Mardi 15 avril 2008
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J'aime à partager quelques observations simples de la vie courante, qui, à titre personnel me font méditer...
Il y a quelques jours, j'ai acheté une voiture. Mon assureur, avec qui j'ai d'excellentes relations depuis des années et qui m'étonne toujours par la qualité de l'accueil et la recherche de
solutions - j'ai nommé la MACIF - me propose de me préter de l'argent. Son offre est compétitive et je la retiens. Nous faisons rapidement un dossier. Je reviens 2 jours plus tard pour conclure, je
suis reçu par une autre conseillère, qui reprend sans problème l'offre de prêt. Adminstration faite, elle sort un carnet de chèques et, derechef, m'en signe un du montant du crédit : 10.000€. Chaque conseiller
semble en mesure d'engager l'entreprise financièrement...
Chapeau pour le service, la vitesse, la capacité de délégation, la confiance dans les collaborateurs !
Inversement, j'ai récemment échangé avec un manager d'une grande organisation. Il m'expliquait comment le patron du département (quelques centaines de personnes), était le seul habilité à signer
les courriers du service. Imaginez la lourdeur, la célérité, l'absence de responsabilisation !
Pourquoi d'un coté une entreprise se permet-elle de laisser tant
de champ d'actions à ses collaborateurs, alors qu'une autre les bride à ce point d'initiative ? Y aurait-il plusieurs catégories d'êtres humains : ceux dignes de confiance et ceux indignes... et
seraient-ils regroupés par catégorie dans les entreprises ? Plus sérieusement, ces signes ne reflètent-ils pas des politiques de management et des visions différentes...
Le fond et la forme des délégations que nous mettons en place dans nos entreprises, voilà un beau sujet de séminaire de management...
Par Laurent de Rauglaudre
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Publié dans : Manager son équipe
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Si certaines entreprises le font, cela pourrait servir de modèle à d'autres...
Laurent
Bonjour,
J’ai une petite anecdote à partager sur la délégation :
Un jour, mon directeur envoie a ses N-1 un message pour départ de vacance : « je suis en vacance de telle date à telle date en mon absence faites comme à l’accoutumé » J’en conclue (dans mon coin) que sa présence n’est pas spécialement nécessaire, je lui en fais part a son retour, désormais son message est différent.
A méditer.
Parce que faire confiance c'est responsabiliser, et quel directeur ne prône pas la responsabilisation dans son service?
Mais si on pose la question de la délégation sous la forme de : "Pourquoi moi, directeur, devrait léguer de mon pouvoir à mes employés?" Je pense qu'on peut ainsi percevoir l'enjeu de la délégation, c'est-à-dire partager de son pouvoir, donc perdre en importance.
Simon, étudiant en psychologie du tavail.