Conseil en management

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Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
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Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
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Jeudi 8 septembre 2005

Expérience vécue...

J'ai toujours voulu exercer la parité des sexes dans les équipes que j'ai managées. Il me semblait qu'avoir un nombre équilibré d'hommes et de femmes dans des métiers à composante intellectuelle et service, était une manière de balayer large le spectre de la réflexion et du travail d'équipe.

Un jour, je récuperai dans mon groupe une équipe composée de 4 ou 5 jeunes hommes. Je décidai que la recrue suivante de l'équipe serait une femme. Lorsque qu'elle eut rejoint le service, je lui en confiai rapidement la responsabilité d'encadrement. Elle prit en charge avec professionnalisme le job, équilibra le nombre d'hommes et de femmes de l'équipe. Puis nous vécûmes une nouvelle réorganisation de l'entreprise. Je partis vers d'autres horizons.

Un an plus tard, l'équipe en question ne comprenait plus que des femmes... Pourquoi ? Ces messieurs avaient-ils fui car dirigés par une femme (excellente à son poste d'ailleurs), ou bien cette jeune managere n'osait-elle pas embaucher d'hommes ? Mystère. Ils étaient tous jeunes (moins de 35 ans) pourtant...

Se peut-il que nous ayions encore du chemin à parcourir avant que la parité au boulot devienne naturelle, voire une décision proactive de management ?

 
par DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son équipe
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Vendredi 3 juin 2005

Récemment, je préparais avec un manager une intervention sur l'utilisation de la messagerie électronique. Il a clairement accroché à mon slogan "on est responsable du nombre de courriels qu'on reçoit", et à l'objectif de "recevoir 20 mails par jours maximum".

 

Bien sur, recevoir beaucoup de courriels est un symptôme. De mon point de vue, ce symptôme traduit, à la première "méta couche", les troubles suivants:

 

-         l'organisation personnelle,

-         le rapport au pouvoir,

-         le mode de communication,

-         la méthode de délégation.

 

Chacun de ces troubles peut être analysé et développé.

 

Mon interlocuteur manager disait à ce propos: "seul le manager peut déléguer". Ma conviction est différente. La délégation verticale et transversale prend en réalité de multiples formes…

 

Mais vous, qu'en pensez-vous ?

par DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son équipe
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Mardi 17 mai 2005
 

Il y a quelques jours, j'ai vu le remarquable film "Ray". Vie difficile que celle de Ray Charles, aussi un exemple de lutte personnelle contre l’adversité. Allez le voir…

 

Dans un concert, Ray entame sans prévenir un morceau (de blues je crois, pardon pour les puristes qui peuvent me corriger), qui n'est pas du tout dans son répertoire. Ses fans sont furieux, la salle chauffe. En coulisse, personne ne comprend pourquoi Ray part sur ce territoire à risques, qui n'est pas le sien. Il s'agit d'un morceau intimiste alors que la musique de Ray est d'habitude très tonique.

 

Voyant le public s'enflammer avec fureur, un nouvel associé de Ray décide en coulisse de baisser la lumière de la salle – innovation pour l’époque ! Comme par magie, le public s’adoucit et devient attentif à la musique. La partie est gagnée.

 

Après le concert, Ray, assez énervé, demande à son collaborateur : « mais pourquoi as-tu baissé la lumière ? ». Celui-là lui répond : « il fallait le faire ». Ray redemande : « mais qui t’a demandé de le faire ? », et l’autre d’ajouter quelque chose comme : « il fallait le faire, c’est tout ». Bien entendu, Ray engage immédiatement ce nouveau compère dans sa garde rapprochée.

 

Juste une autre illustration du « just do it » d’un célèbre fabriquant de chaussures. Trop souvent nous attendons ou demandons des autorisations avant d’agir. Le management n’attend-il pas davantage d’initiatives et de prise de risques de ses équipes ?

 
par DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son équipe
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Lundi 25 avril 2005

En pleine réunion houleuse un jour, l'un de membres de mon équipe - consultant externe de langue anglaise - me fit un clin d'oeil : "storming" chuchota-t-il...

Il faisait référence à une conversation antérieure que nous avions eu sur la formation d'une équipe. La création d'une équipe performante passe inmanquablement par 4 phases:

- "Forming" ==> tout à l'excitation de bosser sur un nouveau projet, le groupe se rassemble. C'est une phase facile puisque tous les espoirs sont permis.

- "Storming" ==> après les premières esquisses communes vient la tempête, les confrontations voire les affrontements. Le groupe peut devenir une équipe si elle passe cette étape.

- "Norming" ==> la tempête dépassée, on peut maintenant mettre en place une vraie structure de travail en équipe. C'est une phase où sont produits bon nombres d'outils communs.

- "Performing" ==> l'équipe existe, les outils sont en place, les référentiels sont créés. L'équipe devient irrésistible...

C'est un modèle intéressant... A quelle étape se trouve-t-on ? Les phases sont plus ou moins longues en fonction des projets, des personnalités, des enjeux. Mais c'est une grille de lecture intéressante à utiliser pour se situer...

Voir les quelques lignes de théorie de Bruce Tuckman à ce sujet...

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Vendredi 25 mars 2005

Avant de parler de soucis de management, moquons-nous de nous-même...

 

Il y a quelque temps, ma compagne a changé la poubelle de place dans la cuisine – décidément, il va falloir que je me fasse psychanalyser sur les rôles des poubelles dans ma vie J. Pendant environ 3 mois, j'ai consciencieusement ouvert l'ancien placard, avant de finalement intégrer le nouvel emplacement pour les déchets de table ! Au moins 3 mois pour changer une habitude aussi simple, imaginez ce que cela peut donner dans nos pratiques professionnelles…

 

Lors d'un travail d'accompagnement que j'ai mené avec un dirigeant, nous sommes arrivés à la conclusion qu'il serait très efficace qu'il rencontre chaque personne de son équipe, en tête-à-tête, une heure par semaine. Une heure sans agenda. Une heure consacrée aux soucis de ses collaborateurs directs. Une heure de coaching en fait. Une heure qui en fait gagner des dizaines, car une heure d'écoute active, de résolution préventive, de renforcement de la confiance, de recadrage aussi.

 

Cette idée simple, le dirigeant l'a comprise en  2 minutes. Il a déclaré qu'il allait le faire. Pourtant, la mise en œuvre a pris 4 mois. Décider d'ouvrir son agenda, appeler chacun de ses collaborateurs directs, réserver des créneaux horaires pour les prochaines semaines. 4 mois.

 

Je suis convaincu que la plupart des gestes de management ne demande aucune complexité intellectuelle. Ce sont des gestes de bon sens accompagnés de décision dans la mise en œuvre. Le dirigeant en question reconnaît aujourd'hui l'utilité de cette nouvelle pratique.

 

Changer nos habitudes est une lutte quotidienne et sans merci contre soi-même. Quant à espérer changer les habitudes des autres (de notre boss, de notre équipe, de nos clients, de nos partenaires…), il faut, comme dirait Raimu dans la trilogie de Pagnol: un tiers de patience, un tiers d'écoute, un tiers de détermination, et un bon tiers d'indulgence.  

 

 

 

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son équipe
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Jeudi 17 février 2005

... pour le travail d'équipe, ou même pour le travail à 2.

On passe un temps fou devant son clavier. Mais dès qu'on veut partager, créer, se projeter en avant, faire un plan, construire à 2 ou plus, rien ne vaut les papiers de chevalet (mot emprunté au Québec pour désigner les "paper-board") collés au mur.

En travaillant ces derniers jours avec de jeunes créateurs d'entreprise ou sur le plan d'Innovation Consultants International, cette évidence est revenue au premier plan. Le remue-méninge visuel pour tous, le fait que chacun prenne le crayon, même le mouvement du corps (on est debout) font de l'exercice un véritable travail d'équipe. Et l'outillage reste rudimentaire: du papier, de la gomme collante pour mettre le papier au mur, des marqueurs. Le résultat est très énergétique pour tous !

Le PC sert ensuite d'enregistrement, quand l'exercice au mur a délivré toute sa puissance créative...

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son équipe
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Mercredi 1 décembre 2004

Je parlais de confiance il y a 2 ou 3 jours (voir au chapitre "management").

Aujourd'hui, j'ai vu l'impact du vent contraire. Quelqu'un qui m'est proche est sur un projet de création d'entreprise. Super projet d'ailleurs: plein de potentiel, plein de créativité, plein d'enthousiasme de la créatrice. Hors parmi les rencontres de la journée, une partenaire potentielle au projet n'a fait que jeter sur la table ses doutes et questions malicieuses. D'encouragements, point. D'idées créatrices, point non plus.

La créatrice d'entreprise me dit en coulisses: "je m'en fiche". Pourtant, quelques instants plus tard, le moral est atteint. Ce sera passager.

Bilan: la partenaire potentielle a probablement perdu une opportunité. On peut aussi récupérer ses doutes et questions malicieuses dans "l'analyse de risques" du projet. 

Dans le fond, si le créateur d'entreprise abandonne à ce moment-là, c'est que son projet n'est pas solide, et il faut remercier le "casseur de moral". Si le créateur rebondit, il va exploiter les doutes et questions malicieuses pour renforcer ses arguments, ses critères de choix de partenaires, etc...

L'épreuve rend ainsi le porteur du projet plus fort.

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son équipe
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Mardi 30 novembre 2004

Dans mon travail d'accompagnement, les résultats ne se mesurent pas en progression de chiffre d'affaires, en pénétration de marché, en point de rentabilité gagné. On est dans un registre intangible, dans une réflexion sur les attitudes et les comportements, dans l'analyse des différentes options possibles face à une situation donnée.

Comme Monsieur Jourdain, je faisais de l'accompagnement sans le savoir lorsque j'étais salarié. On me "demandait conseil", aujourd'hui c'est mon métier.

Et je suis chaque jour étonné !!!

En définitive, la partie essentielle de l'accompagnement consiste à écouter avec une grande attention (il ne s'agit pas de simulation, mais d'empathie), et d'aider à détecter les pistes pour lesquelles l'interlocuteur est susceptible de réussir grâce à ses qualités intrinsèques, son parcours, son expérience, ... Et simplement de lui dire: "je suis convaincu que tu vas y arriver, tu vas savoir faire, je te fais confiance".

Ce sont des paroles d'une rare banalité, mais dites avec conviction, les yeux dans les yeux. Je suis chaque fois étonné de l'impact. Le déficit chronique d'encouragement, depuis la tendre enfance, jusque dans le système scolaire puis dans les systèmes de management est je pense, la racine de l'immobilisme et des peurs de beaucoup d'entre nous.

Ah, si on apprenait à dire, les yeux dans les yeux, notre confiance: petits mots pour grands résultats...

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son équipe
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Mardi 16 novembre 2004

Que vous soyez vous-même un télétravailleur ou que vous soyez en charge de mettre en place une politique de télétravail dans votre entreprise, je vous conseille de parcourir le site de Bob Fortier: http://www.ivc.ca/

Une mine d'or et de clins d'oeil qui nous viennent du Canada.

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son équipe
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Dimanche 14 novembre 2004

 

Lors d'une récente conversation avec un ami manager à propos de pourvoir (mot souvent tabou en management), cette réflexion m'a marqué: "pas difficile le pouvoir avec ses propres équipes, il suffit d'être exemplaire".

Pour accrocher le pouvoir par le haut, il faudrait accepter certains compromis, voire certaines compromissions...

A méditer...

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son équipe
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