Conseil en management

Plus de 300.000 visiteurs uniques...
1,2 million de pages vues...
300 articles publiés...
 
 
Coucou !

Bienvenue !

Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
Bonne lecture, et n'hésitez pas à commenter...

Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
View Laurent de Rauglaudre's profile on LinkedIn

Recherche

Quelques bons bouquins...

Calendrier

Décembre 2006
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Jeudi 28 décembre 2006

Histoire de thons

Un investisseur américain se promène au bord de l'eau, dans un petit village côtier mexicain. Un bâteau rentre au port, contenant plusieurs thons. L'américain complimente le pécheur mexicain sur la qualité de ses poissons, et lui demande :


- Combien de temps çà a pris pour pêcher ces poissons ?
- Pas très longtemps, répond le mexicain..
- Mais pourquoi n'êtes-vous pas resté plus longtemps pour en capturer plus ?, demande le banquier.
- Parce que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de ma famille.
- Et vous faites quoi le reste du temps ?
- Je fais la grasse matinée je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme... Le soir, je vais au village, voir mes amis, boire du vin, jouer de la guitare... Une vie bien remplie, quoi !

L'américain l'interromp :
- J'ai un M.B.A. (master of business administration) de l'université de Harvard, et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps, et avec les bénéfices dégagés vous pourriez vous acheter un plus gros bâteau. Avec l'argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un second, et ainsi de suite jusqu'à ce que vous possédiez une flotte de chalutier. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l'usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d'où vous dirigeriez vos affaires...

Le Mexicain demande alors :
- Combien de temps çà prendra ?
- Quinze à vingt ans, répond le banquier..
- Et après ?
- Après c'est là que çà deviendrait intérssant, répond l'américain en souriant. Quand le moment sera venu, vous pourriez introduire votre société en bourse, et vous gagnerez des millions !
- Des millions ? Mais après ?
- Après vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis...

Nous vivons une époque moderne.

(Auteur inconnu)

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Sourire
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Samedi 23 décembre 2006
Ces ouvrages ont significativement marqué mon parcours personnel et professionnel, m'ont inspiré, je vous en conseille la lecture... En cliquant sur les petits logos, vous arrivez chez Amazon. Si vous achetez, vous me faites gagner quelques centimes, alors ne vous pivez pas :-)

Organisation personnelle
 Stephen Covey  Bettina Soulez
   
Pour moi ce bouquin, c'est la référence. Tout le monde devrait le lire et le relire. Une révélation en matière d'efficacité professionnelle et personnelle. Avec l'information qui nous submerge, il est prioritaire d'améliorer notre performance de lecteur, et nous débarasser de quelques culpabilités...

Coaching et management
François Délivré Vincent Lenhardt & Philippe Bernard
Pierre Angel & Patrick Amar
 Alain Cardon  & Vincent Lenhardt & Pierre Nicolas
Un pavé très complet sur les bonnes pratiques du métier de coach...
Comment construire, s'approprier et décliner une vision d'entreprise...
L'apport original d'un psychiatre + un psychologue, également intervenants en entreprise ! Dans la trousse à outils de beaucoup de coach...

Management de projet
 AFITEP  Christophe Midler
   
Très utile pour les projets internationaux. Bien des définitions permettent de clarifier les pratiques. L'étonnante histoire de la naissance de la Twingo de Renault, et la mise en place de méthodes projet bousculant les habitudes.

Le management se modernise
Alain Béréziat & Jacques Lagorce & Nicole Turbé-Suetens  Denis Ettighoffer
   
Tout un éventail de bonnes pratiques pour mettre en place le télétravail dans l'entreprise Et encore de bonnes pistes de réflexion pour le télétravail et les méthodes de management moderne

Manager et sourire
 Scott Adams  Spencer Johnson
   
Un peu de bandes dessinées pour rire de soi-même et des aberrations du management moderne. Bien plus qu'une fable amusante, cette courte histoire de souris et d'humanoïdes nous plonge dans nos résistances au changement.

Angles originaux d'analyse
 Robert Greene Michel Authier & Pierre Levy
   
Fort, déconcertant, dense, terrible. Toutes les bonnes et honteuses méthodes pour s'approprier et conserver le pouvoir. Certains passages font froid dans le dos, mais autant savoir que ces méthodes sont employées et ne pas rester naïfs... Le "knowledge management" avant l'heure. Une  analyse de précurseurs avec une approche très originale et créative pour valoriser les compétences de tous. A lire !

Retours d'expériences
 Philippe Bloch
 Jacques Baratier  
     
Ou comment tenter d'importer un concept de "café du coin" américain : le Columbus Café. Raconté comme un roman, avec la spontanéité et l'honnêteté de livrer les mille et un détour de la création d'entreprise.
Un sacré plaidoyer en faveur du développement du Tiers-Monde grace à un véritable accompagnement entrepreunarial. Une très solide expérience et une analyse sévère. Je l'ai vu en conférence à 84 ans : quelle pêche !  


Des références dans l'histoire
 Alain Peyrefitte  André Castelot
   
En observant les personnages de l'histoire qui ont marqué leur temps, on en tire bien des enseignements sur l'exercice du pouvoir. Et pour cela l'oeil du conseiller de de Gaulle est fort éclairant. Conseil de lecture super classique bien sur, tant il existe des écrits sur la vie de ce bonhomme. Mais comment parler de management et de stratégie sans faire un détour par là...


Clins d'oeil
 Nicolas de Rauglaudre Jean-Pierre Jardel & Christian Loridon Peter Keen & Ron Mackintosh Bernard Foray  Nicolas de Rauglaudre 
         
C'est le premier roman de mon frère Nicolas : science-fiction, réflexion, intrigues, et bien d'autres thèmes... Christian est mon ancien coach. Il relate avec Jean-Pierre Jardel des observations issues d'une expérience de consultant sur plusieurs décennies. Ron est l'un de mes anciens boss à Gemplus. Il signe ici un bouquin sur l'usage des technologies dans le management.... Bernard est un ancien collègue. Je n'ai pas lu son livre, mais je me fie aux qualités du personnage pour recommander son bouquin...  
 
Et aussi...
 Judith Larsen & Everett Rogers  Peter Drucker  Stephen Covey      
           
Les origines du mythe de la Silicon Valley... Peter Drucker, un classique de la littérature de management... Toujours excellent, un auteur de référence...      


- L’éthique ou le chaos, Jean-Loup Dherse & Dom Hugues Minguet

- L’ennéagramme, René de Lassus

- Le management des hommes, Harvard Business Review

- Understanding cultural differences, Edward Hall & Mildred Reed Hall

- Le 360° outil de développement personnel, Claude Lévy-Leboyer

- Le changement, Harvard Business Review

- Management les 10 défis, Neil Glass
par DE RAUGLAUDRE publié dans : Citations et biblio
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback trackback (1)    recommander
Vendredi 22 décembre 2006
Cà m'est venu tout à l'heure... en me rasant diraient certains... Après plus de 2 ans de blogging, de blogage, de blogueur, de débloquage, zut, je déraille, j'ai accumulé un certain nombre d'articles, plus ou moins bons.

Alors me suis-je dis, en évitant de me couper, pourquoi ne pas réhabiliter, remettre au propre, réanimer quelques vieux articles, enfouis dans mon blog. Car quoi, certains de mes propos restent intemporels, et ne se rattachent à aucune actualité.

Aussitôt pensé, aussitôt fait. Je viens de remettre au goût du jour l'une de mes premières publications.

Finalement, en 2 ans, j'ai publié plus de 250 articles, en ai supprimé une trentaine. Quand je consulte les statistiques de lecture, je constate que mes plus vieilles publications sont trop profondémment enfouies pour attirer des lecteurs.

Alors j'ai commencé à piocher dans les archives, ce qui me permet de supprimer certaines inepties, réactiver certains mots dont je suis satisfait, et redynamiser globalement le blog... bref, affiner le contenu.

J'en vois qui commentent : "mfff, il n'a plus rien à dire". Et bien détrompez-vous chers amis. Quand j'ai commencé à écrire à l'automne 2004, je suis parti d'une liste d'une vingtaine d'articles identifiés. Depuis, j'ai donc mis en ligne 250 "posts", et ma liste d'articles en attente atteint 50 lignes. Ce ne sont donc pas les idées qui manquent, le vieux grognard n'est pas mort.

Bonnes fêtes à tous...
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager son blog
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Vendredi 22 décembre 2006
Heureusement, nous sommes des êtres humains, pas des singes...

Mettez vingt chimpanzés dans une chambre. Accrochez une banane au plafond et mettez une échelle permettant d'acceder à la banane. Assurez vous qu'il n'y a pas d'autre moyen d'attraper la banane que d'utiliser l'échelle. Mettez en place un système qui fait tomber de l'eau très glacée dans toute la chambre dès qu'on commence à escalader l'échelle. Les chimpanzés apprennent vite qu'il ne faut pas escalader l'échelle.  

Arrétez le système d'eau glacée de sorte que l'escalade n'a plus son effet gel. Maintenant remplacez l'un des vingt chimpanzés par un nouveau. Ce dernier va chercher à escalader et sans comprendre pourquoi, se fera tabasser par les autres.

Remplacez encore un des vieux chimpanzés par un nouveau. Ce dernier se fera encore tabasser, et c'est celui qui a été introduit juste avant qui tapera le plus fort. Continuez le processus jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que des nouveaux.

Alors aucun ne cherchera à escalader l'échelle et si jamais il y en a un qui pour une raison quelconque ose y penser, il se fait massacrer illico presto par les autres. Le pire, c'est qu'aucun des chimpanzés n'a la moindre idée sur le pourquoi de la chose.

C'est ainsi que le management et la culture d'entreprise prennent naissance.
 
(Auteur inconnu)
par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Sourire
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Vendredi 15 décembre 2006
Et encore, je suis à peine réveillé !
9h13, le téléphone sonne...

Dring, ou plutôt, badingdong...
Tout d'abord, rien... pendant environ 2 secondes.

Puis : "bonjour monsieur, vous êtes bien monsieur de rouglande, euh de rauglade"

(Ca y est, j'ai compris, vite le décompte est parti.)

Je réponds "oui".

(zut, je n'ai pas enchainé, mon score ne va pas être terrible).

"Nous engageons une campagne d'information, blabla..."

Là j'interromps "monsieur, je sais que vous faites un métier difficile, mais j'en ai marre d'être démarché plusieurs fois par semaine pour des opérations marketing. J'aimerais que notre conversation en reste là."

Et puis "mais je n'ai rien à vous vendre"

Je réponds "j'aimerais que notre conversation en reste là. Bon courage monsieur."

Et enfin "biiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiiiip."

Je regarde le compteur sur mon téléphone : 37 secondes. Score moyen ce matin. L'objectif est d'éconduire le pauvre démarcheur, en restant le plus ferme mais le plus courtois possible. Après tout, il fait un métier de merde, dirigé par de sombres individus sans scrupules qui exploitent les faibles des 2 cotés :
- le télémarketeur, payé à coup de pied aux fesses, et qui passe sa journée à se faire engueuler;
- la vieille dame naïve qui va se faire avoir et acheter un truc dont elle n'a nul besoin.

J'ai eu une passionnante discussion il y a quelques jours sur l'échec des outils marketing traditionnels. Je pense que tout un chacun est saoul (consciemment ou non) de la société de consommation, certains sont ecoeurés des écarts de répartition de richesse sur notre planête/village. Je crois que le marketing intrusif doit être combattu, pour développer un marketing plus authentique, empli de contenu, et qui attire par sa pertinence, non par son tapage.

37 secondes, c'est moyen, mais il était tôt dans la journée. Mon meilleur score, toute politesse gardée, est de 13 secondes - le télémarketeur m'ayant aidé, il m'a raccrcoché au nez à la première sensation de résistance.

Nous vivons une époque moderne...
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Coups de gueule
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Jeudi 14 décembre 2006
Un cavalier qui surgit de la nuit...
Je le fais en temps masqué !

Le romantisme de l'expression me fait toujours sourire intérieurement. "Ce truc là n'est pas dans mon agenda, je le fais en temps masqué."

Mon oeil oui !

"Je le fais stressé, à la bourre, en retard, à des horaires inconvenants..." conviendrait mieux que "en temps masqué !"

La réalité, c'est plutôt la revanche du temps masqué... Quand l'addition de ces mille petites actions "masquées" nous met face au manque de temps, c'est la revanche. Le temps masqué nous punit. Il nous punit de notre difficulté ou notre aversion à nous organiser. Heureusement, il nous reste plein de monde à blâmer : notre chef, notre conjoint(e), nos clients, nos fournisseurs, nos enfants, nos collègues, la conjoncture, la météo, l'environnement, les bouchons, l'ordinateur, i tutti quanti.

Qu'il est bon de se plaindre de la légèreté d'autrui, quand on a soit-même minutieusement organisé notre propre encerclement.

"Son nom, il l'écrit de la pointe de l'épée, d'un Z qui veut dire Zorro ! Zorro, Zorro..." et tralalère...
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager son temps
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 13 décembre 2006
Je vois, ou plutôt j'entends cela depuis des années. Peut-être encore davantage maintenant que je fais un métier de conseil. On se parle et on ne s'écoute ni ne s'entend. Ainsi, le vocabulaire, envoyé à la sauvette dans le plat de la conversation, renvoie à des significations différentes. Et on continue joyeusement à se bagarrer alors qu'on est parfois d'accord, ou au contraire en complête opposition.
 
Morceau choisi...
Réunion projet...

Jojo : et je crois que dans les 30 pages de la datasheet*, il faut préciser que la consommation électrique dépassera les 15 nano ampère au kilomètre carré.
Josette : mais pas du tout, si nos clients apprennent cela, ils vont déduire que la spec* n'est pas conforme aux exigences de la norme 76X454HOP*.
Jojo : tu as raison, mais dans la norme, le carré de l'hypothénuse*, est égal, si je ne m'abuse, à la somme des carrés des 2 autres cotés. Donc il faut diminuer les fuites inductives d'une dizaine d'ohm, tout en veillant à rationnaliser la tension (artérielle) qui trouble l'observation à l'oscilloscope.
Josette : tout cela est limpide*. Sur une spec de 2 pages, on doit pouvoir faire une synthèse qui soulignera que l'arctangente induit une inflexion du courant faible.
Jojo : bon c'est toi* ou moi pour la datasheet ?
Josette : ben toi, non ?
* appréciez le choix du langage pour pouvoir noyer le poisson...

"Oh, oh" dit le manager habile, mais qui n'a rien compris à l'échange. "Ces 2 zigottos s'entendent bien quand il s'agit de parcourir les abimes complexes de la technologie. Mais sont-ils vraiment d'accord sur ce qu'il faut faire ?"

"Quand l'un parle d'une datasheet de 2 pages pour les clients, l'autre est en train de penser à un document plus technique de 30 pages. Ne conviendrait-il pas de définir le mot datasheet ?"


On peut en rire, mais il est pour moi clair que moultes incompréhensions, combats stériles, tergiversations, blocages d'équipes viennent du manque de clarification du vocabulaire. Passer le temps qualitatif, régulier et itératif pour définir le glossaire de l'équipe est de mon point de vue une nécessité.
L'exercice n'est nullement laborieux : il suffit de le faire chaque fois qu'il est manifeste que plusieurs interprétations tournent autour de la table.

Et le ROI est considérable (ah oui, zut, définissons ROI).

ROI
Définition 1 --> bonhomme à la tête fragile qui a facheusement tendance à rouler dans un panier d'osier quand le peuple s'énerve
Définition 2 --> brutalité anglo-saxone qui consiste à foutre la pression sur les équipes pour que les projets servent à quelque chose, et en plus finissent par faire gagner de l'argent (autrement dit "Return On Investment")
Défintion 3 --> Roglode On Internet, nouvelle offre de coaching en ligne.

A vous de choisir :-)
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager son équipe
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 11 décembre 2006
J'en attends 42. Ils sont 42 sur la liste que m'a remise l'administration. Le cours est programmé pour 9h du matin.

A 9h, ils sont 8 dans la salle. Je vais passer 3 jours avec eux dans un amphi, je ne vais quand même pas me les prendre de front tout de suite...

Ce qui m'étonne le plus, c'est que ceux qui arrivent à 9h05 ou 9h10 voire plus tard, déambulent nonchalemment jusqu'à une place. On ne s'est encore jamais rencontré, mais j'ai déjà le sentiment de ne pas être respecté. Drôle de sacré mauvaise habitude, qui nous fait être détesté dans beaucoup de pays étrangers.

Je prends le parti de l'humour et de la surprise, j'écris en énorme sur le tableau :

9h - 8

Et je ne dis rien d'autre que quelques banalités avec les étudiants présents histoire de "create a cordial atmospher"... Les minutes s'égrennent. Je reprends le marqueur :

9h05 - 14

La pendule tournicote, les étudiants palabrent, d'autres émergent de derrière la porte. Toujours en gros au tableau :

9h10 - 23

5 minutes encore, le temps pour la lumière de traverser plus de 100 millions de kilomêtres, et j'écris enfin :

9h15 - 28
Le quota des 2 tiers étant atteint, j'envoie mon introduction sans un reproche. Je referai le même exercice à la première pause, dont l'horaire n'est pas tenu. Pourtant, il me semble que les étudiants accrochent à mon cours, comme me l'indiquent leur participation, leurs nombreuses questions, leur assiduité à faire l'étude de cas, les interrogations et demandes de conseils inter-cours, ...

Je les retrouve 2 semaines plus tard pour compléter la session de formation au management de projet (ah, ah, manager son temps quand on dirige un projet...). 2ème jour : même punition, les retards à l'allumage se justifient par la durée raccourcie de la nuit étudiante. Je sais, j'ai été jeune moi aussi. Mais bon c'est agaçant.

Et puis, miracle, l'inspiration lors de la conclusion de la 2ème journée. La session se termine sur un exercice que chaque groupe doit présenter le lendemain matin pour ouvir le bal. Et j'envoie dans l'amphi : "demain, rendez-vous à 9h15 pour présenter les résultats de l'exercice, vous avez la nuit pour peaufiner tout cela." Le lendemain à 9h15, le quota d'étudiants est dans la salle pour démarrer la session à l'heure.

Que n'y avais-je pas penser plus tôt... Je m'en veux parfois de tellement manquer de lucidité. C'est pourtant simple comme bonjour. Tout le monde sait bien qu'il n'y a rien de plus énervant qu'un horaire rond style 9h ou pire 8h, ou même 11h. C'est un horaire laid et sans saveur.


Je vais lancer une pétition pour officialiser les horaires des invitations ainsi : "la réunion commencera 15 minutes après le début", ou bien "toute organisateur de réunion commençant à l'heure est prié de décaler le démarrage de 15 minutes", ou encore "les réunions aux heures piles démarre à 15", ou pourquoi pas, plus coercitif "il est interdit de démarrer une réunion à l'heure, surtout si elle n'a pas 15 minutes de retard".

Heureusement, cela n'arrive qu'à l'université, jamais dans le monde professionnel...
 
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager son temps
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 9 décembre 2006

Ce matin je vais faire quelques courses. Quelle ingéniosité pour tous ces emballages que je vais jeter à la poubelle dans quelques minutes. Ce petit garçon pleure dans les bras de sa maman. Je le regarde droit dans les  yeux, lui souris, il s'apaise.

A la caisse, une dame me demande de passer devant moi, elle n'a qu'un article... elle passe donc, puis double aussi la vieille dame qui me précède. Finalement, elle signale à la caisse qu'elle veut acheter la télé à 50 € qui est juste là et qu'elle n'avait pas vue. Sa petite fille patiente (un divorce pensais-je). A son tour, il me demande de passer devant moi - il n'a qu'une demi-douzaine de cannettes de bière dans son sac, il risque d'attendre son bus une heure, son haleine sent le vin, c'est vrai qu'il est déjà 10h30 - passez-donc.

Pendant que l'acheteuse de télé enfourne l'engin dans son coffre, en poussant un peu sur la lunette arrière, je me décide à aller chercher le pain à pied : 300 mètres aller-retour, une arrière pensée de préservation de la planête et d'exercice physique en tête.

Première bonne nouvelle : une auto s'arrête pour me laisser traverser sur le passage piéton. Je cours pour ne pas le faire attendre. Le conducteur a environ 65 ans. Je déambule, l'oeil agrémenté par les morceaux de plastique qui se bagarrent l'espace de la rigole herbeuse avec des tessons de bouteilles et autres saloperies. Hé, hé, je l'ai vue la merde de chien, je ne suis pas un débutant des trottoirs.

Deuxième bonne nouvelle, le boulanger annonce 2€15, je lui donne le compte, il me rend 11 centimes - j'avais mal entendu, il m'avait dit 2€04. Les baguettes au bras, je m'en reviens vers la voiture. Flute et zut, un 4X4 barre 95% du trottoir. Je me colle au mur pour passer, puis ayant vaincu le véhicule de nos villes modernes, je ressends une mollesse à l'arrière du pied gauche : paf le chien !

Troisième bonne nouvelle, la merde est sous le pied gauche. Que doivent penser les conducteurs alors que j'agite ma jamble dans une flaque d'eau pour débarasser mon talon des excréments flasques. Bof, personne ne me regarde. J'avance, je passe sous la voie de chemin de fer. Là une barrière empiette sur le trottoir pour protéger les passants. Les voitures se croisent sur la route. Je dois m'arréter, me coller au mur pour laisser passer la vieille dame et son cabas. Pas assez d'espace, la route domine le trottoir.

Retour à la voiture, derniers frottis de godasses dans l'herbe. J'écris immédiatement ces quelques furtives impressions dans mon pocket PC. Devant moi, défilent les grosses voitures affairées.

Nous vivons une époque moderne.

par Laurent de Rauglaudre publié dans : Divers z'et varié
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Vendredi 8 décembre 2006
Anecdote vécue...

C'est une terreur dans tout le pays. Sa réputation le fait craindre, nul n'ose le contredire. Dans les réunions, le coffre de sa voix ainsi que la sévérité de ses appréciations et analyses font que chacun tourne 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Ses collaborateurs exécutent les ordres. Bref, une sacré personnalité. Appelons-le Monsieur Spagetti.

C'est mon plus gros client !

Il pèse - à l'époque, début des années 90 - 21 millions de Francs. La trentaine à peine passée, je suis impressionné par le personnage, qui représente à lui seul plus de 80% de mon chiffre d'affaires de l'année.

C'est la première fois qu'il accepte de me rencontrer, en présence de ses 2 lieutenants clés, mes interlocuteurs habituels. Je lui ai directement téléphoné en italien quelques jours auparavant.
Spagetti a enfin répondu favorablement. Il avait toujours refusé de me recevoir car je ne parlais que les langues de Montesquieu et Skakespeare. Il les connait pourtant... Depuis quelques semaines, j'ai pris des cours d'italien, bosse le sujet le soir et me suis lancé chez quelques clients dans la langue transalpine...

Cependant, l'ambiance de la réunion est tendue. Spagetti tord et retord mes arguments, tente de m'expliquer que ma société ne sait pas faire. En clair, ma mission est de rentrer à l'usine et demander au Directeur Industriel de réorganiser toute la production, de changer les processus, de modifier tout de fonds en combles. Je bouille intérieurement, tente de calmer le jeu, argumente sagement, lutte.

Tout à coup, Monsieur Spagetti ramasse ses dossiers, se lève, et me jette à la figure (en italien) : "ma, votre société ne sait pas travailler, on ne peut pas compter sur un fournisseur tel que vous, etc..."

Dans ma tête, en une fraction de secondes, je vois un chiffre, 21 millions, s'envoler dans les nuages. Aucune réflexion... que du réflexe !

Je donne un grand coup de poing sur la table !

Pour de bon ! Et juste à l'impact, je lance furieux : "senor Spagetti, non è possibile, ..." Et je vide mon bouillonnement intérieur avec force conviction et décibels.

Spagetti s'est arrété dans son mouvement. Stupéfait, il reste debout à me regarder m'emporter, mais toujours assis. Ses 2 collaborateurs s'enfoncent dans leurs épaules jusqu'à disparaître sous la table. L'instant est crucial.

J'entends souvent : "il faut contrôler ses émotions". Plusieurs événements de ma vie me font penser que parfois, il faut les lacher au contraire... C'est le cas de jour-là.

La surprise passée, l'oreille en écoute, Spagetti passe une paire de minutes debout à observer ce jeune audacieux qui le bouscule. Il se rassied. Intérieurement, je sais que j'ai gagné la partie. Nous passerons alors près de 2 heures à échanger. Je lui explique par le menu, le processus industriel. J'essaie de comprendre par maintes questions, les raisons profondes de ses exigences. Les 2 collaborateurs sont statufiés. Dans l'ascenseur après la réunion, ils me congratulent.

A partir de ce jour, le téléphone et la porte de Monsieur Spagetti seront toujours disponibles à mes sollicitations. Il m'invitera même un jour, en plein coeur de Milan, pour un déjeuner dans des salons d'une très grande banque italienne, qui servent de réception aux personnalités politiques du pays quand ils accueillent des hôtes de marque dans la capitale Lombarde.

Alors, saine, pas saine la colère ?
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager son chef
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Blog : Guides d'achat sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus