Conseil en management

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Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
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Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
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Quelques bons bouquins...

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Jeudi 10 mars 2005 4 10 /03 /2005 00:00

Dans ce pays irréformable, il existe une bonne niche de pratique professionnelle pour échapper à la prise d'otages que certaines professions exercent sur la population: le télétravail. Les électrons qui amènent l'électricité chez moi, mon ordinateur, mon téléphone ne font jamais grève. Alors, je vais consacrer ma journée à des travaux de préparation et à téléphoner à mes clients et partenaires. Surtout ne pas se déplacer, c'est la consigne du jour.

J'ai même décalé un rendez-vous important, mais pas urgent, pour éviter de tomber dans le bourbier de la grande ville où je devais passer la journée. Le télétravail (voir l'excellent site de Bob Fortier à ce sujet http://www.ivc.ca/bf.htm), c'est un gisement de développement extraordinaire pour les entreprises, avec à la clé des gains de productivité inattendus. C'est un choix essentiel de management d'entreprise à la mesure de notre monde mouvementé… et c'est le choix d'Innovation Consultants.

Cependant, j'ai eu un doute ce matin. Je réveille mon PC branché sur Google et je vois une page rarissime: "Google, server error". J'ai pensé que même les électrons avaient été contaminés par la grève. Fausse alerte, j'ai rafraîchi mon butineur, et tout est rentré dans l'ordre. N'ébruitez pas la grève auprès des électrons, cela pourrait donner des idées à certains.

Bonne journée à pied…

Par Laurent DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Manager son temps
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Dimanche 20 février 2005 7 20 /02 /2005 00:00
19h ce soir...

Mon fiston (6ème) affolé, cherche la liste des bouquins qu'il doit lire cette année. Il ne l'a pas. Heureusement, j'ai une copie de la liste dans mes papiers.

Le fils: - ouahou, il faut lire ce roman pour l'école avant le 3 mars !

Je vous laisse imaginer la suite puisqu'on est le 20 février, que la lecture n'est pas sa "top passion", qu'il y a les jours chargés d'école, etc... Alors ce soir, je tente d'être un cordonnier mieux chaussé que d'habitude, et ce que je pratique en entreprise chez mes clients, je vais le tenter avec mon fils.

Le père: ton bouquin, il fait combien de pages ?

Le fils: grrrrrrrrr (grommellement caractéristique)

Le père: bon, montre, ok 208 pages, il reste combien de jours ?

Le fils: grrrrr (grommellement un peu moins long)

Le père: euh, pas beaucoup, car on est en février. Pas grave, j'écris sur un papier: dimanche, lundi, mardi... jusqu'au mercredi 2 mars. Puis une ligne en dessous: objectif de pages à lire, une autre ligne: numéro de pages, encore une ligne: réalisé, et une dernière: commentaires.

Le fils: grr (grommellement de plus en plus court)

Le père: bon, tu as lu combien de pages depuis tout à l'heure ?

Le fils: 7 (miracle, il parle)

Le père: bon, avant de te coucher, tu peux encore en lire combien ?

Le fils: je finis le chapitre, je peux en lire 2

Le père: ok, je note 9 pages comme objectif pour aujourd'hui. Combien tu peux lire de pages par heure ?

Le fils: tout à l'heure, j'ai lu les 7 pages en une demi-heure

Le père: ok, on va compter que tu lis 15 pages à l'heure, ok ? Aujourd'hui, tu étais énervé, il y avait du bruit autour de toi, est-ce que tu peux faire 15 pages ?

Le fils (carrément coopératif): Ok

Le père: bon demain, tu as une étude, je serai à la maison à ton retour d'école, combien de temps de lecture met-on à l'étude ?

Le fils (pris au jeu): ben, il  y a beaucoup de bavardages en étude, on met 20 minutes

Le père: ce serait bien de faire un peu plus, aller je mets 30 minutes en étude dans la ligne commentaires, et 1 heure de lecture dans mon bureau à ton retour d'école, d'accord ?

Le fils: bon d'accord

Le père: ça fait donc 22 pages pour demain…

Et ainsi de suite, en négociant chaque chiffre et en tachant de mettre davantage de travail au début de la semaine, à l'emploi du temps moins dense, qu'à la fin.

30 minutes après le début de l'exercice, non seulement le programme de travail est écrit sur le PC (c'est encore plus motivant), mais on a envisagé jour après jour, les charges et les conditions de travail pour atteindre l'objectif du 3 mars. Avant de se coucher, il reprend son livre et dépasse de 2 pages l'objectif. On consigne ce résultat ensemble dans le tableau. Et il part se coucher le sourire aux lèvres.

Un peu de méthode et on retrouve le moral, chose qu'on apprend si peu dans notre cursus scolaire…

(article dédié à Thibault et Christian Loridon)

 
Par Laurent DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Et la famille...
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Jeudi 17 février 2005 4 17 /02 /2005 00:00

... pour le travail d'équipe, ou même pour le travail à 2.

On passe un temps fou devant son clavier. Mais dès qu'on veut partager, créer, se projeter en avant, faire un plan, construire à 2 ou plus, rien ne vaut les papiers de chevalet (mot emprunté au Québec pour désigner les "paper-board") collés au mur.

En travaillant ces derniers jours avec de jeunes créateurs d'entreprise ou sur le plan d'Innovation Consultants International, cette évidence est revenue au premier plan. Le remue-méninge visuel pour tous, le fait que chacun prenne le crayon, même le mouvement du corps (on est debout) font de l'exercice un véritable travail d'équipe. Et l'outillage reste rudimentaire: du papier, de la gomme collante pour mettre le papier au mur, des marqueurs. Le résultat est très énergétique pour tous !

Le PC sert ensuite d'enregistrement, quand l'exercice au mur a délivré toute sa puissance créative...

Par Laurent DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Manager son équipe
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Lundi 24 janvier 2005 1 24 /01 /2005 00:00

L’autre jour, je demande à mon expert comptable – le cabinet Olivier Carvin à Marseille (pub :-)) - un dossier avant jeudi soir. « Aucun problème me dit-il ». Le mardi, sa collaboratrice, Marie, me téléphone pour savoir quand est-ce que j’ai l’intention de passer le prendre. Je réponds mercredi ou jeudi.


Mercredi vers 16h, elle m’appelle :

-         comptez-vous passer avant ce soir ? 

-         non plutôt demain matin…

-         en début ou fin de matinée, je ne serai pas disponible avant 10h ? 

-         ça me convient, je passe après 10h.

Et bien la « pro activité » c’est cela, tout cela et rien que cela. En même temps peu et énormément de choses. En m’appelant le mardi, Marie anticipe. J’ai été exigeant sur la date – le dossier avant jeudi soir – mais je suis resté vague quant à l’exécution (je n’ai pas dit quand je passerai). Marie, en m’appelant, clarifie donc et en même temps me rassure. Le dossier, mardi, est déjà prêt. Mercredi, elle anticipe le risque que je vienne jeudi à un moment où elle n’est pas disponible. Elle m’appelle de nouveau pour reclarifier et éviter que le risque ne se transforme en problème – un client qui attend est toujours mécontent, même si son manque d’organisation est la cause de son attente.

J’ai en effet récupéré le dossier jeudi matin. Et le capital confiance avec le cabinet de mon comptable a augmenté. L’impact de l’action proactive sur l’efficacité de travail et sur la confiance entre les différents protagonistes d’un projet est considérable.

 

C’est bien peu de choses, et pourtant c’est énorme...

 

Par Laurent DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Manager son commerce
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Dimanche 23 janvier 2005 7 23 /01 /2005 00:00

Organisation personnelle

Pour être toujours à l'heure ou savoir quel heure il est pour vos interlocuteurs où qu'ils soient dans le monde, rendez-vous sur http://www.worldtimeserver.com/.

 

Par Laurent DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Manager son temps
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Lundi 10 janvier 2005 1 10 /01 /2005 00:00

Management

J'entends cela si souvent: "mon chef fait ceci, ne fait pas cela, prend un engagement qu'il ne tient pas, ne me soutient pas, me donne un conseil à coté de la plaque, est absent, n'arbitre pas, me donne des sujets peu intéressants, etc, etc..."

Voilà ce que cela m'inspire: pourquoi ne manage-t-on pas son chef comme on manage son équipe ?

Manager, c'est quoi: faire une analyse stratégique, se donner des objectifs pour développer cette stratégie, rassembler les moyens pour mettre en oeuvre ces objectifs, piloter les actions et mesurer l'avancement avec des tableaux de bord bien foutus (simples et pertinents...). Quand on fait cela avec son équipe, il y a des étapes, des points de validation, des analyses de risques, des points d'avancement, des récompenses et des sanctions...

Et avec son propre chef, ne peut-on fixer des étapes, des points de validation, des analyses de risques, des points d'avancement, des récompenses et des sanctions ? Je m'attends à l'objection: qu'est-ce que tu veux dire par récompenses ou sanctions de mon chef ? Et bien voilà: tant que l'on croit que son chef est un "supérieur", une sorte de "seigneur" dont on est le "vassal", on perpétue une relation dominant-dominé. Hors, votre chef a autant besoin de vous que vous de lui. Si vous ne faites que des âneries dans son service, il est aussi sanctionné puisque vos âneries se retournent contre sa réputation de chef. Si vous êtes super-performant, il récupère une partie de vos étoiles. Un bon chef est toujours entouré de bons collaborateurs (il le dit lui-même), un mauvais est entouré de bras cassés (et il n'arrête pas de le dire, sans se rendre compte qu'il se tire une balle dans le pied).

Bref, je suis convaincu (et c'est un praticien qui parle) qu'il faut avoir le même niveau d'exigence (voir plus d'exigence encore) avec son chef qu'avec son équipe: tenir les horaires de réunion, mettre en place des objectifs raisonnablement ambitieux, échanger sur les bonnes tactiques, clarifier qui prend quelle responsabilité, etc. Bien entendu, tout cela doit se faire avec diplomatie et fermeté, sans jamais brandir de menace (le "si tu ne me donnes pas satisfaction, je démissionne" est un argument catastrophique... on démissionne, on ne menace pas de démissionner). L'argument suprème reste l'intérêt général de l'entreprise pour laquelle vous travaillez.

Je donnerai quelques exemples de ces propos un de ces jours...

Par Laurent DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Manager son chef
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Mercredi 5 janvier 2005 3 05 /01 /2005 00:00

Organisation personnelle

Que ce soit en français, en anglais ou dans n'importe quelle langue, la recherche sur internet avec un outil comme Google remplace le dictionnaire. Désormais, quand j'ai un doute sur un mot anglais, ou la définition d'un mot français que je n'use pas couramment, je tape ce mot sur Google. Je récupère des quantités d'angles de compréhension de ce mot, et en plus des photos. Il y a même des suggestions d'orthographe !

Super facile et efficace...

Par Laurent DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Manager ses outils
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Lundi 3 janvier 2005 1 03 /01 /2005 00:00

Courriel

Notre objectif est toujours de recevoir 20 courriels par jour maximum...

Combien avez-vous de messages dans votre "boite d'arrivée (inbox)" ? Et combien dans votre dossier "éléments envoyés (sent items)" ?

- moins de 20 --> vous êtes un champion de l'utilisation de la messagerie !
- de 20 à
50 --> vous avez un travail de ménage à faire...
- de 50 à 100 --> la situation est en train de vous échapper...
- 100 à 3000 (j'en ai vu) --> vous ne maitriser plus la situation...

La messagerie a besoin d'un ménage régulier. Et les 2 dossiers "boite d'arrivée (inbox)"  et "sent items" sont clés pour la gestion de la messagerie et de son temps.

Tous les messages en "boite d'arrivée (inbox)" doivent être traités, ce qui veut dire:
--> si je n'ai pas encore ouvert un message, il va falloir que je le fasse :-)
--> si j'ai ouvert un message et le laisse en "boite d'arrivée (inbox)", c'est parce que j'ai besoin de réfléchir avant d'agir, c'est qu'il me manque une information.
Traiter les messages en "boite d'arrivée (inbox)" = répondre, consigner une action dans l'agenda, supprimer ou classer le message reçu.

Le dossier "éléments envoyés (sent items)" est le plan d'actions de la messagerie. Tous les messages en "éléments envoyés (sent items)" doivent être traités, ce qui veut dire:
--> si le message est toujours dans ce dossier, c'est que j'attends une réponse;
--> si je n'ai pas de réponse dans un délai raisonnable (dépendant de l'objet du message), je relance par téléphone ou par courriel, et je supprime l'ancienne version du message.
Quand l'action est traitée, je supprime ou je classe le message.

Le ménage dans les 2 dossiers "boite d'arrivée (inbox)" et "éléments envoyés (sent items)" se fait tous les jours.

D'expérience, quand le dossier "boite d'arrivée (inbox)"  ou "éléments envoyés (sent items)" contient plus de 20 messages, c'est que je n'ai pas fait le ménage. Et 20 actions en cours, de manière permanente, c'est gérable. Au delà, il y a probablement un travail à faire sur son modèle de délégation.

Dernier truc: quand vous envoyez un message qui n'a pas besoin de suivi ni d'être conservé (vous avez répondu juste "merci", vous envoyez une blague à un copain, etc...), décochez l'option "enregistrez le message dans éléments envoyés". Cela évite l'encombrement du-dit dossier.

Par Laurent DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Manager son courriel
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Samedi 1 janvier 2005 6 01 /01 /2005 00:00

Cette citation de Coluche, qui nous manque bien, en guise de bonne année.

Tsunami, attentats, guerres, famines, épidémies, pauvreté, morts et blessures injustes, petites et grandes lachetés quotidiennes, saloperies en tout genre. En effet, si Dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse.

Terrifiant le monde dans lequel on vit, et pourtant... et pourtant, je me rappelle cette discussion tard dans la nuit avec un ami, à l'époque où nous étions étudiants. Lui me soutenait que le monde n'avance pas, et moi le contraire. Pas une bataille de religion, mais de convictions, indémontrables.

Je n'ai pas changé de conviction, mais je reste bien sur toujours aussi incapable d'avancer une démonstration - pas plus d'ailleurs que tous les pour ni les contre, assoiffés de pouvoir, qui se bagarrent sur notre bonne vieille terre à ce sujet depuis des lustres.

Tous les jours pourtant, des milliards de petits gestes de tendresse, d'attention, de soutien, d'amour, ne font pas la une des journaux, ni des radios, ni de la télé. On ne peut pas leur en vouloir d'ailleurs (les medias), ils ont un business. Les blogs ressemblent peut-être davantage à la vraie vie, puisque chacun y va de son petit couplet, même s'il y a là aussi des arrières-pensées, des egos, du marketing, et parfois des réglements de comptes... comme dans la vraie vie.

Mais je souris de penser qu'on a imaginé qu'internet allait faire disparaître la vraie communication, que les nouveaux médias suppriment l'intérêt pour la lecture et l'écriture. Il se passe exactement le contraire. Donc je crois que l'espoir est au coeur de notre grosse orange bleue.

Bonne année à tous.

Par Laurent DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Citations et biblio
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Jeudi 23 décembre 2004 4 23 /12 /2004 00:00

Encore un dilemme quotidien: faut-il disséminer dans la journée les coups de fils à passer ou faut-il au contraire les passer tous d'un coup ?

L'expérience prouve que les passer tous d'un coup est plus efficace. En effet, se lancer dans une série ininterrompue d'appels permet d'éliminer rapidement une liste d'actions clés de la journée, d'emmagasiner un capital confiance important, et d'être concentré sur une période limitée dans l'exercice "téléphone". Et si vous êtes de ceux qui ont du mal à décrocher le téléphone, commencez par "vous chauffer" avec un ou deux appels faciles: votre cousine Charlotte, votre collègue Jojo pour l'inviter à déjeuner, etc...

Une fois le tour de chauffe effectué, on peut s'engager dans la liste des 10 coups de fil clés de la journée. Après chaque appel, on enregistre rapidement les actions dans son agenda, mais on ne s'engage pas dans l'action.

La satisfaction d'avoir avancé est énorme quand on a concentré tous ses appels en une unité de temps. Et la dynamique du téléphone est forte quand on s'est chauffé.

Une autre manière d'optimiser son temps... 

Par Laurent DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Manager son temps
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