Conseil en management

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Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
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Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
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Quelques bons bouquins...

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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /Déc /2006 16:13
Je vois, ou plutôt j'entends cela depuis des années. Peut-être encore davantage maintenant que je fais un métier de conseil. On se parle et on ne s'écoute ni ne s'entend. Ainsi, le vocabulaire, envoyé à la sauvette dans le plat de la conversation, renvoie à des significations différentes. Et on continue joyeusement à se bagarrer alors qu'on est parfois d'accord, ou au contraire en complête opposition.
 
Morceau choisi...
Réunion projet...

Jojo : et je crois que dans les 30 pages de la datasheet*, il faut préciser que la consommation électrique dépassera les 15 nano ampère au kilomètre carré.
Josette : mais pas du tout, si nos clients apprennent cela, ils vont déduire que la spec* n'est pas conforme aux exigences de la norme 76X454HOP*.
Jojo : tu as raison, mais dans la norme, le carré de l'hypothénuse*, est égal, si je ne m'abuse, à la somme des carrés des 2 autres cotés. Donc il faut diminuer les fuites inductives d'une dizaine d'ohm, tout en veillant à rationnaliser la tension (artérielle) qui trouble l'observation à l'oscilloscope.
Josette : tout cela est limpide*. Sur une spec de 2 pages, on doit pouvoir faire une synthèse qui soulignera que l'arctangente induit une inflexion du courant faible.
Jojo : bon c'est toi* ou moi pour la datasheet ?
Josette : ben toi, non ?
* appréciez le choix du langage pour pouvoir noyer le poisson...

"Oh, oh" dit le manager habile, mais qui n'a rien compris à l'échange. "Ces 2 zigottos s'entendent bien quand il s'agit de parcourir les abimes complexes de la technologie. Mais sont-ils vraiment d'accord sur ce qu'il faut faire ?"

"Quand l'un parle d'une datasheet de 2 pages pour les clients, l'autre est en train de penser à un document plus technique de 30 pages. Ne conviendrait-il pas de définir le mot datasheet ?"


On peut en rire, mais il est pour moi clair que moultes incompréhensions, combats stériles, tergiversations, blocages d'équipes viennent du manque de clarification du vocabulaire. Passer le temps qualitatif, régulier et itératif pour définir le glossaire de l'équipe est de mon point de vue une nécessité.
L'exercice n'est nullement laborieux : il suffit de le faire chaque fois qu'il est manifeste que plusieurs interprétations tournent autour de la table.

Et le ROI est considérable (ah oui, zut, définissons ROI).

ROI
Définition 1 --> bonhomme à la tête fragile qui a facheusement tendance à rouler dans un panier d'osier quand le peuple s'énerve
Définition 2 --> brutalité anglo-saxone qui consiste à foutre la pression sur les équipes pour que les projets servent à quelque chose, et en plus finissent par faire gagner de l'argent (autrement dit "Return On Investment")
Défintion 3 --> Roglode On Internet, nouvelle offre de coaching en ligne.

A vous de choisir :-)
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son équipe
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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 14:53
J'en attends 42. Ils sont 42 sur la liste que m'a remise l'administration. Le cours est programmé pour 9h du matin.

A 9h, ils sont 8 dans la salle. Je vais passer 3 jours avec eux dans un amphi, je ne vais quand même pas me les prendre de front tout de suite...

Ce qui m'étonne le plus, c'est que ceux qui arrivent à 9h05 ou 9h10 voire plus tard, déambulent nonchalemment jusqu'à une place. On ne s'est encore jamais rencontré, mais j'ai déjà le sentiment de ne pas être respecté. Drôle de sacré mauvaise habitude, qui nous fait être détesté dans beaucoup de pays étrangers.

Je prends le parti de l'humour et de la surprise, j'écris en énorme sur le tableau :

9h - 8

Et je ne dis rien d'autre que quelques banalités avec les étudiants présents histoire de "create a cordial atmospher"... Les minutes s'égrennent. Je reprends le marqueur :

9h05 - 14

La pendule tournicote, les étudiants palabrent, d'autres émergent de derrière la porte. Toujours en gros au tableau :

9h10 - 23

5 minutes encore, le temps pour la lumière de traverser plus de 100 millions de kilomêtres, et j'écris enfin :

9h15 - 28
Le quota des 2 tiers étant atteint, j'envoie mon introduction sans un reproche. Je referai le même exercice à la première pause, dont l'horaire n'est pas tenu. Pourtant, il me semble que les étudiants accrochent à mon cours, comme me l'indiquent leur participation, leurs nombreuses questions, leur assiduité à faire l'étude de cas, les interrogations et demandes de conseils inter-cours, ...

Je les retrouve 2 semaines plus tard pour compléter la session de formation au management de projet (ah, ah, manager son temps quand on dirige un projet...). 2ème jour : même punition, les retards à l'allumage se justifient par la durée raccourcie de la nuit étudiante. Je sais, j'ai été jeune moi aussi. Mais bon c'est agaçant.

Et puis, miracle, l'inspiration lors de la conclusion de la 2ème journée. La session se termine sur un exercice que chaque groupe doit présenter le lendemain matin pour ouvir le bal. Et j'envoie dans l'amphi : "demain, rendez-vous à 9h15 pour présenter les résultats de l'exercice, vous avez la nuit pour peaufiner tout cela." Le lendemain à 9h15, le quota d'étudiants est dans la salle pour démarrer la session à l'heure.

Que n'y avais-je pas penser plus tôt... Je m'en veux parfois de tellement manquer de lucidité. C'est pourtant simple comme bonjour. Tout le monde sait bien qu'il n'y a rien de plus énervant qu'un horaire rond style 9h ou pire 8h, ou même 11h. C'est un horaire laid et sans saveur.


Je vais lancer une pétition pour officialiser les horaires des invitations ainsi : "la réunion commencera 15 minutes après le début", ou bien "toute organisateur de réunion commençant à l'heure est prié de décaler le démarrage de 15 minutes", ou encore "les réunions aux heures piles démarre à 15", ou pourquoi pas, plus coercitif "il est interdit de démarrer une réunion à l'heure, surtout si elle n'a pas 15 minutes de retard".

Heureusement, cela n'arrive qu'à l'université, jamais dans le monde professionnel...
 
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son temps
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Samedi 9 décembre 2006 6 09 /12 /Déc /2006 12:22

Ce matin je vais faire quelques courses. Quelle ingéniosité pour tous ces emballages que je vais jeter à la poubelle dans quelques minutes. Ce petit garçon pleure dans les bras de sa maman. Je le regarde droit dans les  yeux, lui souris, il s'apaise.

A la caisse, une dame me demande de passer devant moi, elle n'a qu'un article... elle passe donc, puis double aussi la vieille dame qui me précède. Finalement, elle signale à la caisse qu'elle veut acheter la télé à 50 € qui est juste là et qu'elle n'avait pas vue. Sa petite fille patiente (un divorce pensais-je). A son tour, il me demande de passer devant moi - il n'a qu'une demi-douzaine de cannettes de bière dans son sac, il risque d'attendre son bus une heure, son haleine sent le vin, c'est vrai qu'il est déjà 10h30 - passez-donc.

Pendant que l'acheteuse de télé enfourne l'engin dans son coffre, en poussant un peu sur la lunette arrière, je me décide à aller chercher le pain à pied : 300 mètres aller-retour, une arrière pensée de préservation de la planête et d'exercice physique en tête.

Première bonne nouvelle : une auto s'arrête pour me laisser traverser sur le passage piéton. Je cours pour ne pas le faire attendre. Le conducteur a environ 65 ans. Je déambule, l'oeil agrémenté par les morceaux de plastique qui se bagarrent l'espace de la rigole herbeuse avec des tessons de bouteilles et autres saloperies. Hé, hé, je l'ai vue la merde de chien, je ne suis pas un débutant des trottoirs.

Deuxième bonne nouvelle, le boulanger annonce 2€15, je lui donne le compte, il me rend 11 centimes - j'avais mal entendu, il m'avait dit 2€04. Les baguettes au bras, je m'en reviens vers la voiture. Flute et zut, un 4X4 barre 95% du trottoir. Je me colle au mur pour passer, puis ayant vaincu le véhicule de nos villes modernes, je ressends une mollesse à l'arrière du pied gauche : paf le chien !

Troisième bonne nouvelle, la merde est sous le pied gauche. Que doivent penser les conducteurs alors que j'agite ma jamble dans une flaque d'eau pour débarasser mon talon des excréments flasques. Bof, personne ne me regarde. J'avance, je passe sous la voie de chemin de fer. Là une barrière empiette sur le trottoir pour protéger les passants. Les voitures se croisent sur la route. Je dois m'arréter, me coller au mur pour laisser passer la vieille dame et son cabas. Pas assez d'espace, la route domine le trottoir.

Retour à la voiture, derniers frottis de godasses dans l'herbe. J'écris immédiatement ces quelques furtives impressions dans mon pocket PC. Devant moi, défilent les grosses voitures affairées.

Nous vivons une époque moderne.

Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Divers z'et varié
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Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /Déc /2006 09:51
Anecdote vécue...

C'est une terreur dans tout le pays. Sa réputation le fait craindre, nul n'ose le contredire. Dans les réunions, le coffre de sa voix ainsi que la sévérité de ses appréciations et analyses font que chacun tourne 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Ses collaborateurs exécutent les ordres. Bref, une sacré personnalité. Appelons-le Monsieur Spagetti.

C'est mon plus gros client !

Il pèse - à l'époque, début des années 90 - 21 millions de Francs. La trentaine à peine passée, je suis impressionné par le personnage, qui représente à lui seul plus de 80% de mon chiffre d'affaires de l'année.

C'est la première fois qu'il accepte de me rencontrer, en présence de ses 2 lieutenants clés, mes interlocuteurs habituels. Je lui ai directement téléphoné en italien quelques jours auparavant.
Spagetti a enfin répondu favorablement. Il avait toujours refusé de me recevoir car je ne parlais que les langues de Montesquieu et Skakespeare. Il les connait pourtant... Depuis quelques semaines, j'ai pris des cours d'italien, bosse le sujet le soir et me suis lancé chez quelques clients dans la langue transalpine...

Cependant, l'ambiance de la réunion est tendue. Spagetti tord et retord mes arguments, tente de m'expliquer que ma société ne sait pas faire. En clair, ma mission est de rentrer à l'usine et demander au Directeur Industriel de réorganiser toute la production, de changer les processus, de modifier tout de fonds en combles. Je bouille intérieurement, tente de calmer le jeu, argumente sagement, lutte.

Tout à coup, Monsieur Spagetti ramasse ses dossiers, se lève, et me jette à la figure (en italien) : "ma, votre société ne sait pas travailler, on ne peut pas compter sur un fournisseur tel que vous, etc..."

Dans ma tête, en une fraction de secondes, je vois un chiffre, 21 millions, s'envoler dans les nuages. Aucune réflexion... que du réflexe !

Je donne un grand coup de poing sur la table !

Pour de bon ! Et juste à l'impact, je lance furieux : "senor Spagetti, non è possibile, ..." Et je vide mon bouillonnement intérieur avec force conviction et décibels.

Spagetti s'est arrété dans son mouvement. Stupéfait, il reste debout à me regarder m'emporter, mais toujours assis. Ses 2 collaborateurs s'enfoncent dans leurs épaules jusqu'à disparaître sous la table. L'instant est crucial.

J'entends souvent : "il faut contrôler ses émotions". Plusieurs événements de ma vie me font penser que parfois, il faut les lacher au contraire... C'est le cas de jour-là.

La surprise passée, l'oreille en écoute, Spagetti passe une paire de minutes debout à observer ce jeune audacieux qui le bouscule. Il se rassied. Intérieurement, je sais que j'ai gagné la partie. Nous passerons alors près de 2 heures à échanger. Je lui explique par le menu, le processus industriel. J'essaie de comprendre par maintes questions, les raisons profondes de ses exigences. Les 2 collaborateurs sont statufiés. Dans l'ascenseur après la réunion, ils me congratulent.

A partir de ce jour, le téléphone et la porte de Monsieur Spagetti seront toujours disponibles à mes sollicitations. Il m'invitera même un jour, en plein coeur de Milan, pour un déjeuner dans des salons d'une très grande banque italienne, qui servent de réception aux personnalités politiques du pays quand ils accueillent des hôtes de marque dans la capitale Lombarde.

Alors, saine, pas saine la colère ?
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son chef
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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /Déc /2006 15:50
Les marathoniens nous trompent !

Ils ne courent ni pour la beauté du geste ni pour l'exploit sportif, ils courent pour trouver des idées. Peut-être pas pendant le marathon : les substances en agitation interne finissent pas endormir le cerveau tellement il doit oublier la souffrance (j'ai testé, c'est terrible). Mais au moins pendant les entrainements.

En revenant de mon dernier jogging, comme d'habitude, la première chose que j'ai cherchée après m'être offert un grand verre d'eau fraiche, devinez ce que c'est...
Un papier et un crayon !

J'avais peut-être 10 tirets à tracer sur une feuille, avec en face des actions, des idées de post pour mon blog, des initiatives à lancer, des choses à dire à telle ou telle personne, etc...

En fait de sport de jambes, c'est bien plutôt la tête qui pédale ! Allons, allons, la course doit aussi être saine action pour le corps...

Win-win deal again...


Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Divers z'et varié
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 09:43
Toujours sur ma lancée de commenter les entretiens de fin d'année (voir celui-ci ou celui-là), il est une manie que je ne supporte pas, et ne suis pas le seul, dans l'exercice d'évaluation. Quel est le sinistre personnage qui, sur la lancée de sa classe de CE2, a soutenu la pertinence de limiter la notation des collaborateurs à une lettre allant de A à E. En gros, voici comment sont perçues ces "évaluations" :

E = diable, on cherche à me mettre à la porte

D = horreur, je suis mauvais, mon boss ne m'aime pas

C = bof, je suis moyen, on me perçoit comme un contributeur lambda

B = pas mal, j'ai bien fait mon boulot, mon boss m'aime bien

A = tralalère, je suis un haut potentiel

Racontez-moi ce que vous voulez, la perception du verdict A à E, coté récepteur s'entend, est de cette veine là. Réduire l'évaluation à 5 lettres, avec les effets de seuils bien connus est forcément très injustes. De surcroit, les consignes de la RH qui dit : "je veux que globalement on arrive pour l'entreprise à x% de E, y% de D, z% de C, x'% de B, y'% de A" sont de nature à lancer un message de découragement à de nombreux collaborateurs.

Il est bien plus sain, de mon point de vue, de noter plusieurs critères se rapportant à l'atteinte des objectifs. S'il faut produire une note finale, pour faire les grilles, les gaussiennes et autres outils d'analyse, je préfère de loin la note sur 100. Elle permet une plus grande lattitude d'évaluation pour le manager. La RH peut s'en servir pour établir la gaussienne d'évaluation de chaque manager, et ainsi mesurer où est-ce qu'il/elle porte sa propre moyenne.

En effet, une note ne veut signifie rien d'absolu. Elle n'a qu'une valeur relative. C'est bien dans le référentiel propre du manager qu'il convient de repérer si 80/100 est une super note ou une sanction. On va m'objecter que cela est complexe. Je suis prêt à relever le défi de mettre cela en place dans une entreprise, et je suis convaincu que les dégats seront moindre sur le moral des troupes que le barême A à E.

Evaluation de l'article
Quelle évaluation faites-vous de cet article ?
Fort pertinent, je vais tester...
Intéressant, je vais y réfléchir...
Plutôt pas facile à mettre en oeuvre...
Vraiment à coté de la plaque...

Résultats
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son équipe
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 15:22

En lançant il y a quelques semaines une offre de coaching en ligne, je décidais d'explorer un nouveau territoire que m'avait inspiré la lecture de la révolte du pronetariat. Rapidement, j'ai "signé" plusieurs affaires, actuellement en cours. Il est certes trop tôt pour tirer des enseignements définitifs, ou faire un bilan. Pourtant, quelques éléments m'ont déjà frappé :

  • - les clients respectent scrupuleusement leurs engagements, en particulier sur l'horaire des séances, même si certains reconnaissent ne pas toujours le faire par ailleurs;
  • - l'utilisation de la webcam, testée ici ou là, s'avère inutile, le canal principal étant bien le téléphone;
  • - la voix sur IP - en l'occurence l'utilisation de skype - reste la priorité;
  • - l'accord sur les objectifs à atteindre a été "conclu", et cet accord sert de fil conducteur à la démarche comme pour les opérations de coaching habituel;
  • - une première "rencontre du 3ème type" a eu lieu pour approfondir le travail stratégique, et a prolongé le travail engagé en ligne.
Enfin, cela mérite d'être noté, les feed-back clients sont très positifs. Les cyber-clients ont repéré des champs d'expérimentation nouveaux, tenté, et se sont appropriés des pratiques de management ou d'organisation hors champ habituel. Ce sont leurs propres commentaires...

A titre personnel, j'en tire des bénéfices collatéraux - à défaut d'en faire un très gros business financier pour le moment :
  • - je peux coacher sans me raser;
  • - je remplis "intelligemment" des zones inexploitées de mon agenda;
  • - j'ouvre la porte de clients que je n'aurais pas atteints autrement;
  • - je consolide et professionnalise une pratique que j'exerçais spontanément, soit avec des clients habituels mais de manière épisodique, soit avec des amis ou la famille.

Bref, un win-win deal...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coaching en ligne
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Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /Déc /2006 11:29
Ce matin, je vérifie mon billet de train pour Paris : retour lundi soir à Marseille Saint Charles 23h29 par TGV. Je cherche donc la correspondance pour Aubagne. Unlucky ! Le dernier banlieusard part à 23h17 ! Incroyable, il va donc me falloir me débrouiller sans les transports en commun. Autre ineptie : je peux imprimer mon billet de retour sur mon imprimante, en revanche je dois me rendre dans une gare pour récupérer l'aller...

Cela réveille mon instinct de révolte et l'envie de partager un feuilleton de plus de 6 mois avec la SNCF. Pour le comprendre, il vaut faut lire cette lettre que j'ai envoyée le 22 mars 2006 à Louis Gallois, Président de la SNCF et faisant suite à multiples tracasseries administratives.




J'ai volontairement effacé le nom de la collaboratrice avec qui j'étais administrativement en relation. Comme dirait Guy Bedos "je ne m'attaque qu'aux puissants."

La réponse de la Chargée de Relation Clientèle de Louis Gallois botte dans la touche des Pouvoirs Publics, excuse facile. D'ailleurs, il n'y a pas d'analyse sur le fond de mon dossier. Je vous laisse juge :



Depuis la bagarre du nain contre le géant, je ne bénéficie pas plus de la réduction familles nombreuses qu'avant. Le problème ne s'arrête pas là puisque pour de nombreuses manifestations culturelles et sportives, on demande à l'entrée la fameuse carte SNCF pour obtenir une réduction. Le préjudice est donc multiple.

Mon propos n'est pas de faire pleurer dans les chaumières. Je suis en train de terminer le livre de Nicolas Hulot "pour un pacte écologique". J'ai retenu 3  points essentiels :

- les troubles de l'environnement vont causer des dégats énormes dans un futur très proche;
- la progression de la pauvreté dans le monde est le bouillon de culture de très nombreux déséquilbres et dangers nouveaux;
- il y a nécessité absolue à changer nos modes de consommation de l'énergie.

Le bouquin pose de nombreuses propositions originales et déterminantes, en soulignant que NOUS POUVONS PEUT-ETRE ENCORE AGIR.



Mes 2 agacements ci-dessus sont des anecdotes individuelles mais aussi des symptômes de problèmes plus profonds. "L'horaire incohérent de demain", "la mise à l'écart d'une mesure sociale qui encourage les familles à prendre les transports en commun" vont à l'encontre du bon sens, mais aussi d'une politique concrête de développement durable.

Comment faire bouger le mamouth !!! Signez déjà le pacte écologique, et tachez de bousculer les puissants chaque fois que vous le pouvez et que vous vous en sentez le courage, ce sera déjà une modeste mais utile contribution pour réveiller les consciences...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /Nov /2006 17:09
L'heure est aux évaluations annuelles...

Beaucoup d'entreprises vont engager ce processus, beaucoup de managers vont malheureusement s'y engager à reculons. On n'aime pas évaluer (certains disent "juger") les autres. Pas étonnant d'ailleurs, on ne forme jamais les étudiants et écoliers à l'évaluation du travail des autres. Bref, ceci est un autre débat.

Pour l'évaluation annuelle, ma pratique et proposition est de faire l'exercice en 2 temps (et 3 mouvements) :

Temps 1 - on évalue les performances de l'équipe "down-up"
En tant que manager, je fixe les dates d'entretiens d'évaluation de mon équipe avant de fixer la date avec mon propre chef. En effet, comment expliquer les performances de mon équipe à mon propre management si je n'ai pas d'abord évalué mon équipe ?

En fixant les dates d'entretien avec mon équipe, je demande à chacun de préparer 3 choses :
    - sa propre auto-évaluation, c'est-à-dire la mesure de l'atteinte des objectifs selon ses propres critères de collaborateur;
    - sa vision des objectifs de la période à venir, car chaque opérationnel en a une appréhension souvent très bonne, pour peu qu'on lui demande son avis;
     - son évaluation de mon modèle de management, ce qui me donne un indicateur de progrès très utile.

Bien sur, je prépare aussi ma copie avant chaque entretien, contenant :
    - mon évaluation de l'atteinte de objectifs du collaborateur, ce qui permet de visualiser ensemble la cohérence de nos diagnostics;
    - 2 colonnes synthétisant "les performances remarquables et attitudes à encourager" d'une part "les déceptions de l'année et comportements à améliorer" d'autre part.

Fort de la synthèse des évaluations de mon équipe, je vais gaillardement rencontrer mon boss pour l'étape 1 de ma propre revue annuelle.
Lors de l'entretien avec mon chef, après l'épisode "évaluation", j'amène ma vision des objectifs de la prochaine année, synthétisant ainsi la vision de mes collaborateurs que j'ai soupoudrée de mes propres ingrédients.

Temps 2 - on fixe les objectifs de l'équipe "top-down"
Si le processus se poursuit ainsi jusqu'au top, le grand Schtroumpf de la boite reçoit une concentré, global, non seulement de l'évaluation de ses collaborateurs mais aussi de leur vision de l'avenir. Il peut à son tour "secouer" tout cela, ré-équilibrer les objectifs en fonction de sa propre perception de développement de l'entreprise, et les redécliner.

Chaque manager de premier rang récupère donc son balluchon d'objectifs, qu'il redécline à son équipe... jusqu'en bas de l'arbre.

Ce processus idéal est une garantie de solidité... reste encore à mobiliser le management dans ce sens.

Oui mais, me direz-vous, quand parle-t-on des augmentations de salaire ?
Ah, le sujet brulant !
Les augmentations sont définies par plusieurs critères :
    - la capacité de l'entreprise à encaisser ce nouveau coût financier (donc il est nécessaire de connaître les résultats et les perspectives);
    - la contribution/ la performance des collaborateurs;
    - l'ancienneté et l'âge;
    - les responsabilités et risques du poste.

Tout cela, dans mon esprit, ne peut être fait que lors du second entretien, celui sur les objectifs. En effet, l'évaluation étant faite par exemple début janvier, on a une bonne visibilité fin janvier pour fixer les objectifs et caller les augmentations.

Car tout ceci doit se faire rapidement - 4 à 6 semaines max tout compris. Quand l'exercice traine, les forces vives ont les idées ailleurs, les rumeurs et fuites, les mécontentements prennent le dessus. C'est donc une véritable discipline de planning qu'il me parait nécessaire d'instaurer, n'en déplaise aux résistants.

Testerez-vous ces bonnes pratiques ?
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son équipe
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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 15:25
Quand on regarde les résultats du sondage en ligne sur mon blog, sur une cinquantaine d'avis, environ 40% des sondés répondent "ah oui, ah oui" à la question "Seriez-vous susceptible de devenir client ?" et presque 40% répondent "Mmmmmh, faut que je réfléchisse".

Ayant fait des études scientifiques, j'en déduis que statistiquement, une trentaine de contacts devraient se manifester spontanément pour que nous fassions affaire... Malheureusement, chers lecteurs, vous n'êtes pas des machines, et les sondages ne donnent que rarement les résultats des urnes :-)

Cela dit, ces chiffres sont encourageants, et je vous incite à briser la fine glace virtuelle qui nous sépare en m'écrivant (lr@laurentderauglaudre.com) ou en m'appelant (par exemple gratuitement sur skype --> voir dans la colonne de gauche sur mon blog). Je vous rappelle que jusqu'à fin décembre, mon offre de coaching en ligne se fait à un tarif promotionnel. Alors faites-vous ce cadeau avant Noël...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son commerce
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