Conseil en management

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Laurent
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Lundi 4 septembre 2006
Intéressant article à consulter : le coaching ou la tyrannie d'un devoir pour plus de performance

Et mon commentaire :

"
A mon avis, le débat ouvert n'est pas prêt d'être fermé... Pour avoir utilisé les services d'un coach professionnel quand j'avais des responsabilités de management, et faire le métier de coach à présent, j'en suis arrivé à quelques conclusions simples :

- le coaching est-il utile pour tout le monde ? Certainement, car la complexité du rôle de manager va en grandissant.
- le coaching est-il possible n'importe quand ? Non, car il est d'une part nécessaire que la démarche soit volontaire, et d'autre part le coaching "d'entreprise" ne résout pas tout, en particulier" certains désordres psychologiques.
- le coaching produit-il des résultats ? Bien sur, mais de façon inégale. Cela dépend des qualités professionnelles du coach, et des motivations profondes du client.

Tout le monde sait bien que le coaching existe depuis toujours. Ca commence par l'éducation des enfants et ca se poursuit de mille et une manière à l'àge adulte, sous des formes très diverses. Je pense qu'utiliser des services de coaching en entreprise ne veut pas dire qu'on s'appuie sur une béquille, mais plutôt qu'on a un besoin de prise de recul qu'il est difficile de faire seul."
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Lundi 4 septembre 2006
Ah ! la bonne rationalité qui rassure... On cherche souvent à sortir la solution, la réponse, la martingale de management gagnante. Faut-il choisir A ou B, blanc ou noir, droite ou gauche ? Le manager est là pour décider, pas de place aux états d'âme.

Je me suis amusé lors d'une récente intervention à  choisir quelques mots qui sont souvent mis en opposition par le management. Et j'ai suggéré que, dans l'exercice du pouvoir, il s'agit plutôt d'exercer en pulsation...

Délégation <===> Action

Certes le manager doit développer ses capacités de délégation. Cependant, à ne pas rentrer lui-même de temps en temps dans l'action, non seulement il risque de perdre la main, mais il n'use pas de la valeur d'exemple, si utile pour emporter l'adhésion. L'acte n'est-il pas plus puissant que la parole ?

Désordre <===> Ordre

Ah le bel espoir : "que l'on sorte une bonne fois pour toute de ce foutoir".
Il n'est pas question de faire l'apologie du désordre, simplement de constater qu'il est inéluctable et même créateur de valeur. Si le job du manager est de "mettre en ordre" pour optimiser, il doit chercher dans les perturbations de toute nature les opportunités qu'elles camouflent.

Global <===> Local

Tarte à la crême plus classique du discours de management, on n'oppose pas toujours ces 2 notions, mais on aime bien les associer. Hors, je perçois fortement que les arguments sur la puissance des forces globales sert souvent de justifications à ne pas tenter localement. Pourtant, ce sont les initiatives locales qui peuvent parfois faire bouger le mamouth.

Affrontement <===> Confrontation

Sans doute un de mes préférés car je suis stupéfait de constater que peu de gens font la différence entre ces 2 mots. Particulièrement en France où "on fait la grève d'abord, on discute ensuite :-(". Affrontement et confrontation sont donc perçu comme des synonymes.

L'affrontement, c'est la guerre. La confrontation, c'est la négociation, de front !

C'est bien le job du manager d'animer la confrontation permanente dans son équipe. C'est même sans doute l'essentiel de son job. Confrontation voulant dire alors : échange critique et ferme sur les idées, respect total sur les personnes. Sans rester naïf : peut-être qu'une issue de crise sera l'affrontement.

Je vous encourage à regarder ou relire le Cid pour en mesurer l'excellente illustration...
(je viens de voir Charlton Heston et Sophia Loren batailler dans les rôles de Rodrigue et Chimène).

Erreur <===> Apprentissage

Là aussi, pulsation... Je viens de dire à C... (6 ans) qui raillait les erreurs de son grand frère M... (10 ans)  : "il a de la chance de s'être trompé M..., ceux qui ne se trompent jamais n'apprennent pas."

Droit à l'erreur
est un connexe crucial d'apprentissage. Encore faut-il, en position de management, mettre en oeuvre ce principe : pas toujours facile...

Dissonance <===> Subversion

Celui-là est très personnel. J'ai toujours eu le sentiment de ne pas entrer dans la "pensée unique". Le discours convenu me parait toujours suspect. Dans l'entreprise, j'ai souvent combattu le "machin", rué dans les brancards, voire transgressé des règles qui me paraissaient stupides. Et je me suis toujours demandé si mes actes, mes propos étaient subversifs...

Souvent la note dissonante fait toute la couleur de la phrase musicale. Quelle est la distance entre dissonance et subversion ? Et celle-ci ne finit-elle pas par devenir nécessaire pour provoquer les pouvoirs corrompus ?
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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