Lundi 10 décembre 2007
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J'ai découvert le Macintosh en 1985... Une révélation ! Un ordinateur simple et fiable, la littérature en fait l'écho depuis plus de 20 ans.
Arrivé chez Gemplus en 1989, je n'ai pas eu d'ordinateur avant 1992 ! Boite high tech, mais le président pensait que les commerciaux perdraient leur temps s'ils avaient une bécane (en leur temps,
d'autres patrons ne voulaient pas donner de téléphones à leurs ouailles). Je me rappelle donc ces devis qui restaient dans la pile de mon assistante, débordée, que je finissais par reprendre au
stylo et envoyer par fax. Epoque héroïque.
Un jour, un manager italien et moderne est arrivé :"ordinateur pour tout le monde" a-t-il rapidement décrété. Tétu comme une bourrique, j'ai réussi à le convaincre d'accepter, au milieu d'un monde
nourri à la pensée unique Microsoft, d'acheter un Macintosh. En 3 ans, je n'ai pas demandé une seule fois de support au département informatique. Je me débrouillais seul, y compris lors de mon
affectation aux Etats-Unis où je découvris la connexion internet et l'usage de la messagerie électronique.
Mais en 1995, j'embauchai un jeune loup fort sympathique et très commercial. Il me convainquit d'abandonner mon Mac, qui arrivait à essouflement. L'argument de poids : "tu vas voir, windows 95,
c'est comme le Mac, et tu seras compatible avec tout le monde". J'ai alors craqué, et rapidement déchanté. Windows 95 ne valait pas Mac 85 !
12 ans ont passé depuis ce triste jour. J'ai créé ma boite et continué de supporter un sytème d'exploitation que pour 1000 raisons, je n'ai jamais aimé. Supporté windows, par peur de
l'incompatibilité, peur de la nouvelle courbe d'apprentissage pour me remettre à Mac, influencé par le "tout Microsoft" qui ne laisse pas de place à la discussion, mais demande beaucoup de temps
pour les réparations. En 2006, j'ai voulu racheter un Mac portable. L'accueil chez Apple et chez un revendeur m'ont refroidi. Les réponses à mes questions sur le passage du PC au Mac étaient
largement insuffisantes, et mon téléphone portable (windows lui aussi) demeurait un frein majeur au basculement. Début 2007, j'ai fait une tentative très prometeuse chez Linux, et puis j'ai renoncé. L'été 2007 a été fatal pour Microsoft : de nouveau, j'ai eu de grave troubles du comportement de mon vieux PC (qui
date de l'été 2006). Par ailleurs, j'ai téléchargé une version d'Office 2007 à l'essai. J'ai alors fait le constat qu'il me fallait tout réapprendre, et que les compatibilités n'étaient pas
parfaites.
Alors
, un joli jour d'octobre, décidé et
tremblant, je me suis trimbalé jusqu'à la FNAC la plus proche. Le revendeur était sympa mais peu compétent. Nonobstant, je ne vacillai pas dans ma décision, mais, ne voulant pas faire frémir les
finances de ma boite, j'optai pour une drôle de boite de 1312,20 cm3, à 600€. Tout excité, je ramenai, dans son joli écrin, l'étrange bestiole. Et là, le miracle Mac se produisit : connexions à
l'écran, clavier sans fil, souris sans fil, imprimante, tout cela se produisit sans incident et pratiquement sans délai. Aucune question absconne du type :"êtes-vous intéressé pour exécuter la
procédure 76bnh//oo58b ?" Rien que des échanges verbaux compréhensibles.
M'enhardissant, j'ai analysé puis acheté la suite bureautique d'Apple "iWork". Un nouveau monde... Une manière d'aborder le tableur totalement différente, un traitement de texte wysiwyg ("what you
see is what you get" comme depuis toujours sur Mac), et "Pages" pour faire des diapos, simple et de bon goût. Quant à la compatibilité avec le reste du monde, no problem : j'ouvre et j'exporte les
documents en provenance ou vers Microsoft, ou en pdf. Du coup, je ne sais plus si virrusse prend 2 "r" ou 2 "s", firewalle prend bien un "e" à la fin, et à quoi sert d'appuyer à la fois sur 3
touches...
Et je ne crois pas avoir encore fouillé tous les contours de mon nouveau Mac.
NB : depuis octobre, je passe beaucoup plus de temps sur mon métier... CQFD
Par Laurent de Rauglaudre
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Publié dans : Manager ses outils
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Mais Linux reste réservé à des gens déjà un peu informaticiens. Personnellement, je suis souvent en ligne de commande et en essais en tout genre pour bidouiller tel ou tel programme. Mais c'est la rançon du tout gratuit, de l'open source. Et c'est vrai, pas de virus non plus, pas d'espiogiciels, pas de pop up, pas de bug ou de plantage définitif, pas d'ouvertures de fenêtres avec des signes cabalistiques incompréhensibles (pourtant j'aime bien la Kabbale).
- Je n'ai jamais essayé Mac. J'ai une copine qui a un super mac. Je l'ai aidée à aménager son site internet, et j'ai eu beaucoup de mal dans le ftp et bien d'autres trucs. Cela m'a refroidi.
- Dans les années 86 à 89, j'ai utilisé le GEM d'Amstrad que j'aimais beaucoup, avant que n'apparaisse Windows 2, puis windows 3
Il me semble, après toutes ces expériences, que passer d'un environnement à l'autre, voire d'un monde à l'autre, est toujours difficile. Je n'ai jamais pratiqué Mac, comme toi, et j'ai appris Linux à la suite d'un stage avec un formateur qui adorait.
Cela dit, windows, que j'ai pratiqué entre 1989 et 2003, ne m'a causé que des ennuis... et maintenant que je suis sous linux, je n'ai plus envie d'y retourner, sauf quand c'est nécessaire (à cause de l'emprise que Microsoft a sur les jeux et sur les formats propriétaires).