantalon. Mon argumentaire était sans doute trop léger pour surseoir aux angoisses des banques.
    * Troisième règle d'or oubliée : se déclinant du point précédent, je n'ai pas été assez sévère dans la négociation initiale avec l'ensemble des parties prenantes. Le vieux principe "win/win or no deal" a été injustement bafoué, il s'est rebellé.


Non rien de rien, non je ne regrette rien... Cette affaire aura peut-être un autre rebond direct et inattendu, affaire en cours... Je tire une expérience que j'exploiterai dans d'autres projets, puisque comme chacun sait, analyser ses erreurs et en tirer enseignement sont les meilleurs véhicules du progrès personnel...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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Mercredi 14 novembre 2007
8h52 ce matin... drrrrrrrrrring !

- Bonjour, vous êtes bien Monsieur Rauglaudre ?
- Bonjour, vous êtes bien une enquétrice marketing qui va me casser les pieds ?
- Biiiiiiiiip, biiiiiiiiiip, biiiiiiiiip, ...

Un coup d'oeil au compteur : 12 secondes, record battu. Je suis resté poli (j'ai dit bonjour...), je n'ai pas raccroché (c'est l'enquétrice qui l'a fait), elle a prononcé mon nom sans l'écorcher (c'est une performance), et j'ai battu mon record. Ah, il est vieux le temps de mes débuts...

Bonne journée de grève à tous, et vive le télétravail :-)
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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Mercredi 11 juillet 2007

"Penses-tu que je risque d'être licencié pendant les vacances ?"

 

J'ai rassuré. Compte-tenu des éléments dont nous parlons depuis des semaines, du rappel à l'ordre qu'a subi sa chef quand elle a tenté de le coincer avec un coaching-piège, j'ai rassuré.

 

"Tu n'as commis aucune faute professionnelle, tu as atteint tes objectifs, ton équipe semble alignée sur ton action. Manifestement ta tête ne revient pas à ta Chef, mais on ne vire pas quelqu'un pour ca."

 

Je me suis trompé.

 

Convoqué à un entretien de licenciement avant ses vacances, il tourne et vire dans sa tête les causes incompréhensibles d'une décision infondée et arbitraire. Je l'aide à analyser, je ne vois aucune "faute" : les objectifs sont remplis, les relations avec le top management sont bonnes, la création d'une équipe est certes une première expérience, mais je n'entends pas de clash particulier. Il me rapporte même quelques contributions ayant rapporté de grosses sommes à l'entreprise.

 

Mon diagnostic est sans appel : note de gueule et incompétence coupable du management intermédiaire, auquel j'ajoute l'hypothèse d'un défaut de conscience et de lucidité du top management.

 

Pour éviter de tomber dans la déprime, la perte de confiance, voire le risque de déstabilisation familiale alors qu'on est face à une injustice flagrante sur le lieu de travail, j'encourage à lutter. 2 objectifs directs : comprendre les erreurs tactiques et en tirer leçons pour l'avenir, sortir financièrement par le haut pour sauvegarder l'avenir.

 

Indirectement, on peut rêver que l'épreuve de force fasse réfléchir un management qui semble, comme souvent, privilégier la condamnation facile d'un bouc-émissaire plutôt que la remise en cause personnelle et le vrai courage...

Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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Vendredi 27 avril 2007
En ces temps de débats électoraux, et quand j'entends les résistances aux changements et réformes nécessaires de l'état dans son fonctionnement et ses processus de travail, je souhaite partager avec vous une anecdote de TPE...

Ce matin, je fais un point de ma compta, factures etc...

J'ai émis le 5 décembre 2006 une facture d'environ 2000 € TTC pour une université. Je suis intervenu pour un séminaire de plusieurs jours en novembre/décembre dernier. Après plusieurs relances, je viens enfin d'être payé le 25 avril 2007 - lenteur classique d'une administration qui n'encourage pas à lui proposer des services.

Je viens d'être payé ! Et comment donc : j'ai reçu au total 10 virements bancaires entre 15 € à 384 €. En additionnant les 10 virements, je suis bien retombé sur le total de ma facture de 2000 €. Complètement ridicule et inefficace ! Je n'ai jamais vu un client d'entreprise privé faire ce genre de chose. Je comprends que l'administration a probablement découpé en tranches mes jours d'intervention, mes déplacements, etc... C'est sûrement utile pour la gestion interne. Mais 10 virements signifie des opérations bancaires à répétition sans aucune valeur ajoutée, et par voie de conséquence du travail en plus coté administration et coté fournisseur (reconstitution du montant total, écritures comptables, etc...).

Ce type de pratique n'occupe intelligemment personne, n'apporte aucune valeur, mais on continue d'appliquer bêtement des procédures...

Quand déclinera-t-on le bon sens dans les confins de notre administration !

Relire à ce propos :

- excuse à la noix
- doit-on appliquer bêtement les procédures
- responsabilité et conviction
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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Jeudi 8 février 2007
Il y a 2 ans, il travaillait pour une grosse boite - disons 50.000 personnes. Mal employé, encombré de procédures, il se décourageait, ne trouvant de l'énergie que chez ses clients, satisfaits au plus haut point de ses services. Imaginez un collaborateur brillant sur le plan professionnel, besognant avec qualité comme tant de silencieux qui font bien leur job, mais sont peu intéressés par la chose politique.

Nous discutions de loin en loin, peut-être nos échanges l'encouragèrent-ils à démissionner...

Très peu de temps plus tard, il était embauché dans une scintillante étoile américaine à taille humaine - disons 1000 employés. Il participa immédiatement à un colloque de formation à Boston. De sa promo d'une quinzaine de personnes - de tous horizons (Europe, Amérique, Asie) - il sortit premier lors des tests de fin de stage. La pêche totale...

C'était trop beau... 6 mois plus tard, un monstre de l'industrie - disons 300.000 employés - faisait irruption et rachetait la petite étoile. Le baratin lénifiant et les promesses allaient bon train lors de l'acquisition, une année entière de tranquillité était promise à la petite étoile. L'année passa, notre héros continuait de travailler, redécouvrant les affres de la politique interne d'un géant mondial, davantage préocuppé à gérer ses luttes intestines qu'à tout autre priorité - servir intelligemment les clients par exemple. L'année finit, et comme promis, la petite étoile fut dissoute dans l'acide du monstre.

Notre héros, lui, n'avait pas "poissonné" pour se placer dans l'organisation. Il se récupéra donc un nouveau chef, "gentil" selon son expression, qui s'empressa de lui demander de participer à des projets d'envergures équivalentes à ce qu'il faisait 15 ans auparavant...

En ce moment, nous échangeons 2 ou 3 fois par semaine sur son projet et son cv. Vous ne connaitriez pas une petite étoile ?
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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Vendredi 19 janvier 2007
Je relaie ici un message reçu de Philippe Vachette, Chargé de mission développement durable de la mairie de Chambery - le message me vient de mon frère Nicolas qui réside en Savoie. Bien que dérisoire économiquement, cette opération peut avoir un fort impact symbolique, et permettre l'élargissement de la prise de conscience...

De: p.vachette@mairie-chambery.fr
À: undisclosed-recipients : ;
Sujet: 5 mn pour notre avenir à tous !
Date: Tue, 16 Jan 2007 17:35:01 +0100

Bonjour,

Un appel vient d'être lancé pour agir en faveur de notre planète, durant 5mn, le jeudi 1er février 2007 (1) de 19h55 à 20h.

Il s'agit d'attirer l'attention sur la situation climatique mondiale en éteignant symboliquement lumières et veilles d'appareils durant 5 mn seulement.  Mais 5 mn, ça marque, et ça permet de s'arrêter et réfléchir !!

Voilà une occasion simple  pour traduire collectivement et massivement une préoccupation forte de recherche d'économie d'énergie et un souhait d'évolution vers plus de sobriété au lieu de plus d'équipement de production.
N'hésitez pas à diffuser l'info et sensibiliser autour de vous.
Cordialement

 
(1) Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies. 
Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.

Philippe VACHETTE
Chargé de Mission dev. durable/environnement Mairie de CHAMBERY
Tel :  04 79 60 20 99 Fax  : 04 79  60 22 68 p.vachette@mairie-chambery.fr

Pour protéger nos ressources,si vous le pouvez,  évitez d'imprimer ce message !

Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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Vendredi 15 décembre 2006
Et encore, je suis à peine réveillé !
9h13, le téléphone sonne...

Dring, ou plutôt, badingdong...
Tout d'abord, rien... pendant environ 2 secondes.

Puis : "bonjour monsieur, vous êtes bien monsieur de rouglande, euh de rauglade"

(Ca y est, j'ai compris, vite le décompte est parti.)

Je réponds "oui".

(zut, je n'ai pas enchainé, mon score ne va pas être terrible).

"Nous engageons une campagne d'information, blabla..."

Là j'interromps "monsieur, je sais que vous faites un métier difficile, mais j'en ai marre d'être démarché plusieurs fois par semaine pour des opérations marketing. J'aimerais que notre conversation en reste là."

Et puis "mais je n'ai rien à vous vendre"

Je réponds "j'aimerais que notre conversation en reste là. Bon courage monsieur."

Et enfin "biiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiiiip."

Je regarde le compteur sur mon téléphone : 37 secondes. Score moyen ce matin. L'objectif est d'éconduire le pauvre démarcheur, en restant le plus ferme mais le plus courtois possible. Après tout, il fait un métier de merde, dirigé par de sombres individus sans scrupules qui exploitent les faibles des 2 cotés :
- le télémarketeur, payé à coup de pied aux fesses, et qui passe sa journée à se faire engueuler;
- la vieille dame naïve qui va se faire avoir et acheter un truc dont elle n'a nul besoin.

J'ai eu une passionnante discussion il y a quelques jours sur l'échec des outils marketing traditionnels. Je pense que tout un chacun est saoul (consciemment ou non) de la société de consommation, certains sont ecoeurés des écarts de répartition de richesse sur notre planête/village. Je crois que le marketing intrusif doit être combattu, pour développer un marketing plus authentique, empli de contenu, et qui attire par sa pertinence, non par son tapage.

37 secondes, c'est moyen, mais il était tôt dans la journée. Mon meilleur score, toute politesse gardée, est de 13 secondes - le télémarketeur m'ayant aidé, il m'a raccrcoché au nez à la première sensation de résistance.

Nous vivons une époque moderne...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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