Lundi 23 avril 2007
Il y a longtemps que j'y pense, je n'avais pas encore osé. J'avais fait quelques pas pour sortir de Microsoft, j'ai fait un grand bond. Depuis maintenant 15 jours, j'utilise Linux Ubuntu, je n'utilise plus aucun logiciel Microsoft, et je vis toujours.
Pour vaincre la bête, j'ai d'abord observé mon frère Nicolas (philosophe, musicien, physicien, écrivain, théologien... mais aussi bricoleur informatique indépendant à ses heures) en train de télécharger Ubuntu, le sauvegarder sur CD-Rom, l'installer sur mon PC et traficoter 2 ou 3 ajustements. Après cette phase d'observation, j'ai pris le taureau par les cornes.

Premier constat : le résultat est franchement positif. L'ergonomie de l'interface Ubuntu est très conviviale. Bien sur, l'environnement change, certains mots sont différents. On s'y retrouve pour peu qu'on n'ait pas peur de rechercher sur Google les manœuvres que l'on souhaite effectuer avec ce nouveau système d'exploitation. Il ne faut pas hésiter à suivre pas à pas des instructions pour procéder à certains réglages (je pense par exemple à la résolution de l'écran puisque j'utilise un 19 pouces), y compris en se mettant en mode "terminal"... Cela parait complexe au départ, mais on trouve des quantités de forum de support d'utilisateurs qui s'en sortent. Un peu de cambouis sur les mains, certes, mais je pense que ça vaut le coup.
Mon principal obstacle a été la synchronisation avec mon pda. J'utilise un Qtek pocket pc, choisi en particulier pour sa taille. C'est un téléphone pda très intégré et sans clavier. J'en suis content à l'exception près du système d'exploitation Microsoft qui gère les fichiers de manière complexe et illogique, comme c'est l'habitude de la maison. Il existe diverses solutions proposées sur les forums pour arriver à faire cette synchro, mais en toute honnêteté, je n'ai pas réussi à m'en sortir. Pourtant, cette synchro est essentielle pour moi, et aussi pour mon métier de consultant/formateur en optimisation du temps et management de projet. En batifolant sur les options Ubuntu, j'ai trouvé un utilitaire de synchro avec le Palm. J'ai testé : bingo, la synchro a marché. J'ai donc repris mon ancien Palm que j'aimais beaucoup pour sa simplicité et son efficacité. J'évoluerai sans doute bientôt vers un téléphone/Palm OS.
Récupérer mes courriels - que j'avais préalablement transférés sur Thunderbird a été simple, même si je n'ai trouvé que le transfert dossier par dossier. Je le fais donc au fil de l'eau, en fonction de mes besoins.
Mon passage à Linux est irréversible. En réalité, je ne retourne quasiment plus sur l'environnement Microsoft. En synthèse :
- j'utilise la messagerie "Evolution" d'Ubuntu qui a toutes les fonctions essentielles d'Outlook;
- je constate avec bonheur que mon fichier financier construit sur Excel est passé d'une taille de 2Mb à 200Kb en le récupérant sur OpenOffice (ce qui en dit long sur l'accord tacite entre Microsoft et les constructeurs de hard pour encombrer nos mémoires d'ordinateur), tout en ayant les mêmes données et fonctions;
- je ne m'inquiète plus pour les virus et autres défragmentations de disque;
- j'ai un système d'exploitation gratuit avec force support en ligne de personnes non informaticiennes (et donc très pragmatiques pour expliquer comment se sortir d'une ornière);
- je découvre tous les jours des fonctionnalités sympas (exemple : en cliquant sur la date de la barre de menu, mon agenda + taches de la journée s'affichent);
- des quantités de choses se passent plus rapidement qu'avec Microsoft, et les erreurs ne plantent apparemment pas tout le système;
- le partitionnement mémoire imposé par Linux - un espace pour le système, un espace pour la session de travail, un espace pour les données - donne une structure qui me parait bien plus solide que le foutoir Microsoft où tout est mélangé et où l'on craint sans arrêt de détruire des fichiers sensibles, et où l'on se demande comment se débarrasser de certains autres. Sans compter ce domaine magique qu'est la base de registre que personne n'a été capable de m'expliquer en 12 ans de Microsoft - "fais gaffe à ta base de registre" était l'unique instruction systématique de mes interlocuteurs.
Tout n'est pas facile dans la bascule vers Linux, et je n'ai pas encore tout réglé (par exemple, je n'ai pas encore configuré mon réseau local). Je me suis bagarré pendant une semaine pour trouver un équilibre. Je suis parti de zéro, sans aucune connaissance de ce nouvel environnement et avec des exigences fortes.
Je ne regrette pas mon choix, c'est comme si j'avais conquis un nouveau périmètre de liberté et développé la dimension plaisir...
Pour vaincre la bête, j'ai d'abord observé mon frère Nicolas (philosophe, musicien, physicien, écrivain, théologien... mais aussi bricoleur informatique indépendant à ses heures) en train de télécharger Ubuntu, le sauvegarder sur CD-Rom, l'installer sur mon PC et traficoter 2 ou 3 ajustements. Après cette phase d'observation, j'ai pris le taureau par les cornes.

Premier constat : le résultat est franchement positif. L'ergonomie de l'interface Ubuntu est très conviviale. Bien sur, l'environnement change, certains mots sont différents. On s'y retrouve pour peu qu'on n'ait pas peur de rechercher sur Google les manœuvres que l'on souhaite effectuer avec ce nouveau système d'exploitation. Il ne faut pas hésiter à suivre pas à pas des instructions pour procéder à certains réglages (je pense par exemple à la résolution de l'écran puisque j'utilise un 19 pouces), y compris en se mettant en mode "terminal"... Cela parait complexe au départ, mais on trouve des quantités de forum de support d'utilisateurs qui s'en sortent. Un peu de cambouis sur les mains, certes, mais je pense que ça vaut le coup.
Mon principal obstacle a été la synchronisation avec mon pda. J'utilise un Qtek pocket pc, choisi en particulier pour sa taille. C'est un téléphone pda très intégré et sans clavier. J'en suis content à l'exception près du système d'exploitation Microsoft qui gère les fichiers de manière complexe et illogique, comme c'est l'habitude de la maison. Il existe diverses solutions proposées sur les forums pour arriver à faire cette synchro, mais en toute honnêteté, je n'ai pas réussi à m'en sortir. Pourtant, cette synchro est essentielle pour moi, et aussi pour mon métier de consultant/formateur en optimisation du temps et management de projet. En batifolant sur les options Ubuntu, j'ai trouvé un utilitaire de synchro avec le Palm. J'ai testé : bingo, la synchro a marché. J'ai donc repris mon ancien Palm que j'aimais beaucoup pour sa simplicité et son efficacité. J'évoluerai sans doute bientôt vers un téléphone/Palm OS.
Récupérer mes courriels - que j'avais préalablement transférés sur Thunderbird a été simple, même si je n'ai trouvé que le transfert dossier par dossier. Je le fais donc au fil de l'eau, en fonction de mes besoins.
Mon passage à Linux est irréversible. En réalité, je ne retourne quasiment plus sur l'environnement Microsoft. En synthèse :
- j'utilise la messagerie "Evolution" d'Ubuntu qui a toutes les fonctions essentielles d'Outlook;
- je constate avec bonheur que mon fichier financier construit sur Excel est passé d'une taille de 2Mb à 200Kb en le récupérant sur OpenOffice (ce qui en dit long sur l'accord tacite entre Microsoft et les constructeurs de hard pour encombrer nos mémoires d'ordinateur), tout en ayant les mêmes données et fonctions;
- je ne m'inquiète plus pour les virus et autres défragmentations de disque;
- j'ai un système d'exploitation gratuit avec force support en ligne de personnes non informaticiennes (et donc très pragmatiques pour expliquer comment se sortir d'une ornière);
- je découvre tous les jours des fonctionnalités sympas (exemple : en cliquant sur la date de la barre de menu, mon agenda + taches de la journée s'affichent);
- des quantités de choses se passent plus rapidement qu'avec Microsoft, et les erreurs ne plantent apparemment pas tout le système;
- le partitionnement mémoire imposé par Linux - un espace pour le système, un espace pour la session de travail, un espace pour les données - donne une structure qui me parait bien plus solide que le foutoir Microsoft où tout est mélangé et où l'on craint sans arrêt de détruire des fichiers sensibles, et où l'on se demande comment se débarrasser de certains autres. Sans compter ce domaine magique qu'est la base de registre que personne n'a été capable de m'expliquer en 12 ans de Microsoft - "fais gaffe à ta base de registre" était l'unique instruction systématique de mes interlocuteurs.
Tout n'est pas facile dans la bascule vers Linux, et je n'ai pas encore tout réglé (par exemple, je n'ai pas encore configuré mon réseau local). Je me suis bagarré pendant une semaine pour trouver un équilibre. Je suis parti de zéro, sans aucune connaissance de ce nouvel environnement et avec des exigences fortes.
Je ne regrette pas mon choix, c'est comme si j'avais conquis un nouveau périmètre de liberté et développé la dimension plaisir...
par Laurent de Rauglaudre
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