Conseil en management

Plus de 300.000 visiteurs uniques...
1,2 million de pages vues...
300 articles publiés...
 
 
Coucou !

Bienvenue !

Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
Bonne lecture, et n'hésitez pas à commenter...

Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
View Laurent de Rauglaudre's profile on LinkedIn

Recherche

Quelques bons bouquins...

Calendrier

Juin 2007
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Dimanche 1 juillet 2007

Anecdote recueillie auprès d'un ami, cadre expérimenté en entreprise. Ce sont ses mots, suivi d'un commentaire...

 


 

"Mon boss : ah, je suis content d'avoir à mes cotés une personne d'expérience pouvant organiser, planifier, prévoir, intervenir, synthétiser, suggérer des actions...

Le lendemain : Justine (identité modifiée), y a un truc super urgent à faire... (c'est parce qu'il vient d'avoir un coup de fil d'un client !),  tu comprends il faut savoir s'adapter au marché, on est une petite équipe, faut être réactif, c'est bien ce que tu dis, mais il faut être concret, il faut que tu blablabla...
 
Résultat : depuis 6 mois, le périmètre du produit a changé 10 fois, la spec que j'ai tenté d'écrire au départ est inutile (le flyer que fait le boss est suffisant, surtout qu'il peut le changer quand il veut...), le prototype devient un gros truc lourd qui marche à moitié, qui a 1 an de retard, pas testé (ça prend trop de temps d'écrire le plan de test), vendu 10 fois. On va dans le mur et je suis le porteur de ce projet stratégique...
 
En résumé, quand j'essaie de prévoir et d'organiser, je suis montré comme un charlot et un technocrate. Quand je suis dans le b... ambiant, je suis peut être un peu accepté par mon chef et ses moutons, mais je pête un plomb à la fin de la journée."

 


 

Je m'interroge...

Ce cadre est expérimenté, probablement doté d'une solide conscience professionnelle. Il identifie "qu'on va dans le mur". Pourquoi ne dit-il pas NON à son boss ? Peur d'être saqué à l'évaluation de fin d'année ? Peur de perdre le client ? Peur de perdre son job ? Peur d'être mis à l'écart ? Peur d'avoir tort dans son analyse ?

Il n'est pas (encore) dans notre culture de management de dire : "non, boss, je ne suis pas d'accord avec ta demande qui est incompatible avec les objectifs que nous avons définis ensemble". Et le lendemain : "voilà les options que je te propose. Merci de m'aider à clarifier les priorités si je fais fausse route".

Le boss est boss donc il a raison. Ainsi, les projets arrivent avec un an de retard, coûtent 2 fois plus cher, les avenants ne sont pas facturés, les clients ne sont pas contents. Et qui est responsable de ce désastre à votre avis ?

Pourquoi les managers n'utilisent-t-il pas mieux l'intelligence de leurs équipes ? Est-ce par manque de savoir-faire, de méthode et/ou par manque de confiance en soi (phénomènes interdépendants) ? Pourquoi les équipiers n'osent-ils pas affirmer leur doute de manière argumentée et structurée ? Faut-il attacher son nom à un projet qui va dans le mur ?

Et si on apprenait un peu plus à dire un "non positif"... Après tout qu'est-ce qu'on risque ? 

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son chef
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Mercredi 27 juin 2007
Elle était belle mon illusion... Il fut considérable mon investissement. C'est la déroute, Waterloo, je rappelle toutes mes troupes, j'abandonne et j'attends des médecins, penchés sur mon maigre régiment depuis 4 jours, de me dire ce qui va rester de l'héroïque tentative.

J'ai franchi la ligne jaune... en voulant revenir en arrière, l'ennemi guettait, tapi dans l'ombre. La plus petite erreur devait être fatale. Heureusement, j'avais ménagé quelques sauvegardes à l'arrière, mis à l'abri femmes et enfants. Mais bon, adieu la liberté, c'est la Restauration... durera-t-elle 4 jours ou 4 ans ou 40, je l'ignore.




En voulant maladroitement désinstaller la partition Linux/ubuntu (voir mes articles à ce sujet), de mon pc la semaine dernière, tout a planté : plus moyen de redémarrer windows, plus moyen de le réinstaller avec mes disques originels. Un copain en passant, a repéré que l'essentiel de mes données avait l'air intact grace à un disque Linux/knoppix, mais il fallait récupérer les fichiers un par un !

J'ai donc laissé mon pc chez un technicien du bout de mon quartier vendredi dernier. Depuis, il se bagarre pour diagnostiquer la bête. Ce soir, mercredi, il devrait y voir plus clair m'a-t-il dit, mais il y a des zones endommagées sur le disque, qui chauffe anormalement et qui plante régulièrement, rame, ne veut pas correctement accepter les mises à jour, etc...

Heureusement, toutes mes données sont sauvegardées chez neobe, et mes mails chez google. Mais on ne peut pas quitter Microsoft quand on est tout petit, qu'on se le dise, si on n'est pas prêt à affronter un gigantesque bastion, hérissé de considérables défenses et d'oubliettes profondes.

Fini, les 100 jours... vive le Roi.
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager ses outils
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 21 juin 2007

TU SERAS UN HOMME MON FILS


Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie

Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,

Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties

Sans un geste et sans un soupir ;


Si tu peux être amant sans être fou d'amour,

Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre

Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,

Pourtant lutter et te défendre ;


Si tu peux supporter d'entendre tes paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots,

Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,

Sans mentir toi-même d'un mot ;


Si tu peux rester digne en étant populaire,

Si tu peux rester peuple en conseillant les rois

Et si tu peux aimer tous tes amis en frère

Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;


Si tu sais méditer, observer et connaître

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;

Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,

Penser sans n'être qu'un penseur ;


Si tu peux être dur sans jamais être en rage,

Si tu peux être brave et jamais imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage

Sans être moral ni pédant ;


Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite

Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,

Si tu peux conserver ton courage et ta tête

Quand tous les autres les perdront,


Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire

Seront à tout jamais tes esclaves soumis

Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,


Tu seras un Homme, mon fils.

Rudyard Kipling

par Laurent de Rauglaudre publié dans : Et la famille...
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Mercredi 13 juin 2007
J'ai reçu cette question hier : "a-t-on des capacités innées pour manager..."

Voici ce que j'ai répondu :


"Ce que j'en pense...
On ne nait pas manager, on le devient. On le devient par l'expérience, la formation, la remise en cause perpétuelle, la capacité à prendre des risques, le travail de communication, de synthèse d'écoute, etc...

Cela dit, et malgré toutes les qualités intrinsèques que l'on peut avoir, certains sont plus "doués" que d'autres. Je pense que je n'aurais jamais pu battre Noah au tennis, même si j'avais eu le même cursus que lui. Mais tout le monde n'a pas besoin de devenir Noah :-)

On peut agir dans son quartier, son service, son département, faire avancer les choses et surtout sentir qu'on bâtit sa vie en servant à quelque chose et en développant ses capacités à devenir plus libre et heureux.

Tout un programme..."

Clin d'oeil à Marie-France
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 12 juin 2007
Et paf, c'est ma banquière qui l'a trouvé en premier... dans le mensuel de la Tribune des entrepreneurs de juin 2007 (n°5).

Pour les étourdis qui on
t oublié d'acheter le journal, cliquez sur l'image ci-contre pour lire l'article... Bonne lecture.
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Presse/medias
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 11 juin 2007
Je connais la valeur des concepts, l'intérêt de l'abstraction, la puissance de la généralisation. Cependant, je reste convaincu que le management se réussit dans la capacité à régler des détails, à visualiser, clarifier et accomplir des tâches extrêmement concrètes.

Dans mes méthodes d'animation, je lance très souvent des débats, écrits ou oraux. L'idée est d'amener les participants à découvrir ou ramener à la conscience des notions plus ou moins basiques. Les résultats sont souvent édifiants : on reste dans des abstractions, on ne sait pas comment traduire cela en action de management au quotidien. Et cela, quel que soit l'environnement professionnel : intellos, ingénieurs, ou personnels de terrain. Je pose d'ailleurs l'hypothèse que ce travers est bien français, déformés que nous sommes par notre système éducatif qui privilégie la métaphysique à la physique et au physique (essayez de faire bouger les gens en réunions...).

Un exemple (concret) pour illustrer mon propos. J'ai fait travailler individuellement quelques managers sur la question : "être pro, qu'est-ce que cela signifie pour moi ?" Voici quelques réponses collectées :

  1. - réactif, répondre au téléphone
  2. - se parler davantage
  3. - maîtriser son sujet
  4. - considérer tous les prospects
  5. - savoir anticiper
  6. - être organisé
  7. - ...
Bien sur tous ces points sont excellents, justes, pertinents, génériques. Mais je les trouve conceptuels. Que signifie pour l'entreprise en question "être réactif au téléphone" ou "considérer tous les prospects" ? Tentons la périlleuse expérience de ré-exploiter concrètement ces propositions pour qu'elles soient plus exploitables sur le plan du management :

  1. - réactif, répondre au téléphone
  2. ==> "organiser le service pour que la sonnerie du téléphone ne dépasse pas 3 coups"

  3. - se parler davantage
  4. ==> "prévoir un déjeuner informel avec l'équipe une fois par mois"

  5. - maîtriser son sujet
  6. ==> "faire une présentation/répétition devant son collègue ou son chef avant toute intervention sensible chez un client"

  7. - considérer tous les prospects
  8. ==> "traiter tous les prospects dans les 48h suivant leur identification"

  9. - savoir anticiper
  10. ==> "passer 80% du temps de réunion à préparer les plans, trouver des solutions"
  11. (NB : et non pas à chercher des excuses ou des coupables)

  12. - être organisé1
  13. ==> "mettre en place un agenda partagé par tout le service"

1 - et suivre une formation "optimiser son temps" dispensée par votre serviteur :-)

Je pense que l'une de nos difficultés de manager est de passer de la compréhension intellectuelle de ce qu'il faut faire, à la mise en oeuvre précise, avec les outils qui permettent de mesurer qu'on avance dans la bonne direction. Cela passe par l'expression, la visualisation de résultats à atteindre.

"Comment passer du concept à la réalité concrète", un beau sujet de bac de philo, non ?
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Stratégie de management
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 5 juin 2007
Allez faire un tour sur ce blog musique... on y trouve une diversité incroyable et on compose son menu en travaillant.
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Bons plans
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 4 juin 2007
J'ai récemment écrit "au revoir Microsoft, le changement avec Linux..."

Prudent, j'avais écrit "au revoir". J'ai malheureusement dû faire marche arrière sur bien des points. A mon grand regret, j'ai abandonné certaines luttes pour lesquelles j'ai passé de très/trop nombreuses heures sur Linux, par exemple :

--> synchroniser mon pocket pc avec un logiciel d'agenda/carnet d'adresses;
--> mettre une résolution d'écran suffisamment fine;
--> faire marcher open office impress de manière aussi efficace que powerpoint;
--> faire marcher mon scanner;
--> réinstaller skype;
--> sauvegarder automatiquement mes données sur internet chez neobe...

Oh bien sur, j'ai compris le principe. On cherche du support sur le web et on trouve des tas de solutions préconisées par des bidouilleurs de génie. Sauf qu'il faut la plupart du temps se mettre en mode "terminal" (vous vous rappelez du style c:/), et enchainer des commandes obscures au risque de planter le système. Cela prend un temps fou, sans garantie de résultat.

Me revoici donc à passer du temps sur Microsoft XP. J'ai cependant changé certaines pratiques : j'ai abandonné outlook et j'utilise désormais google mail et google agenda.
Pourquoi me direz-vous, petits curieux... Parce que les fonctionnalités et la puissance de recherche de google m'affranchissent de classer mes courriels. J'utilise désormais la fonction de "suivi" (petite étoile jaune) pour conserver au premier plan mes actions en cours. Et pour retrouver n'importe quel message, je passe par l'outil de recherche. Cette méthode est incroyablement plus efficace que toutes mes bonnes vieilles méthodes de classement. Par ailleurs, j'ai accès à mes messages - et donc à mon plan d'actions en cours - de n'importe quel pc connecté.

Objection votre honneur : "comment faites-vous pour lire vos mails dans les trains et les avions ?" La réponse est simple : depuis 15 ans, je ne dépasse que très rarement le seuil des 20 messages reçus par jour, des 20 messages/actions en cours". Donc, n'étant pas submergé, je profite des voyages professionnels pour faire autre chose que répondre à mes messages en retard. D'autre part, rien ne m'empêche de récupérer sur un logiciel de messagerie quelconque le ou les messages que je veux travailler dans le train. Enfin, je peux récupérer mes messages gmail sur mon téléphone portable. Objection rejetée !

Alors objection sur l'agenda votre honneur : "il n'y a pas de todo list ou liste de taches sur google agenda". La réalité est que j'ai très peu de taches. En effet, la très grande majorité des choses que je dois faire est reportée dans mon agenda comme une plage de travail. C'est vrai que j'aimerais bien quand même voir une todo list chez google agenda, mais le fait d'avoir un agenda en partage avec mes proches, et accessible sans réseau local est un argument de poids. Objection partiellement acceptée.

Objection sur le carnet d'adresses alors ! Objection retenue, je n'ai pas encore trouvé d'outil idéal pour synchroniser mes adresses gmail et mon pocket pc. Mais je m'attends à voir évoluer rapidement les choses. J'utiliser googsync pour synchroniser mon agenda google avec mon pocket pc qui parle d'évolutions dans ce sens, et j'ai testé également scheduleworld. Il faut que je surveille tout cela.

Je continue aussi d'observer Linux, en conservant la "partition" que j'ai installée. J'ai trouvé l'environnement très sympa, une richesse de fonctionnalités disponibles qui ne cesse de s'élargir, et pas d'ennuis de sécurité. Je pense qu'on est très proche du basculement accessible pour les néophytes... Je remets à bientôt le grand chambardement... soupirs....



par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager ses outils
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Vendredi 1 juin 2007
Faisons le malin... je l'avais bien dit : voir mon article "à qui profite le crime ?"
J'avais même annoncé le timing...

L'information suinte de toute part : les analystes financiers qui retournent leur avis vers l'achat, les salariés qui parlent d'échéances proches, jusqu'aux "hits" sur mon blog qui relatent la recherche sur google de "plan social GemAlto".

J'entends évoquer 700 suppressions de poste, 350 chez Axalto, 350 chez Gemplus pour faire bonne mesure. Petit clin d'oeil au passage, les anciens Gemplusiens ont toujours du mal à se définir comme Gemaltosiens. En revanche, ils reconnaissent avoir été le dindon de la farce de la fusion : "la réalité - disent certains - est qu'Axalto était exangue, et que sous couvert de fusion, ils se sont appropriés le joli cash (environ 400 M€) de Gemplus". J'ajoute qu'Axalto a piqué au passage 3 postes clés qui déterminent le pouvoir de l'entreprise : directeur général, directeur financier, directeur des ressources humaines. Que de désillusions, que d'énergie perdue.

Décidément, je maintiens tous mes arguments de mon article d'octobre dernier.

Quand se décidera-t-on à raisonner autrement qu'en terme de gigantisme ?
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Stratégie de management
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Blog : Politique sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus