Je ne résiste pas à vous montrer l'une de mes fiertés... avec les recherches Google, mon blog apparaît très haut pour de nombreuses expressions de management et autres clins d'oeil...
Florilège :
essayez de taper sur Google !
Et bien d'autres encore...
Pas mal les résultats, non ?
Chacun d'entre nous passe désormais un temps considérable à taper sur un clavier. Et la très grande majorité regarde le clavier et pas l'écran ! Les meilleurs utilisent 2 doigts de chaque main... Aussi paradoxal que celà puisse paraître, je n'entends aucun enfant, aucun ado ou jeune étudiant me dire avoir un apprentissage sur la frappe au clavier à l'école ou à l'université. A ma connaissance, pas beaucoup d'entreprises non plus qui investissent sur ce sujet.
Pourtant, le gain de productivité est évident. Il existe des quantités de logiciels, y compris gratuits, qui permettent l'auto-apprentissage. Alors quoi ? Pourquoi ce cursus, comme "apprendre à écrire", n'est-il toujours pas dans les moeurs ? Pourquoi passe-t-on toujours plus de temps à apprendre des contenus, qu'à s'approprier des habiletés comme celle-ci ?
Encore un gisement inexploité de progrès, simple mais efficace. C'est un effort bien sur, mais à considérer comme un super investissement...
A propos, j'ai utilisé la version démo de Typing Master pour apprendre. Un produit ludique et facile.
Mercredi 14 novembre 2007
J'arrive un peu en avance. Un déjeuner est prévu pour détendre l'atmosphère avant la réunion qui doit durer toute l'après-midi. Je croise dans les couloirs quelques
participants à la réunion, pose quelques questions. La réunion a été organisée rapidement, je suis l'animateur, le facilitateur, peut-être (on verra) la catalyseur de la réaction chimique du
groupe.
Le déjeuner se passe, l'ambiance me parait lourde, le boss arrive au dessert. Pour faire court, j'ai compris de mon enquête préalable que cette réunion est montée à cause de Monsieur Machin qui
fait sa mauvaise tête. De toute façon, il est insupportable, cette réunion est une farce, une perte de temps. J'écoute, je suis influencé, je commence à regarder Monsieur Machin avec des
arrière-pensées soupçonneuses. Il a d'ailleurs l'air tendu, son visage traduit la culpabilité probable. Consultant externe, je suis le point d'interrogation de la réunion, celui dont on se demande
pourquoi il est là, celui aussi qu'on essaie, consciemment ou non de mettre dans son camp.
J'ai prévu une méthode de travail qui suit un processus de résolution de problème. Le boss, à la forte personnalité, m'a laissé le champ libre pour agir. Il remet en cause, un instant, le circuit
que je propose de prendre, en particulier quand j'invite les participants à se lever et venir noter les problèmes identifiés, pour faire ressortir des priorités consensuelles. Mais il joue
finalement le jeu, et me laisse guider le groupe dans un "vidage de sac" structuré.
L'ambiance s'est un peu détendue, le boss continue de poser les questions tranchantes dont il a le secret, et de régulièrement faire le tri entre les justifications (dont il a horreur) et les
propositions parfois camouflées dans la confusion des propos. Soudain, le suspect commence à bouillir. Ah, Monsieur Machin craque, on va pouvoir sonner l'hallali, et le trucider sur la place
publique. Chouette, tout le monde adore çà. A chaque projet son bouc émissaire, à chaque problème la défausse sur les autres.
Il bouille et le boss demande : "as-tu une synthèse chiffrée des coûts de développement et de production du produit ?" Le suspect est bien préparé. Il me prend le cordon du videoprojecteur et
affiche à l'écran un découpage précis des coûts. Total : près de 80€ par produit ! Le boss sursaute : "mais le prix du marché pour un tel produit ne peut pas dépasser 50€ ! Comment se fait-il qu'il
nous coûte si cher ?" L'exercice passe alors à l'analyse de chaque ligne du budget. Les participants expliquent chacun leur tour pourquoi ils ont demandé à Monsieur Machin de rajouter telle ou
telle fonctionnalité. Monsieur Machin, cerné de demandes, et nullement dans une position d'arbitrage, se trouve écartelé entre les exigences plus ou moins fondées de ses partenaires, et la volonté
de rendre service.
Le boss tranche et décide que le développement de ce produit doit être arrété. Il me glisse, au milieu d'un moment de relache "cette réunion valait le coup", et je comprends "elle valait le coût".
Soyons franc, j'ai failli tomber dans le panneau du bouc émissaire. Tout le monde le montrait du doigt. Il me paraissait un peu bourru et stressé, la gueule de l'emploi en quelque sorte... Une fois
de plus, les apparences n'étaient-elles pas trompeuses...
A ce propos, allez lire l'article de Nicolas à ce sujet... Lévinas aurait expliqué lors d'un commentaire
talmudique que
"si tout est monde est d'accord pour condamner un prévenu, libérez-le tout-de-suite, il doit être
innocent"
Mercredi 14 novembre 2007
8h52 ce matin... drrrrrrrrrring !
- Bonjour, vous êtes bien Monsieur Rauglaudre ?
- Bonjour, vous êtes bien une enquétrice marketing qui va me casser les pieds ?
- Biiiiiiiiip, biiiiiiiiiip, biiiiiiiiip, ...
Un coup d'oeil au compteur : 12 secondes, record battu. Je suis resté poli (j'ai dit bonjour...), je n'ai pas raccroché (c'est l'enquétrice qui l'a fait), elle a prononcé mon nom sans l'écorcher (c'est une performance), et j'ai battu mon record. Ah, il est vieux le temps de mes débuts...
Bonne journée de grève à tous, et vive le télétravail :-)
par Laurent de Rauglaudre
publié dans :
Coups de gueule
1
créer un trackback
recommander
Commentaires