Je pose cette question aux personnes qui assistent aux formations que j'anime en management de projet "quand dormez-vous mal ?". Et j'obtiens souvent ces réponses :
- je dors mal pendant tout le projet, je suis stressé par la peur d'échouer...
Le symptôme de faire des insomnies à la fin ou pendant toute la durée du projet cache un problème de fond. Organisation, préparation, délégation, planification, relation au pouvoir, tout cela est en jeu.
Je milite pour les insomnies en début de projet !
Ce symptôme-là - les nuits sans sommeil du lancement - est révélateur de la prise en compte de l'ensemble des enjeux du projet :
- comment vais-je réussir à atteindre les objectifs, ai-je suffisamment de moyens (humains, financiers, techniques, ...) ?
- quelles sont les étapes à franchir, comment se structure le planning ?
- qui sont mes alliés et mes adversaires dans ce projet ?
- la faisabilité technique a-t-elle été suffisamment évaluée ?
etc...
Et pour aller plus loin, le début du projet est le moment où l'on accepte "mollement" (on m'a demandé de prendre ce projet), ou "solidement". J'accepte si mon analyse me conduit à penser que j'ai tous les moyens et les pouvoirs de réussir - sous-entendu, si les conditions ne sont pas remplies, je dis non1.
Cela peut empêcher de dormir la nuit... Mon expérience m'a montré que les insomnies de début de projet étaient un gage de fort engagement et de réussite.
Bon, je retourne faire la sieste :-)
1 voir article "apprendre à dire un non positif"
ajouter un commentaire commentaires (3) créer un trackback recommander

Commentaires