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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 08:25

Jeudi 3 mai, Sandrine a acheté le film de Luc Besson "the Lady" sorti il y a quelques mois. Peu informés sur la Birmanie et la profondeur de souffrance de ce peuple, nous avons partagé nos larmes au combat pacifique de Aung San Suu Kyi.

Aung San Suu Kyi

Cette femme remarquable et son mari nous donnent une leçon d'amour et de persévérance. Comment douter de l'impact de nos coups de bêche quotidiens dans notre travail, dans l'éducation de nos enfants, dans la tenue de notre maison, dans nos travaux de réconciliation intérieurs, quand on assiste à un tel spectacle d'amour et de persévérance ? Comment douter que lorsque la cause est juste, l'amour et la persévérance viennent à bout de toutes ces barrrières, ces chaines, ces boulets, ces injustices, ces épreuves. S'inspirer de grandes âmes...

 

Luc Besson nous présente avec talent le destin exceptionnelle de cette Dame. Regardez ce film, inspirez vous en.

 

Après la projection, nous sommes allés lire ce que relate "internet" sur Aung San Suu Kyi. La veille de notre émotion à sa rencontre, le 2 mai, elle a prété serment sur la Constitution de Birmanie, après son élection au parlement. Clin d'oeil des conjonctions de temps...

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Published by Laurent de Rauglaudre - dans Manager son destin
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commentaires

Nicorazon 07/05/2012 12:29


C'est bien d'accorder en dialectique amour et persévérance. Chez An San Suu Kyi, comme chez Nelson Mandela, Martin Luther King, Gandhi, cela a du sens...


Je me méfie intellectuellement beaucoup du mot "amour" : au nom de l'amour, on a justifié beaucoup d'intolérances, de violences et même de situations ou de structures d'injustices. Durant
l'Ancien Régime, les riches bourgeois, le clergé et les aristocrates avaient leurs œuvres de charité au nom de l'amour du prochain ! Bill Gates ou d'autres reprennent les vieilles thèses de
Carnégie ou de Rockfeller qui avaient "leurs pauvres" ! Tout cela dans l'arbitraire, en fonction de leurs désirs subjectifs et de leurs sentiments !


Il y a des amours étouffants, fusionnels, des amours culpabilisateurs, des amours idolâtrés destinés à tuer le langage... sans oublier l'amour divin sur lequel on se débarrasse allègrement du cri
de ceux qui souffrent, et mille autres formes perverses.


Il n'y a pas d'amour vrai sans le temps, la persévérance (bien d'accord), le combat... sans souci de la justice et de la solidarité. Il n'y a pas d'amour vrai non plus, sans raison, voire sans
rationalité. Mon côté catho irréductible me rappelle une chose : l'amour du Christ et celui qu'on lit ici et là dans l'expérience biblique n'avaient rien de sentimental. C'était un amour créatif,
de construction des personnes, d'alliance responsable, de compassion sans identification, de lutte contre les emprises des religieux sur les consciences, d'écoute de la douleur des petits... et
surtout de présence et d'identification auprès des exclus des structures (structures socio-économiques et structures mentales).


Aujourd'hui chez nous, ils s'appellent : vieillards abandonnés dans des maisons de retraite, malades isolés, chômeurs en fin de droit ou sans droits, victimes de racisme ordinaire, femmes
battues, hommes humiliés sans raison, sans abris, dépressifs et suicidaires, analphabètes et rejetés de nos systèmes éducatifs, sociaux et sanitaires (et il y en a). Ceux-là, ils n'étaient pas
présent à la Bastille hier soir (et encore moins au siège de l'UMP). C'est différent de la Birmanie, mais pas si éloigné. Un véritable amour ne consiste pas, au nom de la dignité de la personne
humaine, à culpabiliser les exclus en disant que "c'est de leur faute s'ils sont ainsi" (comme je l'ai entendu de la part de chefs d'entreprise bien pensants et politiquement corrects !), ni les
entretenir dans un assistanat (au nom d'une pitié condescendante et finalement méprisante), mais de réfléchir avec les moyens de la raison aux causes et aux structures qui mènent à ces
exclusions. Et ensuite de responsabiliser et d'offrir des moyens à ces gens en lien avec une vraie, solide et persévérante solidarité.


Nos démocraties pensent qu'elles sont à la fois le pouvoir de la majorité et le respect du droit des minorités. OK, c'est vrai. Mais elles ne doivent oublier aussi les sans droits, sans-droits au
point de vue juridique et sans-droits au point de vue mental (parce qu'en dehors des bonnes consciences). J'espère qu'Hollande ne l'oubliera pas et ne se laissera pas ficeler par ceux qui l'ont
élu. Peut-être devrait-il aller voir le film de Besson avant de commencer son boulot ? Moi j'irai le voir, ce film.


Je sais, en tant qu'intello, que je suis mal placé pour affirmer ces propos. Mais ce n'est pas le doigt qui importe, c'est la direction qu'il montre et la conviction avec lequel il la montre. Je
les dis et essaie de les transmettre à d'autres dans l'espoir (timide) que ceux qui ont les moyens d'agir le fasse avec persérance, justice et amour -le petit plus, indéfinissable, qui est la clé
de voûte, mais dont on doit parler avec réserve et analyse critique-. Pas d'amour sans pervérance, pas d'amour sans justice, pas d'amour sans créativité, pas d'amour sans solidarité...


Merci Lolo.

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