Conseil en management

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Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
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Laurent
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Coaching en ligne

 
 
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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /2007 08:16
J'ai reçu cette question hier : "a-t-on des capacités innées pour manager..."

Voici ce que j'ai répondu :


"Ce que j'en pense...
On ne nait pas manager, on le devient. On le devient par l'expérience, la formation, la remise en cause perpétuelle, la capacité à prendre des risques, le travail de communication, de synthèse d'écoute, etc...

Cela dit, et malgré toutes les qualités intrinsèques que l'on peut avoir, certains sont plus "doués" que d'autres. Je pense que je n'aurais jamais pu battre Noah au tennis, même si j'avais eu le même cursus que lui. Mais tout le monde n'a pas besoin de devenir Noah :-)

On peut agir dans son quartier, son service, son département, faire avancer les choses et surtout sentir qu'on bâtit sa vie en servant à quelque chose et en développant ses capacités à devenir plus libre et heureux.

Tout un programme..."

Clin d'oeil à Marie-France
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Mardi 12 juin 2007 2 12 /06 /2007 15:55
Et paf, c'est ma banquière qui l'a trouvé en premier... dans le mensuel de la Tribune des entrepreneurs de juin 2007 (n°5).

Pour les étourdis qui on
t oublié d'acheter le journal, cliquez sur l'image ci-contre pour lire l'article... Bonne lecture.
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Presse/medias
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /2007 09:28
Je connais la valeur des concepts, l'intérêt de l'abstraction, la puissance de la généralisation. Cependant, je reste convaincu que le management se réussit dans la capacité à régler des détails, à visualiser, clarifier et accomplir des tâches extrêmement concrètes.

Dans mes méthodes d'animation, je lance très souvent des débats, écrits ou oraux. L'idée est d'amener les participants à découvrir ou ramener à la conscience des notions plus ou moins basiques. Les résultats sont souvent édifiants : on reste dans des abstractions, on ne sait pas comment traduire cela en action de management au quotidien. Et cela, quel que soit l'environnement professionnel : intellos, ingénieurs, ou personnels de terrain. Je pose d'ailleurs l'hypothèse que ce travers est bien français, déformés que nous sommes par notre système éducatif qui privilégie la métaphysique à la physique et au physique (essayez de faire bouger les gens en réunions...).

Un exemple (concret) pour illustrer mon propos. J'ai fait travailler individuellement quelques managers sur la question : "être pro, qu'est-ce que cela signifie pour moi ?" Voici quelques réponses collectées :

  1. - réactif, répondre au téléphone
  2. - se parler davantage
  3. - maîtriser son sujet
  4. - considérer tous les prospects
  5. - savoir anticiper
  6. - être organisé
  7. - ...
Bien sur tous ces points sont excellents, justes, pertinents, génériques. Mais je les trouve conceptuels. Que signifie pour l'entreprise en question "être réactif au téléphone" ou "considérer tous les prospects" ? Tentons la périlleuse expérience de ré-exploiter concrètement ces propositions pour qu'elles soient plus exploitables sur le plan du management :

  1. - réactif, répondre au téléphone
  2. ==> "organiser le service pour que la sonnerie du téléphone ne dépasse pas 3 coups"

  3. - se parler davantage
  4. ==> "prévoir un déjeuner informel avec l'équipe une fois par mois"

  5. - maîtriser son sujet
  6. ==> "faire une présentation/répétition devant son collègue ou son chef avant toute intervention sensible chez un client"

  7. - considérer tous les prospects
  8. ==> "traiter tous les prospects dans les 48h suivant leur identification"

  9. - savoir anticiper
  10. ==> "passer 80% du temps de réunion à préparer les plans, trouver des solutions"
  11. (NB : et non pas à chercher des excuses ou des coupables)

  12. - être organisé1
  13. ==> "mettre en place un agenda partagé par tout le service"

1 - et suivre une formation "optimiser son temps" dispensée par votre serviteur :-)

Je pense que l'une de nos difficultés de manager est de passer de la compréhension intellectuelle de ce qu'il faut faire, à la mise en oeuvre précise, avec les outils qui permettent de mesurer qu'on avance dans la bonne direction. Cela passe par l'expression, la visualisation de résultats à atteindre.

"Comment passer du concept à la réalité concrète", un beau sujet de bac de philo, non ?
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Stratégie de management
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Mardi 5 juin 2007 2 05 /06 /2007 09:30
Allez faire un tour sur ce blog musique... on y trouve une diversité incroyable et on compose son menu en travaillant.
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Bons plans
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Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /2007 09:00
J'ai récemment écrit "au revoir Microsoft, le changement avec Linux..."

Prudent, j'avais écrit "au revoir". J'ai malheureusement dû faire marche arrière sur bien des points. A mon grand regret, j'ai abandonné certaines luttes pour lesquelles j'ai passé de très/trop nombreuses heures sur Linux, par exemple :

--> synchroniser mon pocket pc avec un logiciel d'agenda/carnet d'adresses;
--> mettre une résolution d'écran suffisamment fine;
--> faire marcher open office impress de manière aussi efficace que powerpoint;
--> faire marcher mon scanner;
--> réinstaller skype;
--> sauvegarder automatiquement mes données sur internet chez neobe...

Oh bien sur, j'ai compris le principe. On cherche du support sur le web et on trouve des tas de solutions préconisées par des bidouilleurs de génie. Sauf qu'il faut la plupart du temps se mettre en mode "terminal" (vous vous rappelez du style c:/), et enchainer des commandes obscures au risque de planter le système. Cela prend un temps fou, sans garantie de résultat.

Me revoici donc à passer du temps sur Microsoft XP. J'ai cependant changé certaines pratiques : j'ai abandonné outlook et j'utilise désormais google mail et google agenda.
Pourquoi me direz-vous, petits curieux... Parce que les fonctionnalités et la puissance de recherche de google m'affranchissent de classer mes courriels. J'utilise désormais la fonction de "suivi" (petite étoile jaune) pour conserver au premier plan mes actions en cours. Et pour retrouver n'importe quel message, je passe par l'outil de recherche. Cette méthode est incroyablement plus efficace que toutes mes bonnes vieilles méthodes de classement. Par ailleurs, j'ai accès à mes messages - et donc à mon plan d'actions en cours - de n'importe quel pc connecté.

Objection votre honneur : "comment faites-vous pour lire vos mails dans les trains et les avions ?" La réponse est simple : depuis 15 ans, je ne dépasse que très rarement le seuil des 20 messages reçus par jour, des 20 messages/actions en cours". Donc, n'étant pas submergé, je profite des voyages professionnels pour faire autre chose que répondre à mes messages en retard. D'autre part, rien ne m'empêche de récupérer sur un logiciel de messagerie quelconque le ou les messages que je veux travailler dans le train. Enfin, je peux récupérer mes messages gmail sur mon téléphone portable. Objection rejetée !

Alors objection sur l'agenda votre honneur : "il n'y a pas de todo list ou liste de taches sur google agenda". La réalité est que j'ai très peu de taches. En effet, la très grande majorité des choses que je dois faire est reportée dans mon agenda comme une plage de travail. C'est vrai que j'aimerais bien quand même voir une todo list chez google agenda, mais le fait d'avoir un agenda en partage avec mes proches, et accessible sans réseau local est un argument de poids. Objection partiellement acceptée.

Objection sur le carnet d'adresses alors ! Objection retenue, je n'ai pas encore trouvé d'outil idéal pour synchroniser mes adresses gmail et mon pocket pc. Mais je m'attends à voir évoluer rapidement les choses. J'utiliser googsync pour synchroniser mon agenda google avec mon pocket pc qui parle d'évolutions dans ce sens, et j'ai testé également scheduleworld. Il faut que je surveille tout cela.

Je continue aussi d'observer Linux, en conservant la "partition" que j'ai installée. J'ai trouvé l'environnement très sympa, une richesse de fonctionnalités disponibles qui ne cesse de s'élargir, et pas d'ennuis de sécurité. Je pense qu'on est très proche du basculement accessible pour les néophytes... Je remets à bientôt le grand chambardement... soupirs....



Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager ses outils
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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /2007 15:45
Faisons le malin... je l'avais bien dit : voir mon article "à qui profite le crime ?"
J'avais même annoncé le timing...

L'information suinte de toute part : les analystes financiers qui retournent leur avis vers l'achat, les salariés qui parlent d'échéances proches, jusqu'aux "hits" sur mon blog qui relatent la recherche sur google de "plan social GemAlto".

J'entends évoquer 700 suppressions de poste, 350 chez Axalto, 350 chez Gemplus pour faire bonne mesure. Petit clin d'oeil au passage, les anciens Gemplusiens ont toujours du mal à se définir comme Gemaltosiens. En revanche, ils reconnaissent avoir été le dindon de la farce de la fusion : "la réalité - disent certains - est qu'Axalto était exangue, et que sous couvert de fusion, ils se sont appropriés le joli cash (environ 400 M€) de Gemplus". J'ajoute qu'Axalto a piqué au passage 3 postes clés qui déterminent le pouvoir de l'entreprise : directeur général, directeur financier, directeur des ressources humaines. Que de désillusions, que d'énergie perdue.

Décidément, je maintiens tous mes arguments de mon article d'octobre dernier.

Quand se décidera-t-on à raisonner autrement qu'en terme de gigantisme ?
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Stratégie de management
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /2007 09:00

Bien sur, il existe mille reproches que l'on peut faire aux dirigeants et managers. Et je suis de ceux qui pensent qu'il faut "challenger" les hommes et les femmes de pouvoir. Cependant, l'exercice du pouvoir est chose difficile, tout le monde en convient...

Combien de fois un manager reçoit-il dans son bureau un collaborateur disant en substance: "chef, j'ai un problème". Et le collaborateur espère trouver dans cet entretien la solution, le miracle dans la puissance de feu d'analyse et de décision de son boss. Cette attitude est largement insuffisante, et finalement peu professionnelle.


Un patron est certes là pour décider. Mais il peut plus facilement décider si une analyse préalable a été faite, des options de solutions ont été préparées. Si on souhaite habilement "manager son chef", il convient d'entrer dans son bureau en disant: "chef (adoré), j'ai 3 options possibles au problème qui est devant moi. Voici les arguments des options en question. Quel est ton avis ?" Fort de cette analyse préalable et de cette posture de recherche de solution, le collaborateur est certain d'avoir une écoute attentive en face de lui. De plus, s'il a mis les bons arguments sur la solution n°2 qui lui parait la plus appropriée, il y a de fortes chances que son manager aille dans son sens.

Évidement, cela passe par une analyse préalable, par une démarche de créativité et de responsabilité. Mais je suis convaincu que c'est la démarche la plus efficace pour le projet dont on a la charge, pour son augmentation de fin d'année, et pour la satisfaction personnelle d'apporter sa pierre à l'édifice...

Par DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Manager son chef
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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /2007 09:15
Histoires authentiques qu'un lecteur m'a envoyé...

 

1) COMMUNICATION

 

Un homme entre dans la douche au moment précis ou sa femme en sort, lorsque la sonnerie retentit à la porte de leur maison. La femme s'enroule dans une serviette de toilette, descend les escaliers en courant et va ouvrir la porte d'entrée :

C'est Laurent, le voisin de palier. Avant qu'elle n'ait pu dire un mot, il lui lance : " je te donne 800 euros immédiatement si tu laisses tomber la serviette qui te couvre".

Elle réfléchit à toute vitesse et décide de laisser choir la serviette. Il l'admire à loisir, puis lui tend 800 euros. Un peu éberluée, mais contente de la petite fortune qu'elle vient de se faire en un clin d'oeil, elle remonte dans la salle de bain.

Son mari, encore sous la douche, lui demande "C'était qui?"

"C'était Laurent"

"Super, il t'a rendu les 800€ qu'il me devait ?"

 

Morale n° 1 : Si vous travaillez en équipe, partagez rapidement les informations concernant les dossiers communs, vous éviterez ainsi bien des malentendus désagréables.

 

2) PROCEDURES

 

Au volant de la 2 CV, un prêtre raccompagne une nonne au couvent. Le prêtre ne peut s'empêcher de regarder ses superbes jambes croisées. Il pose subitement la main droite sur la cuisse de la nonne.

Elle le regarde et lui dit :

"Mon père, vous souvenez-vous du Psaume 129 ?"

Penaud, le prêtre retire sa main et se confond en excuses. Un peu plus loin, rongé par la tentation, il profite d'un changement de vitesse pour laisser sa main effleurer la cuisse de la nonne, qui lui demande :

"Mon père, vous souvenez-vous du Psaume 129 ?"

Il rougit une fois de plus et retire sa main, balbutiant une excuse. Les voila arrivés au couvent. La nonne descend de la voiture sans dire un mot. Le prêtre pris de remords pour son geste déplacé se précipite sur la Bible, à la recherche du Psaume 129.

Psaume 129 : "Allez de l'avant, cherchez toujours plus haut, vous trouverez la gloire".

 

Morale n° 2 : Au travail, une bonne connaissance des procédures est

recommandée pour atteindre les objectifs...

 

3) HIERARCHIE

 

Un représentant, une employée de bureau et un directeur du personnel sortent du bureau à midi et  marchent vers un petit restaurant lorsqu'ils trouvent, sur un banc, une vielle lampe à huile.

Ils la frottent et un génie s'en échappe.

"D'habitude, j'accorde trois souhaits, mais comme vous êtres trois, vous n'en aurez qu'un chacun".

L'employée de bureau bouscule les 2 autres en gesticulant : "A moi, à moi ! Je veux être sur une plage immaculée des Bahamas, en vacances perpétuelles, sans aucun souci qui pourraient m'empêcher de profiter de la vie". Et pouf, l'employée de bureau disparaît.

Le représentant s'avance à son tour : "A moi, à moi ! Je veux siroter une pina colada sur une plage de Tahiti avec la femme de mes rêves !" Et pouf, le représentant disparaît.

"C'est à toi" dit le génie en regardant le Directeur du personnel.

"Je veux que ces 2 là soient de retour au bureau après la pause déjeuner..."

 

Morale n° 3 : En règle générale, laissez toujours les chefs s'exprimer en premier... et méfiez vous du DRH.

 

Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Sourire
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Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /2007 07:17
Je ne résiste pas au plaisir de publier quelques échanges de courriel reçus hier et ce matin. D'une inconnue qui lit mon blog, et qui a du tomber sur mon coup de gueule contre Neuf Telecom toujours très populaire (plus de 130 commentaires à ce jour), voici ce que je reçois :

"
bjr. j'ai de gros soucis avec neuf (internet) et je ne sais plus trop comment m'y prendre. Pourriez-vs me conseiller?"

Ma réponse :

"J'ai bien peur de ne pas pouvoir aider tous les gens qui se plaignent de Neuf Telecom... Je vous conseille plutôt de vous adresser aux organismes de consommateurs... Bon courage."

Retour de l'inconnue :

"
merci qd mme!! je pense que je vais devoir encore payer des sommes qui n'en finissent plus! je suis lasse de tjrs devoir me battre ms c'est la vie! merci "

Ma réaction :

"ah non, ah non... il faut se bagarrer contre les monstres qui abusent de leur position dominante... Je ne connais pas votre histoire mais si vous vous êtes faites avoir, ne payez pas et ne vous laissez pas impressionner par les menaces, lettres recommandées etc... C'est par ces "petites luttes" que nous éveillons la conscience de nos congénères.
Bon courage,

Laurent"

Et ce matin, voici ce que je lis :

"Je rentre de travail et, je suis convaincue que vs avez raison sur le fait de se battre contre "les monstres" c'est à dire contre : neuf. Si je peux le faire, d'autres y arriveront!!!! oui, je suis bien décidée à aller jusqu'au bout et à ne pas me laisser envahir par des personnes qui n'hésitent pas à "profiter pleinement des clients".je peux y arriver et je vais y arriver j'en suis sur!! merci encore de votre soutien qui me redonne le moral."



Je n'ai pas consacré beaucoup de temps à cette dame... quelques secondes au total. Pourtant son message de ce matin est plein de tonus ! Je "lui redonne le moral" dit-elle... J'en suis très fier bien sur, mais surtout il est intéressant de comprendre pourquoi une attention aussi dérisoire que celle que je lui ai accordée remet en selle sa détermination.

Je vous laisse méditer...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son équipe
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Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /2007 00:00

Je pose cette question aux personnes qui assistent aux formations que j'anime en management de projet "quand dormez-vous mal ?". Et j'obtiens souvent ces réponses :

- à la fin, on s'approche de la conclusion, je suis sur tous les fronts, je dors mal...
- je dors mal pendant tout le projet, je suis stressé par la peur d'échouer...


Le symptôme de faire des insomnies à la fin ou pendant toute la durée du projet cache un problème de fond. Organisation, préparation, délégation, planification, relation au pouvoir, tout cela est en jeu.


Je milite pour les insomnies en début de projet !


Ce symptôme-là - les nuits sans sommeil du lancement - est révélateur de la prise en compte de l'ensemble des enjeux du projet :

- quels sont les risques ?
- comment vais-je réussir à atteindre les objectifs, ai-je suffisamment de moyens (humains, financiers, techniques, ...) ?
- quelles sont les étapes à franchir, comment se structure le planning ?
- qui sont mes alliés et mes adversaires dans ce projet ?
- la faisabilité technique a-t-elle été suffisamment évaluée ?
etc...

Et pour aller plus loin, le début du projet est le moment où l'on accepte "mollement" (on m'a demandé de prendre ce projet), ou "solidement". J'accepte si mon analyse me conduit à penser que j'ai tous les moyens et les pouvoirs de réussir - sous-entendu, si les conditions ne sont pas remplies, je dis non1.

Cela peut empêcher de dormir la nuit... Mon expérience m'a montré que les insomnies de début de projet étaient un gage de fort engagement et de réussite.

Bon, je retourne faire la sieste :-)

 

1 voir article "apprendre à dire un non positif"

Par Laurent DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Manager son projet
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