Conseil en management

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Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /Nov /2006 16:07
Les vendeurs de logiciel de planification vont faire un autodafé de ce post (risque) ou vont m'apporter la solution que je cherche depuis 15 ans (opportunité). A ce jour, je n'ai pas trouvé d'outil de planification qui me convienne. Ne parlons pas de celui du géant de Seattle, je le trouve compliqué et suspect : il fait des choses, des calculs dans mon dos de Chef de Projet, sans que je sois certain que cela n'impacte significativement la logique de mon planning.

Je le dis et je le répête : le planning est le reflet des engagements de l'équipe projet. Il est donc construit en équipe, et doit être simple et compréhensible pour tous : l'équipe projet, le comité de pilotage, le client, le management. Simple veut dire : 20 jalons et 50 taches maximum (au delà on ne maitrise plus l'ensemble, et il convient de regrouper certaines taches et d'en faire des "sous-planning"), compréhensible veut dire que la formulation et la présentation sont claires et lisibles.

Alors, découragé de ne pas trouver THE logiciel, je suggère d'orienter le choix de mise en forme du PERT/CPM vers un outil purement de présentation. J'ai récemment fait l'acquisition de MindManager que je trouve très attrayant pour synthétiser le fruit des remue-méninges... Et je teste son usage pour faire un PERT/CPM. Voyez plutôt :

ou si vous ne voyez pas bien, téléchargez ici le même document au format Acrobat, ou ici au format MindManager. Il existe un outil de lecture des "maps" (un viewer) de MindManager que vous pouvez trouver à cette adresse, gratuitement.

L'avantage de cette présentation est qu'elle est très visuelle, facile à mettre en oeuvre. Le logiciel MindManager permet une navigation en gros plan d'un planning qu'on peut montrer en rétroprojection de manière spectaculaire et compréhensible par tous.

J'entends aller bon train les commentaires (sic) des férus des logiciels de planification :

- mais ce truc ne calcule rien !
- mais cela n'intégre pas les charges des équipes !
- et comment je passe au Gantt à partir de ce planning ?
Bref... retourne donc dans ta caverne !

Pour avoir récemment discuté avec un ingénieur d'une énorme société informatique leader mondial, ingénieur senior, expérimenté, plebiscité par ses clients, respecté pour la pertinence de ses analyses des enjeux projets, et qui m'a avoué utiliser "Word" pour faire ses planning, je me dis que nous serons au moins 2 dans la caverne.

Si MindManager ne calcule rien, je trouve que c'est une bonne nouvelle. Le Chef de Projet reprend son rôle sans être dominé par la machine, ou sans tomber dans les excès ludiques des logiciels qui ne représentent que leur propre logique, et non pas celle des engagements de l'équipe. Si cette proposition ne résoud pas la "charge" des équipes, je rappelle que le travail de planification est un travail de logique des interdépendances des taches dans le temps, et que la "charge" est une notion financière, dont les contraintes sont régulièrement arbitrées et  corrigées par le management. Prétendre  mélanger automatiquement dans un logiciel unifié ces 2 notions me parait souvent un défi illusoire - non pas dans la théorie - mais dans l'usage que font les Chefs de Projet de leurs outils. Et si on n'arrive pas simplement à passer de cette représentation PERT/CPM au Gantt, c'est peut-être une limite temporaire puisque MindManager offre un module Gantt associé.

Bref, vous m'avez compris (I hope), je suis pour la reprise du pouvoir du Chef de Projet sur les outils de planification.
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son projet
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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /Nov /2006 14:53
Je l'ai évoqué récemment. Je vous conseille vivement de vous procurer l'entreprise contre la pauvreté de Jacques Baratier.

A 84 ans, dont 40 à diriger des entreprises et 20 à inventer un concept qui permet un enracinement fort du développement par la création d'entreprises et la montée en puissance de nouveaux entrepreneurs au Sud, Jacques Baratier fait une démonstration éclatante, tout en appuyant sa critique acerbe du "tout libéral". Son parcours le met à l'abri des affirmations simplistes. Et la force de son discours (je l'ai vue sur scène, quelle puissance de feu) tient à des convictions trempées dans l'expérience et la réussite.

A trop imaginer qu'en accumulant la richesse, nous serons plus heureux, nous transformons la grande majorité de nos compagnons de route sur cette petite planête en futurs révoltés - pour  ceux qui s'en sortiront. Et nos incantations militaires ou économiques n'empêcheront pas l'appauvrissement général et les risques d'insécurité.

Jacques Baratier nous donne de bonnes pistes de réflexion, ancrées dans le réel et accessibles. A décliner autour de nous...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Citations et biblio
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 09:07
Je passe dans la semaine...
On s'appelle...
J'arrive tout de suite...
Je te rappelle tout à l'heure...
Ok, on vous fait signe...
Ce sera prêt dans quelques jours...
On se retéléphone pour prendre rendez-vous...

Toutes ces expressions courantes posent une question claire : pourquoi ne prenons-nous pas un engagement précis ? Avons-nous peur de dire non ? Et dans ce cas, quel est le risque ? Ne savons-nous pas évaluer le temps ? N'est -il pas plus efficace de donner une indication plus solide de ce que nous allons faire, et de le faire immédiatement ? D'où nous vient ce réflexe de rester dans le flou, ce qui complique notre gestion du temps ou nous fait rater des opportunités ? Pourquoi prendre un rendez-vous dans 2 ou 3 mois parait-il si déconcertant ? Quel effort supplémentaire va nous demander de relancer quelqu'un pour préciser un rendez-vous alors que nous l'avons en face de nous ? Sera-t-il impossible de décaler une réunion si un conflit d'agenda intervient ?

Je vous laisse réfléchir... réagir... commenter....

NB : dans une immense majorité des cas, la personne qui nous a dit "je te rappelle dans 3 minutes" rappelle en fait 20 à 60 minutes plus tard. Je la suspecte d'avoir conscience qu'elle ne rappelera pas dans 3 minutes quand elle nous le dit... Alors pourquoi 3 minutes ?

Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son temps
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Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /Nov /2006 19:02
J'ai signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot et je vous encourage à faire de même à cette adresse : cliquez ici.

Que du bon sens et de l'urgence pour nos enfants et petits-enfants...


Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /Nov /2006 18:44
J'avais un peu des plombs dans les chaussures ce matin. Pas motivé... pourtant le soleil brillait comme souvent dans notre belle région. Je suis tout de même allé au salon Athelia, et j'ai bien fait. Les discussions requinquent, une conférence de Jacques Baratier, jeune homme de 84 ans au parcours impressionnant - résistance pendant la guerre, créateur d'entreprises, aide au développement et j'en passe - une conférence qui bouscule en nous rappelant les 3 grands défis auxquels il nous faut faire face : la pauvreté, la dégradation de l'environnement, le déclin des énergies non renouvelables. J'ai commencé son livre entre 2 sandwichs : "l'entreprise contre la pauvreté" (éditions Autrement). Ca promet...

Retrouvant le moral, je suis intervenu pour raconter une anecdote lors de la table ronde traitant du sujet de la discrimination en entreprise, en évoquant le lien entre discrimination et peur.

Il y a 10 ans, j'avais quelques cv sur mon bureau pour un recrutement en cours. Machinalement, j'écartai celui d'un candidat de 10 ans mon ainé (mon âge actuel :-)).  Le responsable RH me demanda pourquoi j'avais éliminé ce candidat, je lui répondis que je ne me sentais pas de manager un collaborateur de cet âge. Le candidat n'était pas en cause, mais ma propre inquiétude. Le responsable RH insista en disant qu'il connaissait l'ingénieur en question, et qu'il pourrait être intéressant que nous nous rencontrions. Lors de l'entretien, je demandai au candidat : "cela ne vous ennuie pas d'être managé par quelqu'un qui a 35 ans ?" Il me rassura, m'expliqua qu'il était motivé pour la mission que je lui avais exposée, qu'il ne venait pas pour revendiquer ma place, etc... Bref, ce fut lui qui trouva les clés pour éliminer mes propres inquiétudes. Je l'embauchai, et n'eu pas à le regretter. Quelques années plus tard, j'embauchai même une américaine de 58 ans et un américain de 65... J'avais sans doute un peu grandi :-)

Quand on reste sur le registre "théorique" de la discrimination, quand on évoque la batterie d'outils juridiques et de mesures pour forcer les entreprises à équilibrer leur mode de recrutement, on oublie sans doute que chacun d'entre nous doit se battre avec ses propres limites, et que le coeur du débat est "comment dépasser nos limites intimes, celles dont on ne parle pas car cela semble afficher une faiblesse".

L'une des intervenantes expliquait un test où un même cv envoyé à 250 entreprises en plusieurs exemplaires, mais en modifiant quelques critères, avait reçu des réponses bien différentes : près de 80 retours pour le jeune homme normal, blanc, le nom bien de chez nous, l'adresse rassurante, jusqu'à moins de 10 réponses pour l'handicapé.

Peur de l'autre, mais aussi peur de soi-même, de sa propre capacité à intégrer la différence. Alors, comment inculquer aux exclus qu'ils doivent apprendre à rassurer ?

Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son équipe
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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 18:31
Cette semaine dans mon agenda, leforum d'entreprises d'Athelia à la Ciotat... L'occasion de "jouer au journaliste" en animant le micro-trottoir du salon (voir le programme). J'espère ne pas me prendre les pieds dans le fil du micro, et permettre aux plus discrètes des boites de pouvoir exploiter le porte-voix...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Divers z'et varié
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /Nov /2006 13:05
En 1985, je suis tombé amoureux du Macintosh. J'ai même fait un court détour professionnel par Apple en 1989. Puis, pendant près de 4 ans chez Gemplus, j'ai résisté dans un monde Microsoft, avec un Mac arraché de haute lutte à mon management.

Un jour, un collaborateur me dit : "Windows 95, c'est comme le Mac et patati et patata". Mon Mac étant vieillissant, seul sur ma planête mais tout de même autonome et jamais planté avec mon ordinateur, je rejoignis à reculons le monde Microsoft. Pour constater, bien entendu que Windows 95 avait en effet piqué quelques bonnes idées de Mac OS 85, mais n'arrivait pas à la cheville du confort pour l'utilisateur de l'Apple 95. Je pourrais écrire des paragraphes entiers sur la liste des reproches que je fais depuis 10 ans à Windows. Il existe une nombreuse littérature à ce sujet, pour ma part, je pense qu'il s'agit du plus grand hold-up de l'humanité. Vous connaissez sans doute l'amusante anecdote que je mets sous cet article, et qui illustre avec humour ma façon de penser.

Cet été, en changeant d'ordinateur, j'ai envisagé de reprendre un Mac. Mais plusieurs interlocuteurs d'Apple ou de ses distributeurs ont été maladroits, et m'ont finalement découragé de faire la bascule inverse en revenant vers mes premières amours informatique.

Comment reprendre sa liberté ? Les logiciels libres, oui bien sur. Le souci reste l'interopérabilité avec mes clients... J'ai depuis des mois fait le choix de Firefox plutôt qu'Internet Explorer. Un petit pas vers l'affranchissement. J'ai essayé à plusieurs reprises d'utiliser OpenOffice. Et puis je me suis arrété : trop de peur de la marche à franchir pour se réapproprier un nouvel environnement, inquiétudes de compatibilité, etc... Hors, j'ai constaté depuis quelques semaines que les liens de mon fichier pdf sur le coaching en ligne ne fonctionnaient pas. Triturant mon document Word et le logiciel libre pdf creator, je ne m'en sortais pas. Alors ce matin, j'ai chargé de nouveau OpenOffice, récupéré le document coaching en ligne, et enregistré mon document directement en pdf. La bonne surprise est au rendez-vous : tous les liens fonctionnent désormais. Et cerise sur le gateau, le même document "coaching en ligne" (pas une virgule de différence) pèse 98Ko au format Word, 28Ko au format OpenOffice !

Si pour beaucoup d'entre mes lecteurs, la bascule vers OpenOffice est une évidence, je suspecte que pour beaucoup d'autres, elle représente une sorte de saut dans l'inconnu. Quand à moi, je vais m'atteler à vaincre mes peurs et briser, par étape, l'étreinte que Microsoft a serrée avec habileté autour de mon outil de travail.

Et puis relisez le savoureux papier ci-dessous dont j'ignore l'auteur...



Microsoft contre Général Motors
Lors d'un salon informatique (ComDex), Bill Gates a comparé l'industrie
informatique avec l'industrie automobile pour en arriver à la conclusion
suivante :

  "Si General Motors (GM) avait eu la même progression technologique que
l'industrie informatique, nous conduirions aujourd'hui des automobiles
coûtant 25 dollars et qui parcouraient 1000 kilomètres avec 1 litre
d'essence."

  Voici ce que fut la réponse du Président de General Motors, lors d'une
conférence de presse :

  "Si General Motors avait développé sa technologique comme Microsoft, les
voitures que nous conduirions aujourd'hui auraient les propriétés suivantes
:

  1. Votre voiture aurait un accident sans raison compréhensible 2 fois par
jour.

  2. Chaque fois que les lignes blanches seraient repeintes, il faudrait
racheter une nouvelle voiture.

  3. Occasionnellement, une auto quitterait l'autoroute sans raison connue.
Il faudrait simplement l'accepter, redémarrer l'auto et reprendre la route.

  4. Parfois, lors de manoeuvres particulières, comme par exemple prendre
une courbe à gauche, l'auto irait simplement tout droit puis refuserait de
repartir. Pour cela, il faudrait procéder à un échange standard du moteur.

  5. Les automobiles ne seraient livrées qu'avec un seul siège, car il
faudrait choisir entre Car98 et CarNT. Chaque siège supplémentaire devrait
être commandé à l'unité.

  6. Macintosh développerait des voitures fonctionnant à l'énergie solaire,
fiable, cinq fois plus rapides et deux fois plus légères. Mais elles ne
pourraient emprunter que 5% des routes.

  7. Les témoins d'huile, de température et de batterie seraient remplacés
par un unique témoin : "Défaillance Générale".

  8. Les sièges exigeraient que chaque passager ait la même taille et le
même poids.

  9. L'airbag demanderait "Etes-vous sûr ?" avant de s'ouvrir.

  10. Occasionnellement, la condamnation centralisée de la voiture se
bloquerait. Vous ne pourriez alors la réouvrir qu'au moyen d'une astuce,
comme, par exemple, simultanément tirer la poignée de porte, tourner la clé
dans la serrure et d'une autre main attraper l'antenne radio.

  11. General Motors vous forcerait à acheter, avec chaque voiture, un jeu
de cartes routières Deluxe de la société Rand McNally (depuis peu filiale
de GM), même si vous ne souhaiteriez pas ou n'auriez pas besoin de ces
cartes. Au cas ou vous ne prendriez pas cette option, la voiture roulerait
50% moins vite (ou plus). A cause de cela GM deviendrait une cible
fréquente de procès.

  12. A chaque fois que GM sortirait un nouveau modèle, chaque conducteur
devrait réapprendre à conduire, car aucune des commandes ne fonctionnerait
exactement comme dans les modèles précédent.

  13. Enfin, il faudrait appuyer sur le bouton "Démarrer" pour stopper le
moteur."
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager ses outils
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Jeudi 26 octobre 2006 4 26 /10 /Oct /2006 14:44
Vive la course à la taille critique, vive les économies d'échelle, vive la conquête, serine-t-on dans les couloirs du pouvoir. Alors on développe, on grossit, on rationalise, on se mamouthise. Voire, on fusionne. Ah la belle affaire !

Prenons un exemple que j'observe de loin. A l'automne 2005, Gemplus et Axalto (respectivement numéro 1 et 2 mondial
de leur secteur - ou le contraire - en tout cas les 2 gorilles de la carte à puce) annoncent en grande pompe leur mariage improbable. Improbable car l'un est le miroir de l'autre : concurrents sur les mêmes lignes de produits, concurrents sur les mêmes zones géographiques, concurrents dans la communication, concurrents, concurrents, concurrents. Et puis après des années d'affrontement, le coup de foudre, les fiancailles, les accords des autorités de France, de Navarre, de Washington et de Bruxelles, le mariage. GemAlto est né.

Et très vite, immédiatement, avant même la cérémonie, les désillusions. Car dans le fond, à qui profite le crime ?

- A l'actionnaire bien sur, jeune sot ! En effet, en effet... un an après l'annonce des fiancailles, l'action en bourse est globalement toujours divisée par 2, et reste au coefficent de division  4 depuis l'entrée en bourse tonitruante de l'an 2000. Mais patience...

- Aux clients alors ! J'en doute... "Opérateur télécom d'un grand pays d'Amérique Latine, j'avais 2 fournisseurs solides qui me permettaient à la fois de saines mises en concurrence, mais aussi de diversifier mes risques. Aujourd'hui, je n'ai plus qu'un seul interlocuteur, je devoir me mettre en chasse d'un deuxième." Ce qui profite d'ailleurs au numéro 3, Oberthur...

- Aux fournisseurs peut-être ! Surement pas... La puissance de feu pour écraser ses fournisseurs et partenaires est d'autant plus importante que le mamouth pèse lourd, n'est-il pas ?

- Ca y est, j'ai trouvé... la fusion profite aux employés, où diantre avais-je la tête ? Il est amusant de constater le changement de discours des employés de Gemplus que je connais, entre l'annonce il y a 1 an et aujourd'hui. Certains voyaient des opportunités nouvelles, des synergies, et patati et patata - ils avaient été bien briefés. Depuis 3 mois, la seule personne de GemAlto que j'ai rencontrée qui soit motivée, travaille pour le projet de rationalisation des processus des 2 monstres. Elle est motivée tout en sachant que sa mission sera passionnante pendant 18 à 24 mois. Tous les autres parlent de leur réduction de responsabilité, des bagarres de pouvoir, du plan social qui arrivera inéluctablement, mais qui, sauvons les apparences, sera annoncé après les élections présidentielles - ça ferait désordre autrement.

Bref, un crime sans mobile, et tout le monde a un sacré alibi. Peut-on avancer l'hypothèse iconoclaste que ce genre d'opération sert surtout à gonfler certains ego ? Après tout, régner sur un fief n'est jamais aussi valorisant que gouverner un empire. Est-ce en construisant des "machins" que l'on réussit à mieux mobiliser les énergies ? Que gagne-t-on en créativité et en prise de risques quand les enjeux de politicaille transforment les équipiers en rameurs désenchantés ?

Plus les groupes se transforment en monstres, plus j'ai des doutes sur leur véritables desseins. Mais cela ne nous regarde pas...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Stratégie de management
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Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /Oct /2006 17:38
Samedi en compagnie d'une bande de jeunes (ils avaient entre 60 et 90 ans), lundi matin d'une autre bande (ils avaient entre 9 et 11 ans), je sors de 2 exercices de style pleins de richesse.

Risques ou opportunités des nouvelles technologies... le débat a été passionnant avec les membres de l'association Poursuivre. La fameuse Gaussienne était parmi nous...


Nous avions donc une répartition des avis : des précurseurs aux conservateurs en passant par une majorité ouverte à "élever son niveau". Débat très sympa que j'ai souhaité animer en balayant tout un tas d'usages nouveaux des Nouvelles Technologies de la Relation (sic). On a ainsi parlé de blogs, de wikis, de téléphonie sur IP, de voyage autour de la terre, de gratuité de services, de généalogie, de livres, de chat, de SMS, d'encyclopédie, de courriel, de portail, de forum, de synonymes, de photos, de vente, de musique, de wifi, de recherche, d'ADSL, de spams, de confiance...

Un vrai mélange ? Pas vraiment. Je souhaitais lever quelques inquiétudes, ébranler quelques certitudes, donner quelque envie, rappeler que dans ce monde qui se fait nouveau, il nous faut aiguiser différemment notre capacité de discernement. Différemment car si j'ai tambouriné que "internet, c'est comme la vie", les dangers comme les plus grandes expériences se présentent sous un angle inconnu. Ce cerveau de l'humanité qui se constitue peu à peu, en perpétuel évolution, échappe encore à l'analyse de nos politiques et de nos régulations traditionnelles.

L'une des gentilles piques reçues du fond de la salle a été : "pourriez-vous vous passer d'internet ?". J'ai répondu : "pourriez-vous vous passer de l'électricité ?" Le débateur a répondu "oui" à ma question. Ce "oui" a été immédiatement suivi d'une réprobation chahuteuse de la salle : "ouhouhouhouhouhou..." Tous ont finalement imité la "régulation naturelle" qui se met en place sur internet, et ce hululement a été un excellent exemple de ce qui se passe sur wikipedia quand quelqu'un publie une information erronée, très rapidement contredite ou remise en place.

J'ai fortement entendu les inquiétudes du genre : "comment savoir si l'information que je consulte est finalement bonne ?" Et j'ai répondu : "comme dans la vie ! Quelle est votre niveau de confiance par rapport au média que vous consultez ou à l'orateur que vous écoutez ? Internet n'est pas contrôlé par le pouvoir, il permet à chacun de s'adresser à tous. Il s'agit d'y développer sa réputation pour ceux qui publient, et pour ceux qui naviguent, d'apprendre à éviter le site www.jevaisvousarnaquer.com en développant antennes et vigilances."

Bref, discernement aiguisé - régulation naturelle me paraissent des éléments clés de ce nouveau monde virtuel.

Alors ce matin, l'animation à l'école m'a rappelé le chemin à parcourir. Car l'énergie des bambins submergeait toute régulation naturelle. Levant les doigts avant la fin de mes questions, gigotants et revendiquants la primauté de venir expliquer leur savoir au tableau, je mesurai l'état bien vert de leur capacité de discernement. C'est je crois, un défi majeur de notre génération, que d'élever nos enfants à grandir dans ce registre, en dehors de modèles "prêts à consommer".
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /Oct /2006 15:46

Dans mon agenda de samedi prochain, j'interviens pour le club "Poursuivre". Ce club réunit des retraités qui souhaitent conserver agileté intellectuelle et curiosité. Voilà le programme...


Les nouvelles technologies, risques ou opportunités…

 

Un humoriste anglais a dit : "jusqu'à l'âge de 15 ans, les nouvelles technologies… ça a toujours existé ! Entre 15 et 45 ans, les nouvelles technologies… ce sont des opportunités professionnelles ! Après 45 ans, les nouvelles technologies… ce sont des risques !"

Le 21 octobre prochain, l'intervenant qui viendra tout juste de souffler ses 46 bougies, tentera de montrer que l'on peut arrêter le compteur à 45 :-)


Internet, téléphone portable, blogs, wikis, téléphonie gratuite, sms, agrégateurs, courriel, videoconférence, webconférence, alertes, outils de recherche, portail, pda, nouvelles messageries, chat, etc… la liste semble s'allonger chaque jour !

Comment s'y retrouver ? Quels sont les outils vraiment utiles ? Quelles sont les bonnes pratiques ? Comment sortir du charabia technique ? Combien cela coûte-t-il ?

Dans les années 1950, le téléphone en entreprise était réservé au dirigeant. "Quoi ! Un téléphone pour les employés ! Mais ils vont perdre leur temps et cela va augmenter nos coûts !" Aujourd'hui, une telle réflexion parait aberrante. Pourtant, les mêmes syndromes conservateurs apparaissent face aux nouvelles technologies : les téléphones portables ne sont pas toujours généralisés, l'accès à internet reste parfois réglementé, l'utilisation d'outils collaboratifs prohibée. Si elles sont utilisées à propos, les nouvelles technologies permettent de rester plus proche de ses clients, de ses amis, de sa famille, tout en optimisant le temps et en réduisant le nombre de déplacements.

Pour bien comprendre, il faut à la fois mesurer la nécessité de mettre en place les ingrédients du succès - créer la confiance, et s'approprier les fonctionnalités technologiques qui changent tout. Et ensuite… ces outils ne permettent-ils pas de raccourcir les distances et rapprocher les êtres humains ?

L'atelier du 21 octobre permettra à la fois de balayer un certain nombre d'usages modernes des technologies de l'information, et de débattre des enjeux de partage efficace et convivial de l'information.

 

Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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