Conseil en management

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Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
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Dimanche 14 novembre 2004

Ce matin, je me suis mis en colère... et ce n'est pas la première fois ni la dernière !

Dans une société où on nous apprend à bien nous tenir, où l'on a du mal à affirmer un "non positif" (voir articles à ce sujet dans la catégorie Management ou Projets), la colère a mauvaise réputation. On courbe l'échine, on ne va pas au bout de la négociation, et on sort avec un accord mou, un concensus plein de non-dits, d'arrière-pensées, de tabous. On sort aussi dans une position "win-loose" comme disent les anglo-saxons.

Je reparlerai de Stephen Covey. L'un de ses leitmotiv est que les accords doivent être "win-win" - c'est classique. Il va plus loin en disant: "win-win or no deal" autrement dit "les 2 parties doivent sortir gagnantes ou il ne faut pas faire affaire". Tout accord "win-loose" (gagnant-perdant) amène à terme à une situation "loose-loose" (tout le monde sera perdant). Le win-loose est le terreau du sabotage conscient ou inconscient, du déclenchement des rumeurs néfastes, de la démotivation.... Mieux vaut dire: "on ne fait pas affaire car les conditions ne sont pas remplies, mais on reste bons amis".

C'est pour cela qu'en business, je suis convaincu que certaines colères sont saines. Elles permettent de crever les abcès le plus tôt possible, de clarifier les attentes réciproques et les ambitions de chaque partie. Cela permet de trouver un accord solide.

Je vous raconterai comment une saine colère m'a évité de perdre un business de 21 MF (ou 3M€).

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son chef
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Vendredi 12 novembre 2004

Compte-rendu d'un entretien récent avec un cadre en entretien annuel...

"J'avais rendez-vous à 11h pour mon entretien d'évaluation avec mon boss. A 11h30, il était toujours invisible. Je l'ai appelé sur son GSM.

- hé boss, on n'avait pas rendez-vous à 11h ?
- ah oui, tu crois ? Je regarde mon agenda. Tu as raison, on se voit tout de suite.

Pendant l'entretien, tout était calculé: les notes d'évaluation tirées vers le bas, les flatteries au bon moment pour m'arracher un accord, le refus de me voir évoluer dans mon métier en évoquant des événements où lui-même n'avait pas fait son job de soutien et de coach, etc.

Bref, je ne vois pas pourquoi je devrais mettre mon intelligence au service de çà ! (sic) "

Est-ce avec de telles méthodes grossières que l'on peut attraper le coeur et l'énergie des collaborateurs ?

Laurent

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son chef
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