Conseil en management

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Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
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Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
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Quelques bons bouquins...

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Lundi 22 septembre 2008
J’ai récemment terminé l’animation d’une formation à “l’optimisation du temps”. A chaque fois, c’est un chantier risqué. Elever la conscience des participants qu’être la victime plus ou moins consentante, non pas de la tyrannie des autres, mais de nos propres peurs et limites, tout en leur donnant quelques pistes de reprise en main, demeure un défi. On est face à soi-même et à ses contradictions quand on essaie d’ouvrir le champ de vision de nos partenaires de vie. Qui suis-je donc pour oser questionner les autres, alors que j’ai mal à mes propres tourments ?

Pourtant, il faut bien reconnaître que si cette formation appelle des réactions souvent houleuses en introduction, elle finit par ébranler les plus sceptiques. Ce mot là “sceptique” était encore bien présent dans les attentes de la dernière session. De même que “on me l’a imposée”. Sommes-nous si sûrs de nous et de notre manière de faire pour ne pas donner une chance à une nouvelle approche, sommes-nous si soumis pour ne pas discuter avec notre “hiérarchie” ?

Je m’en suis encore tiré... un participant sceptique m’a discrètement dit à la pause qu’il allait tenter de clarifier ses propres objectifs. Un turbulent finissait la formation avec de nombreuses interrogations sur sa manière d’agir, sur la “forme”. Un autre plus posé alignait sa liste de prises de conscience. Nous nous retrouvons dans quelques mois pour faire le point, tentative d’ancrage pour ce qui est le plus difficile : changer nos façons de faire (et donc de voir).

Nous avons parlé méthode bien sur. Mais tout cela n’a guère d’importance. Ce que je crois c’est que nos attitudes, nos capacités à sortir de nos zones intimes de confort et de douleurs, sont au coeur. Pourtant, tout cela est absent de la politique d’investissement au profit des entreprises. J’en prends pour preuve la ridicule aberration de la convention de formation qu’il m’a fallu modifier 3 ou 4 fois. Cette convention, rappelons-le, permet à l’entreprise d’être remboursée par les organismes officiels. Ceux-ci ont en charge la très noble tâche de distribuer la manne étatique pour le bienfait du développement des collaborateurs. Les agents en charge ne sont pas en cause, mais bien la politique de répartition de la manne céleste. En effet, j’ai dû, peu à peu, retirer du “programme officiel” présenté dans la convention, tous les termes relatifs à “l’attitude”, le “comportement”, le “développement de l’efficacité personnelle”, le mot “personnel” d’ailleurs était lui-même proscrit. Tout cela au bénéfice des mots “connaissances”, “savoirs”, “méthode”. Cela me rappelle les éternels débats français sur l’école, qui privilégie le bourrage de crâne à l’apprentissage de la vie. A ce propos, nous avons mis 2 enfants dans une
école Steiner... une “renaissance” de l’intérêt pour l’école (fin de digression).

Bien entendu, si j’ai modifié les conventions de formation pour qu’elles soient propres et nettes - et que mon client soit remboursé des efforts qu’il investit pour le développement de ses cadres, je n’ai pas changé les fondamentaux de la session. Les participants ont-ils intégré une méthode ? Probablement. Est-elle universellement efficace ? Ce serait bien prétentieux que répondre par l’affirmative. Les participants vont-ils tous changer ? Répondre “oui” friserait l’imposture. Une bonne partie est-elle rentrée avec quelques questions personnelles à approfondir ? Sans doute. Quel sera l’impact de cette formation sur l’efficacité des stagiaires ? J’ai envie d’inverser le propos : qu’a-t-on retenu des milliers (dizaines de milliers) d’heures où des prophètes du savoir nous ont contraints à les écouter, sans consulter notre intérêt ? L'impact de la formation sera, je crois, ce que chacun en décidera...

“Optimiser son temps”, n’est-ce pas simplement observer ce que l’on fait de notre vie, et par petites touches, tenter d'infléchir ce qu'on peut ?
L’entreprise du savoir...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son temps
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Lundi 8 septembre 2008
Aucune publication depuis tant de semaines... à se demander si j'ai disparu de la blogosphère. Que nenni, en fait, j'ai pris 18 semaines de vacances.

Questionnaire à choix multiples pour mes fidèles lecteurs :
1 - il exagère
2 - il ment
3 - il a de la chance
4 - il a gagné au loto
5 - il ne sait plus quoi écrire

--- sélectionnez la/les bonnes réponses et gagnez un voyage de 18 semaines pour la destination de votre choix---

Pour ce qui me concerne, l'un des détours inattendus de l'été m'a fait visiter le cloître de l'abbaye de Saint Hilaire, petit village du Languedoc. L'expo de la salle à manger me paraissait peu avenante, eu égard aux masques étranges faisant face à de petits poèmes locaux... pensez donc, le Jacques Noël, auteur de ces vers, est commerçant à Saint Hilaire. A y bien regarder, sa série de quatrains m'a interpellé, comme quoi le commerce mène à tout. Je vous en livre un premier :


 
De la difficulté d'assembler notre propre cohérence... 
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Bons plans
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Mercredi 11 juin 2008
Il est de notoriété publique que je suis fan des produits Apple... Mais, ainsi que je le disais à l'un de mes clients récemment, il vaut mieux avoir des amis qui nous disent la vérité. Ceux qui ne nous la disent pas sont des flatteurs, et les flatteurs, ça finit par coûter cher...

Lassé des problèmes de synchronisation entre mon téléphone pocket PC avec mon Mac, j'utilise donc depuis quelques jours l'iphone d'Apple. Comme d'habitude, sur le plan ergonomique et pour ce qui est de la finition, le produit est remarquable. De nombreuses fonctionalités et l'accès à internet, tout cela fort adroitement commenté et "publicisé", apparaissent comme différentiateurs et convaincaints. J'ai un peu de mal à me passer du stylet (la reconnaissance d'écriture ne fait pas partie des choix retenus), et j'apprends à écrire avec une puis deux mains sur un écran tactile redoutablement sensible.

Il me faut cependant relever plusieurs hics, qui seront j'espère corrigés dans les temps à venir. A ce propos, j'ai vainement cherché sur internet le plan de développement des fonctions de l'iphone, sans succès. Si l'un de mes lecteurs connait ce plan, cela m'intéresse.

2 premiers hics qui me gènent fort pour ce qui concerne la gestion de mon temps :

a - il n'y a pas l'outil "tâches" intégré de la messagerie ical. C'est fort malencontreux car, associé aux engagements d'horaires, les tâches à faire pour telle ou telle date me viennent en tête à n'importe quel moment du jour ou de la nuit. Je n'ai pas toujours mon macintosh sur moi... et la synchronisation des tâches est absolument nécessaire.

b - dans l'agenda de l'iphone, il n'y a pas de vision hebdomadaire. Franchement ennuyeux, car la vision en "liste" ne remplace pas l'affichage d'une semaine : en effet, l'affichage en semaine permet une observation relative de l'emploi du temps. Ainsi, quand je prends un engagement, je regarde toujours, en un coupe d'oeil, quelle est la charge prévisionnelle de la semaine concernée. Apple a besoin d'un consultant en gestion du temps, c'est manifeste !

2 autres hics sont consternants : il n'y a pas de fonction couper/copier/coller,
pas d'outil de recherche. Si l'absence de la première gène car elle oblige à des resaisies permanentes, la deuxième mérite aussi un carton rouge : ne vous arrive-t-il jamais de vous souvenir du prénom de quelqu'un mais pas de son nom (ou l'inverse) ? Avec un outil de recherche, au moins dans le carnet d'adresses, le problème est résolu en une fraction de seconde.

L'absence de ces fonctions de base me ferait mettre une fort mauvaise note au produit, n'était son exceptionnel design, ergonomie et interface intuitif. Je mise sur la lucidité des visionnaires d'Apple pour redresser ces torts au plus vite, et que ce soit accessible en téléchargement.

NB : j'ai moyennement apprécié d'apprendre que l'iphone que j'ai acheté il y a 2 ou 3 semaines, a vu son prix divisé par 2,5 à présent. Grrrrrrrrrrrrrrrrrr !
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager ses outils
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Dimanche 25 mai 2008
C’est mon frère Daniel (ils sont décidément importants mes frangins...) qui un jour m’a fait prendre conscience d’une de mes représentations mentales. Je suis “synesthètes“ dans le langage scientifique... Je ne crois pas que ce soit grave et je ne me soigne pas :-)

Ce schéma que ne renierait pas Saint Exupéry est une pâle tentative de description de ma représentation des mois de l’année.

Dans mon esprit, l’année est un doux mélange d’ellipse et de rectangle. Les mois n’ont pas la même taille : juillet et août  sont disproportionnés, probable reste enfantin des grandes vacances. De janvier à fin juin, on est à la base de l’ellipse. Juillet part en angle vertical, et août vire à droite. Septembre replonge vers le bas.  Cette vision intime n’est pas plane, elle est spatiale. Quand je vois mon dessin, je ne m’y retrouve que partiellement.

Les nombres aussi sont spatialement répartis dans ma tête, nombres positifs comme négatifs. La représentation est complexe, beaucoup de virages spatiaux se passent autour des nombres 20, 100, 120, 1000, 20000, etc... Le nombre 20 est probablement associé à la notation scolaire, ce qui tendrait à faire croire que la mise en place de ces représentations date de l’école primaire. En fonction du contexte, les représentations varient : ainsi, quand il s’agit de dates, l’an 2008 par exemple, la représentation est différente de si je facture 2008€. Expliquer tout cela en clair est complexe : ce qui est sûr, c’est que dès que j’ai un chiffre en tête, il se positionne dans l’espace.

Bien entendu, je suis inconsciemment persuadé que tout le monde a le même schéma dans la caboche. C’est la discussion d’avec Daniel qui a ramené à ma conscience ce drôle de phénomène intime et probablement unique dans sa forme.

J’en entends dire qu’ils associent certaines lettres à des couleurs. C’est ridicule. Pour moi, les lettres sont noires, un point c’est tout.

J’ai un autre syndrome naturel qui est la projection de mes observations vers le monde professionnel. Ainsi, quand nous nous affrontons sur les stratégies, le pouvoir, les priorités, les rôles, je pense qu’il est toujours utile de se rappeler que nous sommes gouvernés par de nombreuses représentations très personnelles, fruits de nos gènes et de notre histoire. C’est d’ailleurs pour cela que l’empathie dans le management est une clé majeure. Interroger, écouter, entendre, comprendre permettent de déceler les pistes possibles de motivation, les anges de résolution de crises, les possibilités de créer ensemble. La plupart des obstacles du travail en entreprise sont ailleurs que ceux exprimés par les symptômes : ainsi, essayez donc de me persuader que septembre est à gauche et que c’est un mois qui monte en diagonale, NO WAY ! En revanche, une simple discussion, une écoute attentive m’ont permis de remettre en conscience ce drôle de bagage que mon esprit tordu s’est fabriqué.

Alors plutôt que vouloir convaincre à tout prix, ne convient-il pas de partager nos représentations et voir ce que nous pouvons en faire de créatif ?

Message dédié à Daniel
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Divers z'et varié
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Samedi 24 mai 2008
Il était une fois...

J'étais alors responsable d'un projet qui consistait à faire que le cordonnier soit mieux chaussé. En clair, il s'agissait de transformer les employés Gemplus en premiers usagers des mille et une utilisations intelligentes de la carte à puce dans le monde professionnel. C'était il y a si longtemps... avant le fameux 11 septembre, vous rendez-vous compte !

Ce matin, j'entends ma Sandrine pester contre la multiplication des mots de passe à retenir... ça m'a rajeuni.

Or donc, en ces temps reculés, la petite équipe de développement fort créative que j'avais récupérée dans mon service, avait mis au point un prototype appelé "Smart Password". L'idée très simple m'avait plu, d'emblée. Il s'agissait d'utiliser une carte à puce branchée sur le PC, et dont la mission était d'enregistrer de manière sécurisée tous les mots de passe de la vie courante : applications internes ou internet. Nous avions lancé une opération pilote auprès d'une centaine d'utilisateurs ravis : désormais, il n'y avait que le code de la carte à retenir pour déambuler d'une application à un site internet, sans avoir à se préoccuper des mots de passe à présenter. La carte les stockait de manière sécurisée. The comfort, isn'it ?

La belle histoire devait trouver une fin heureuse. Avec toute mon équipe, nous entamâmes une opération "promotion/séduction" auprès de la direction générale : une demi-douzaine de présentations de tout ce que l'équipe avait mis au point, Smart Password mais aussi les autres applications du programme GemPrivilege. Tout le monde était emballé, et, anecdote suffisamment parlante pour la signaler, toutes les démos fonctionnèrent. Aussi incroyable que cela puisse paraître pour les experts du développement :-) Le bonheur...

Bilan formidable sauf que, sauf que... dans la coulisse se préparaient les grands chambardements de l'organisation de l'entreprise. Si l'enthousiasme des grands directeurs était patent, aucun ne souhaita endosser la responsabilité (le Sponsoring) du déploiement des applications dans l'entreprise. En substance, le message était : "super boulot de ton équipe Laurent, bravo ! Mais bon, j'ai d'autres chats à fouetter" (pauvres bêtes). Penauds, nous décidâmes donc d'arrêter totalement le projet. Toute l'équipe fût répartie dans d'autres entités de l'entreprise.
 
Quelques jours après cette tragique décision, je participai à une réunion produit. Le sujet : "faut-il tuer Smart Password ?" Le jeune développement tremblait dans ses lignes, la grandeur du marketing allait décider de son sort. Au milieu de la réunion (sentant mes démangeaisons de création d'entreprise me chatouiller), je lançai : "certes, vous pouvez décider d'arrêter le produit. Cela dit, si tel est votre décision, je suis intéressé à créer une start-up sur ce sujet". Un grand opérateur avait signalé son intérêt pour le concept, alors que nous n'en avions fait que peu de publicité. L'argument porta-t-il, je l'ignore. Toujours est-il que le comité produit décida de continuer le développement en rajoutant 2 ou 3 fonctionnalités "mineures".

Six mois plus tard, le produit était devenu tellement complexe - et par conséquent inopérant - qu'il fut abandonné.

Il alla donc rejoindre ces fameuses poubelles à projets des grandes entreprises. Elles sont pleines d'innovations étouffées dans l'oeuf...

<message dédié à Anthony, Christian, Cécile et les autres...> 
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son projet
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Mardi 13 mai 2008
J'ai reçu il y a quelques jours le message suivant d'un lecteur :

"Cher Monsieur,
 
Nous avons eu, hier, avec quelques amis, une discussion vive sur ce qu'est le management.
L'origine du désaccord réside dans le fait que certains pensaient qu'un manager ne peut pas changer de secteur d'activité.
Un manager performant dans le domaine de la mode, ne peut pas endosser les mêmes responsabilités dans le domaine médical ou industriel car il ne connait pas son environnement. Un recruteur ne perdrait pas de temps à chercher un bon profil, il privilégierait plutôt le candidat qui connait le mieux le marché : clients, produits, ....
Je maintenais le contraire, un mng peut très bien réussir dans un autre domaine d'activité pourvu qu'il ait acquis les compétences managériales dans son cursus.
C'est même pour moi une preuve d'adaptabilité.
 
Qu'en pensez-vous ?"

Le débat est ouvert... Mon avis est que le management est en soi un métier. Il s'apprend, il se vit, il s'améliore avec l'expérience. Un métier où l'écoute et l'empathie demeurent les qualités premières. La compréhension intellectuelle des enjeux est certes essentielle, mais j'ai la conviction qu'un manager centré sur le développement des capacités créatrices et la motivation de ses collaborateurs, peut transiter d'un monde à un autre. Dans chaque secteur, il y a un vocabulaire technique bien entendu. Après une période d'apprentissage, un bon manager peut se l'approprier. Ensuite, sa sagacité le porte à détecter les composantes humaines susceptibles de rendre performante son équipe. Et là, point de technique.

A titre personnel, je me souviens avoir été managé par un incompétent notoire de mon domaine d'intervention. Ce fut mon meilleur allié professionnel : confiant pour me donner les responsabilités d'un projet à fort enjeu, attentif à m'ouvrir les portes qui m'étaient nécessaires pour en surmonter les défis, présent quand il le fallait dans les combats ou réunions politiques, astucieux pour me proposer des pistes de réflexion tactique ou stratégique, habile pour me ramener dans le chemin quand je m'engageais sur des pentes abruptes, compréhensif quand la marmite bouillonnait trop fort, reconnaissant quand le projet arriva à son terme avec succès.

La compétence technique est-elle donc une qualité nécessaire pour réussir dans le management, ou peut-elle parfois constituer un frein à l'épanouissement des collaborateurs ? Je suis manager pour montrer que je sais ou pour encourager les compétences et développer la motivation ? Ces compétences sont-elles les mêmes ?

Malheureusement, comme le dit le message ci-dessus, beaucoup de recruteurs  considèrent en priorité la dimension technique, la compréhension du marché, pour embaucher des managers. N'est-ce pas une étroitesse de vue qui limite le champ de créativité des entreprises...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Débats
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Mardi 15 avril 2008
J'aime à partager quelques observations simples de la vie courante, qui, à titre personnel me font méditer...

Il y a quelques jours, j'ai acheté une voiture. Mon assureur, avec qui j'ai d'excellentes relations depuis des années et qui m'étonne toujours par la qualité de l'accueil et la recherche de solutions - j'ai nommé la MACIF - me propose de me préter de l'argent. Son offre est compétitive et je la retiens. Nous faisons rapidement un dossier. Je reviens 2 jours plus tard pour conclure, je suis reçu par une autre conseillère, qui reprend sans problème l'offre de prêt. Adminstration faite, elle sort un carnet de chèques et,
derechef, m'en signe  un du montant du crédit : 10.000€. Chaque conseiller semble en mesure d'engager l'entreprise financièrement...

Chapeau pour le service, la vitesse, la capacité de délégation, la confiance dans les collaborateurs !

Inversement, j'ai récemment échangé avec un manager d'une grande organisation. Il m'expliquait comment le patron du département (quelques centaines de personnes), était le seul habilité à signer les courriers du service. Imaginez la lourdeur, la célérité, l'absence de responsabilisation !

Pourquoi
d'un coté une entreprise se permet-elle de laisser tant de champ d'actions à ses collaborateurs, alors qu'une autre les bride à ce point d'initiative ? Y aurait-il plusieurs catégories d'êtres humains : ceux dignes de confiance et ceux indignes... et seraient-ils regroupés par catégorie dans les entreprises ? Plus sérieusement, ces signes ne reflètent-ils pas des politiques de management et des visions différentes...

Le fond et la forme des délégations que nous mettons en place dans nos entreprises, voilà un beau sujet de séminaire de management...
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Manager son équipe
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Vendredi 11 avril 2008

Un vieux professeur fut engagé pour donner une formation sur "La planification efficace de son temps" à un groupe de 15 dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux professeur n'avait donc qu'une heure pour "passer sa matière".

 

Debout devant ce groupe d'élite (prêt a noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux professeur les regarda un par un, lentement, puis leur dit: "Nous allons réaliser une expérience".

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un grand récipient de plusieurs litres qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot.

Lorsque le récipient fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : "Est-ce que ce pot est plein?". Tous répondirent: "Oui". Il attendit quelques secondes et ajouta: "Vraiment ?"

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table une corbeille remplie de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux... jusqu'au fond du pot.

Le vieux prof  leva a nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda: "Est-ce que ce pot est plein?".

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L'un d'eux répondit: "Probablement pas!". "Bien!" approuva le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un sac de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda: "Est-ce que ce pot est plein?".

Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent: "Non!". "Bien!" renchérit le vieux prof. Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord. Le vieux prof  leva alors les yeux vers son groupe et demanda: "Quelle grande vérité nous démontre cette expérience?"

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit: "Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire".

 "Non" répondit le vieux prof. "Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante: "Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite". Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.


Le vieux prof leur dit alors: "Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Votre santé ? Votre famille ? Vos amis ? Réaliser vos rêves ? Réussir dans votre travail ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Devenir riche ? Prendre le temps ? Ou... tout autre chose ?

Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir...sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question : "Quels sont les gros cailloux dans ma vie ? Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (votre vie)".

D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

(cette fable est tirée des conférences de Stephen Covey)

Par Laurent DE RAUGLAUDRE - Publié dans : Manager son temps
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Mercredi 2 avril 2008
Ci-dessous ma réaction à l'article de Nicolas fustigeant un zèle bien de chez nous à dézinguer des initiatives qu'il faudrait pourtant inscrire au registre du BIB (bonheur intérieur brut) du pays... Misère, misère, dirait feu Coluche.

"Dans un registre connexe, les policiers sont venus à 3 l'autre jour sonner à la maison : l'un est resté au volant de la voiture au cas où il faudrait décamper en trombe devant le danger, le deuxième m'observant pour prévenir tout mouvement brusque de forcené, le troisième m'interrogeant sur mon méfait. Je leur ai aimablement demandé s'ils n'avaient pas des voleurs à courser plutôt que venir inquiéter la maisonnée.

Nous avons devisé 5 minutes et ils sont partis.

Au fait, ils répondaient à la plainte de mon voisin, dans le chemin duquel mon chien avait abandonné quelques souvenirs fumants et odorants. J'envisage une expertise ADN sur les crottes : je ne suis pas certain que mon chien porte toute la responsabilité. Je demanderai une poursuite en justice pour accusation mensongère et détournement des priorités de nos fonctionnaires.

La bétise n'en restera pas là !"
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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Jeudi 27 mars 2008
On a tous reçu de nos parents les recommandations d'usage... Aujourd'hui, il nous faut développer notre acuité à détecter sur internet et avec les nouveaux outils de communication, les petits malins et autres malfaiteurs qui cherchent à nous spolier, voire pire...

Je reçois ce matin un courriel d'un cousin me parlant d'une arnaque sur le téléphone portable : un inconnu laisse un message en demandant qu'on rappelle sur tel numéro, où les instructions conduisent le pauvre plumé à se faire débiter son compte.

Justement hier, j'ai reçu le SMS suivant : "salut c moi ! J'attends tjs tn appel, a croire que je t'ai laissé mon numéro pr rien, rappelle moi au 0899787815"... fautes d'orthographe et raccourcis compris. Vigilant de nature sans être méfiant, je réponds au SMS en demandant qui est le fameux "moi" du message. Mon SMS n'aboutit pas. Je visite alors un site d'annuaire inversé, qui me permet de déduire que le détenteur du numéro est indétectable mais que le SMS provient de Saint Ouen dans le 93. Je n'ai aucune relation business, familiale ou amicale dans ce coin actuellement.

Vigilance, vigilance... 
Par Laurent de Rauglaudre - Publié dans : Coups de gueule
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