Conseil en management

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Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
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Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
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Vendredi 27 avril 2007
En ces temps de débats électoraux, et quand j'entends les résistances aux changements et réformes nécessaires de l'état dans son fonctionnement et ses processus de travail, je souhaite partager avec vous une anecdote de TPE...

Ce matin, je fais un point de ma compta, factures etc...

J'ai émis le 5 décembre 2006 une facture d'environ 2000 € TTC pour une université. Je suis intervenu pour un séminaire de plusieurs jours en novembre/décembre dernier. Après plusieurs relances, je viens enfin d'être payé le 25 avril 2007 - lenteur classique d'une administration qui n'encourage pas à lui proposer des services.

Je viens d'être payé ! Et comment donc : j'ai reçu au total 10 virements bancaires entre 15 € à 384 €. En additionnant les 10 virements, je suis bien retombé sur le total de ma facture de 2000 €. Complètement ridicule et inefficace ! Je n'ai jamais vu un client d'entreprise privé faire ce genre de chose. Je comprends que l'administration a probablement découpé en tranches mes jours d'intervention, mes déplacements, etc... C'est sûrement utile pour la gestion interne. Mais 10 virements signifie des opérations bancaires à répétition sans aucune valeur ajoutée, et par voie de conséquence du travail en plus coté administration et coté fournisseur (reconstitution du montant total, écritures comptables, etc...).

Ce type de pratique n'occupe intelligemment personne, n'apporte aucune valeur, mais on continue d'appliquer bêtement des procédures...

Quand déclinera-t-on le bon sens dans les confins de notre administration !

Relire à ce propos :

- excuse à la noix
- doit-on appliquer bêtement les procédures
- responsabilité et conviction
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Coups de gueule
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Lundi 23 avril 2007
Il y a longtemps que j'y pense, je n'avais pas encore osé. J'avais fait quelques pas pour sortir de Microsoft, j'ai fait un grand bond. Depuis maintenant 15 jours, j'utilise Linux Ubuntu, je n'utilise plus aucun logiciel Microsoft, et je vis toujours.

Pour vaincre la bête, j'ai d'abord observé mon frère Nicolas (philosophe, musicien, physicien, écrivain, théologien... mais aussi bricoleur informatique indépendant à ses heures) en train de télécharger Ubuntu, le sauvegarder sur CD-Rom, l'installer sur mon PC et traficoter 2 ou 3 ajustements. Après cette phase d'observation, j'ai pris le taureau par les cornes.



Premier constat : le résultat est franchement positif. L'ergonomie de l'interface Ubuntu est très conviviale. Bien sur, l'environnement change, certains mots sont différents. On s'y retrouve pour peu qu'on n'ait pas peur de rechercher sur Google les manœuvres que l'on souhaite effectuer avec ce nouveau système d'exploitation. Il ne faut pas hésiter à suivre pas à pas des instructions pour procéder à certains réglages (
je pense par exemple à la résolution de l'écran puisque j'utilise un 19 pouces), y compris en se mettant en mode "terminal"... Cela parait complexe au départ, mais on trouve des quantités de forum de support d'utilisateurs qui s'en sortent. Un peu de cambouis sur les mains, certes, mais je pense que ça vaut le coup.

Mon principal obstacle a été la synchronisation avec mon pda. J'utilise un Qtek pocket pc, choisi en particulier pour sa taille. C'est un téléphone pda très intégré et sans clavier. J'en suis content à l'exception près du système d'exploitation Microsoft qui gère les fichiers de manière complexe et illogique, comme c'est l'habitude de la maison. Il existe diverses solutions proposées sur les forums pour arriver à faire cette synchro, mais en toute honnêteté, je n'ai pas réussi à m'en sortir. Pourtant, cette synchro est essentielle pour moi, et aussi pour mon métier de consultant/formateur en optimisation du temps et management de projet. En batifolant sur les options Ubuntu, j'ai trouvé un utilitaire de synchro avec le Palm. J'ai testé : bingo, la synchro a marché. J'ai donc repris mon ancien Palm que j'aimais beaucoup pour sa simplicité et so
n efficacité. J'évoluerai sans doute bientôt vers un téléphone/Palm OS.

Récupérer mes courriels - que j'avais préalablement transférés sur Thunderbird a été simple, même si je n'ai trouvé que le transfert dossier par dossier. Je le fais donc au fil de l'eau, en fonction de mes besoins.

Mon passage à Linux est irréversible. En réalité, je ne retourne quasiment plus sur l'environnement Microsoft. En synthèse :

- j'utilise la messagerie "Evolution" d'Ubuntu qui a toutes les fonctions essentielles d'Outlook;
- je constate avec bonheur que mon fichier financier construit sur Excel est passé d'une taille de 2Mb à 200Kb en le récupérant sur OpenOffice (ce qui en dit long sur l'accord tacite entre Microsoft et les constructeurs de hard pour encombrer nos mémoires d'ordinateur), tout en ayant les mêmes données et fonctions;
- je ne m'inquiète plus pour les virus et autres défragmentations de disque;
- j'ai un système d'exploitation gratuit avec force support en ligne de personnes non informaticiennes (et donc très pragmatiques pour expliquer comment se sortir d'une ornière);
- je découvre tous les jours des fonctionnalités sympas (exemple : en cliquant sur la date de la barre de menu, mon agenda + taches de la journée s'affichent);
- des quantités de choses se passent plus rapidement qu'avec Microsoft, et les erreurs ne plantent apparemment pas tout le système;
- le partitionnement mémoire imposé par Linux - un espace pour le système, un espace pour la session de travail, un espace pour les données - donne une structure qui me parait  bien plus solide que le foutoir Microsoft où tout est mélangé et où l'on craint sans arrêt de détruire des fichiers sensibles, et où l'on se demande comment se débarrasser de certains autres. Sans compter ce domaine magique qu'est la base de registre que personne n'a été capable de m'expliquer en 12 ans de Microsoft - "fais gaffe à ta base de registre" était l'unique instruction systématique de mes interlocuteurs.

Tout n'est pas facile dans la bascule vers Linux, et je n'ai pas encore tout réglé (par exemple, je n'ai pas encore configuré mon réseau local). Je me suis bagarré pendant une semaine pour trouver un équilibre. Je suis parti de zéro, sans aucune connaissance de ce nouvel environnement et avec des exigences fortes.

Je ne regrette pas mon choix, c'est comme si j'avais conquis un nouveau périmètre de liberté et développé la dimension plaisir...
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager ses outils
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Jeudi 12 avril 2007
Pour la première fois de ma vie, je suis allé ce soir à un meeting politique. Personne ne m'y avait invité, j'étais curieux. Pas encore décidé sur mon vote prochain, je m'interrogeais sur le positionnement de François Bayrou. Avant le meeting de ce soir, mon bulletin n'avait que 3 options possibles... Pour moi, les extrêmes de tout poil ont fait leurs preuves dans l'histoire en laissant charniers et  pays dévastés, je les écoute pour garder vigilance sur les risques que nourrit la société, mais jamais ils n'auront mon soutien. Et certains "petits candidats" hors vote extrême n'ont pas la stature pour diriger la France.

Je suis allé au meeting conscient des enjeux manipulatoires de la communication de masse. J'ai toujours été, en entreprise, vigilant sur la propension des dirigeants à utiliser les jeux de la séduction, les circonvolutions de la peur quand ils brandissent les effigies des ennemis en tout genre, et les tentatives démagogiques qui produisent les effets immédiats d'engouement panurgien.

Fort de toutes ces précautions, je suis allé écouté et n'ai applaudi qu'à la fin... Car à tout bien peser, et sans doute pour la première fois de mon histoire de citoyen (on se réveille tard parfois), c'est avec une vraie envie que je vais voter Bayrou. En vrac :

- en lisant son programme posé sur la chaise (inscrit manifestement sur papier recyclé), je ne vois que des idées auxquelles j'adhère... c'est déjà un bon point !
- en observant l'organisation du meeting, je ne constate ni tentative de prosélytisme, ni affichage encombrant, ni mobilisation excessive du "chauffeur de salle"... bref une sobriété de bon aloi.

Arrive le candidat qui va discourir une heure et demie, sans un papier, et couvrir les sujets avec talent, simplicité, sincérité aussi. Je ne suis pas naïf sur la préparation, mais on ressent une forte conviction alliée à un sens profond de la responsabilité. Il y a des idées solides sur la diversité, sur l'Europe, l'éducation, l'identité française, l'environnement, une véritable vision, et une grande fermeté sur les sujets difficiles. Il n'y a aucune attaque sur les concurrents, pas de règlement de comptes, pas non plus de promesses de cadeaux pour les uns ou les autres. C'est un discours tenu avec la hauteur qu'on attend d'un Président. Il donne des pistes nouvelles, il rappelle le rôle de l'Etat, il n'énonce pas un pamphlet de mesurettes à la Prévert.

Bref, si le programme sur la papier me plait, la personnalité et la vigueur du bonhomme, ambitieux bien sur mais c'est obligatoire pour briguer ce type de job, sont très convaincantes.

Je l'attends au virage : s'il est élu, comment va-t-il s'y prendre dans un pays habitué au jeu de "la majorité contre l'opposition" ? Il fait un détour par l'Allemagne : les 20 ministres ont chacun au moins 10 ans d'expérience professionnelle en entreprise, les n°2 et 3 du gouvernement sont passés par des métiers manuels en début de carrière... presqu'inconcevable en France, où la politique est un métier pour lequel le parcours est préfabriqué. Et l'Allemagne se redresse...

Finalement dans sa conclusion, son argumentaire de modèle de futur gouvernement me touche : dans nos familles comme dans nos entreprises, nous ne vivons ou ne travaillons pas qu'avec des gens avec qui nous sommes toujours d'accord. Et pourtant, nous défendons nos familles, nous bâtissons ensemble nos entreprises. Alors pourquoi ne pas tenter de rassembler les meilleures compétences, indépendamment des clivages habituels, qui obligent certains à renier leur âme pour rester dans le sérail.

Il pleuvait en sortant du meeting. En m'équipant d'un vêtement de pluie, je discutais avec le couple de motards voisins qui, pour la première fois de leur vie, participaient à une réunion politique. Mêmes interrogations avant le meeting, mêmes conclusions en sortant...

Ce serait amusant que la France prenne le risque de la confrontation constructive...

Alors Bayrou président ?
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Mardi 3 avril 2007
J'ai très peu communiqué sur mon entreprise jusqu'à présent. En démarrant, j'ai privilégié d'autres priorités. J'ai décidé de m'approprier un logo, qui associe une véritable identité à Innovation Consultants.

J'ai demandé à un créateur de sites internet d'expérience, également professeur de danse - des qualités "technologiques" associées à une sensibilité artistique. J'ai adopté sa première proposition que j'ai trouvée 
dynamique, moderne, classe, légère, et pour tout dire dansante... J'avais demandé à Jean-Paul que mon logo ne soit pas un symbole, mais qu'il travaille autour des lettres puisque le métier d'Innovation Consultants est de nature plutôt intellectuelle. J'aime beaucoup le résultat :



Et vous qu'en pensez-vous ?



Pour encourager les jeunes créateurs de talent et les petites entreprises, je vous conseille de faire signe à Jean-Paul Bardez qui réalise des sites internet de qualité, avec finesse et un dépouillement qui devient recherché sur la toile.

par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager son commerce
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Lundi 2 avril 2007
On se trimbale tous avec nos idées et phrases toutes faites... Ainsi, comme tout bon porteur de pensées uniques que je suis parfois, j'ai répété pendant des années que "c'est difficile de créer une boite en France". Je n'en avais jamais créée, mais il est de bon ton de répéter ce genre de platitudes dans les conversations courantes, cela permet de nous camoufler derrière nos propres difficultés à prendre une décision ou à affronter le risque.

Continuant à coloporter ce message convenu, alors même que j'avais déjà créé ma propre entreprise, un ancien collègue me posa la question toute simple suivante : "pourquoi dis-tu que c'est compliqué de créer une boite ?" Je devais être en écoute active, je m'interrogeais plus profondément... 'au fait, pourquoi je dis ça ?'

J'ai arrété de le dire, et quand j'entends ce lieu commun, désormais je provoque le débat.

Les choses ont beaucoup changé en France dans ce registre. Allez voir l'APCE par exemple. Tout y est très bien expliqué, les ressources disponibles en ligne sont nombreuses. Il y a des démarches à faire bien sur, mais ce n'est pas si lourd qu'on s'est habitué le dire. Et puis, il est des conseillers et des experts-comptables qui sont là pour faciliter les choses.

Un autre lieu commun : "le capital social de l'entreprise doit être au minimum de xxx €, sinon cela ne fait pas sérieux !"  On m'a souvent sorti cet argument.


Mais tout dépend du métier, chers amis... Depuis 4 ans, j'exerce le métier de conseil en management, d'abord en portage salarial pendant les 2 premières années, puis en tant que gérant de ma petite entreprise depuis 2 ans. En 4 ans, je n'ai jamais eu, ni de prospects, ni de clients posant la question : "très cher potentiel fournisseur, quel est votre capital social, vous comprenez nous ne traitons qu'avec les gros capitalistes". Pas une seule fois la question ! Je n'ai d'ailleurs aucune gène à dire que le capital de mon entreprise est de 10 €. Je vends de la prestation intellectuelle, le capital est dans les têtes des compères avec qui j'interviens et dans la mienne.

Le vrai défi de la création d'entreprise n'est-il pas ailleurs que dans ce qui se passe à l'extérieur, n'est-il pas davantage dans ce qu'il y a de très intime en chacun de nous : quelle est ma véritable valeur ajoutée, quel est le niveau de ma détermination et de ma tenacité, quels sont mes qualités commerciales et de gestion, quel est le soutien de mon entourage, quel est le marché auquel je m'adresse, etc...

Mettre au panier les idées reçues, un sacré défi de prise de conscience personnelle...
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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