Conseil en management

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Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
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Laurent
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Lundi 20 mars 2006
Manager
Dirigeant
Organise
Projette
Délègue
S’entoure
Anime
Crée les conditions
Décide
Défie
Communique
Infuse

Négocie
Avance politiquement



La différence leader/manager est bien souvent mise en lumière... le leader est davantage dans l'élaboration de la vision, le manager est dans l'exécution de la mission, , etc. J'y reviendrai. Mais que fait un dirigeant en plus ou différemment d'un manager ?

En quelques verbes ci-dessus, j'ai mis en vis-à-vis quelques idées clés. De mon point de vue, pour atteindre le stade de "dirigeant", il est capital d'avoir usé ses fonds de culotte sur des chaises de management. Puis vient le temps où le manager s'affranchit, passe un cap, obtient la confiance d'actionnaires, et chausse les godillots du dirigeant.

Son rôle évolue alors. Bien entendu, il a développé son aisance de leader, et dans son action, négocie chaque virage dans une perspective plus globale. "Créer les conditions" davantage "qu'animer" ? En effet, ayant forte capacité à s'entourer, son job consiste à rendre les choses possibles pour les managers qui lui reportent. Le dirigeant peut-il même s'affranchir de décider ! Son registre passe dans les défis qu'il lance, les questions pointues qu'il assène dans les revues de business plan... c'est au manager
du comité de direction, responsable, de finalement décider et prendre ses responsabilités.

Facile me direz-vous... En définitive, le dirigeant a toujours un fusible qu'il peut faire sauter en dessous de lui. Bien entendu ! En réalité, nous sommes tous les fusibles de quelqu'un : de nos clients, de nos actionnaires, de notre usine en grève, de notre chef, etc.

Vu son expérience (et son salaire diront certains), le dirigeant se doit d'utiliser son intelligence au plus haut niveau de valeur ajoutée possible. S'il fait, s'il décide, s'il négocie, s'il organise, il demeure dans les chaussures du manager, et contraint son équipe de direction au lieu de la libérer.

Théorique me direz-vous ? Parlons-en...
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Stratégie de management
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Vendredi 3 février 2006
- Pour votre augmentation, allez voir la DRH;
- L'équipe juridique m'interdit de signer ce contrat;
- Ce sont les achats qui décident des prix;
- L'informatique nous impose ce système;
- Mon chef ne m'a pas donné l'autorisation;
- La finance ne m'a pas accordé le budget.

Les enquêtes signalent le triste moral des managers, leur stress, leur baisse de motivation. On se demande si le système qui est mis autour d’eux soit-disant pour les aider, n’est pas en train de les écrabouiller… Il semble que les services fonctionnels aient pris le pouvoir. Le manager opérationnel devient-il un relais de procédures ? Si tel est le cas, je conseille de tous les virer et de les remplacer par des machines automatiques : c’est moins cher, et ça ne discute pas.

 

Plus sérieusement, je suis inquiet de voir depuis plusieurs années les degrés de liberté des managers se réduire à peau de chagrin. Pourtant… pourtant le rôle du manager n’est-il pas de prendre des risques, et de négocier en permanence en fonction des spécificités des projets ou des engagements client qu’il doit tenir ? Sans prise de risque, l’entreprise ne risque-t-elle pas de mourir ! Et si le manager s’en tient aux décisions de procédures, tout son rôle lui échappe.

--> C’est au manager de décider des embauches et de négocier les salaires…

--> C’est au manager de clore le contrat en passant au dessus des dernières zones d’ombre juridique (aucun contrat n’est jamais parfait)…

--> C’est au manager de sélectionner les fournisseurs qui lui paraissent les plus efficaces pour son projet, et de négocier les conditions de succès…

--> C’est au manager de spécifier le choix des outils qui vont rendre son équipe plus performante…

--> C’est au manager de proposer 3 options à son management avec les arguments pour et contre, et sa préférence…

--> C’est au manager de négocier fermement le budget adéquat pour remplir les exigences de son projet…

Les départements fonctionnels sont là pour apporter support, conseil, ressources, analyses globales, recul, outils, et pas pour faire les gendarmes ou s’auto attribuer des pouvoirs qui à terme, abêtissent et déresponsabilisent le management. Ce qui veut dire que le manager doit courageusement reprendre son pouvoir.

Il me semble que ce risque « manager dépossédé » devienne de plus en plus lourd – en particulier dans les grands groupes…

Commentaires, débat ?

par Laurent de Rauglaudre publié dans : Stratégie de management
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Vendredi 14 octobre 2005

Je réagis à un commentaire anonyme sur mon premier post du même titre...

Créer une société n'est pas de mon point de vue l'apanage des diplômés. C'est même le contraire en France : notre système éducatif nous prépare à entrer dans les grands groupes, pas à prendre des risques. Dans les "start-up" issues de Gemplus, il y a un vendeur de patisseries orientales, un créateur de mur d'escalade, un installateur de systèmes solaires, un technicien téléphone, etc... Il n'y a pas que des sociétés high tech avides d'entrer en bourse. Gemplus a des défauts, mais la boite a été le terreau de nombreux créateurs d'entreprise : j'y vois la conséquence de l'emploi régulier du langage de conquête.

Mon propos est de dire que le langage est l'un des instruments de la motivation. En adoptant un langage de conquête, on se met psychologiquement dans un sens positif. Cela ne fait pas tout, bien sur, et il faut rester vigilant sur les dérives manipulatoires.

Je lis dans le propos de David: "concernant l'être humain viré, c'est un véritable désastre". Je trouve le mot "désastre" très, trop fort. Quand je pense désastre, j'ai des images de catastrophes dans la tête. En France, nous bénéficions d'une couverture sociale qui ne nous met pas à la rue. Etre viré est une épreuve, certes. Tout le monde ne se relève pas des épreuves, bien sur. Mais personne ne traverse la vie sans épreuve. Il ne sert à rien de se lamenter sur le fait qu'il y a des épreuves. C'est une donnée certaine, la seule option est de repartir.

Mon propos n'est pas non plus d'encourager les licenciements. Il y a des quantités de choses à faire avant de licencier : réduire les coûts de fonctionnement (dont certains sont scandaleux), lancer de nouvelles initiatives, partir vers la conquête de nouveaux marchés, taper dans le trésor de guerre, ...

Enfin, langage de conquête ne veut pas dire se moquer ou manipuler les autres: être viré, ce n'est pas drôle et il y a une période de deuil à respecter. Pendant le deuil, ce n'est pas le moment de sortir une panoplie de phrases vides de sens ou positives à l'excès. L'heure est à l'écoute et à la compréhension.

Mais ensuite...

par Laurent de Rauglaudre publié dans : Stratégie de management
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Dimanche 2 octobre 2005

L'autre jour au forum des entrepreneurs, je me suis permis d'intervenir dans un forum intitulé "de l'intéressement au licenciement". Je venais d'entendre de la bouche des intervenants des formules comme: "on perd un emploi, on perd tout", ou encore: "le licenciement, c'est un drame pour le salarié, et un échec pour l'entreprise".

 

J'ai voulu signaler à quel point notre langage est empreint de catastrophisme, et que nous acceptons cela comme la normalité. Pourquoi oublier les opportunités que les licenciements font naître dans un pays champion du monde de la protection sociale ? Citant les nombreuses start-up issues des plans sociaux de Gemplus, un intervenant m'a rétorqué: "on verra combien il en restera dans 3 ans." Ce à quoi j'ai répondu: "et si on réfléchissait ensemble comment les encourager à réussir... plutôt que de prédire – pour ne pas dire espérer - leurs échecs !"

 

 

 

De même, pourquoi refuser d'accepter que le monde économique est comme la météo: il y a des périodes de ciel bleu, des tempêtes, des journées grises, des grands soleils, des pluies et parfois des tornades. Dire que licencier est forcément un échec de l'entreprise est réducteur.  Quand il a fallu équiper les maisons de téléphone, il était nécessaire de tirer des câbles, monter des pylônes, mettre en place des équipements en nombre important. Puis est venu le temps de l'exploitation, nouvelle phase de cette industrie, et donc adaptation des moyens. Nous avons de multiples exemples de ce type, dans toutes les industries. Licencier n'est pas une fatalité, mais ajuster les moyens au marché en est une. Si l'innovation prend le relais des paliers inéluctables du développement, cet ajustement de moyen prend alors la forme d'une nouvelle dynamique, éventuellement à l'extérieur du giron de l'entreprise initiale. Cette nécessaire innovation peut même se situer en dehors du champ des visibles....

 

 

 

Nous devons en permanence faire évoluer nos organisations, alors pourquoi ce langage misérabiliste de notre économie – de la démagogie peut-être... J'ai 45 ans, depuis que j'ai conscience d'exister, j'entends que nous sommes en crise. Pourtant, nous sommes un pays qu'envient des milliards d'êtres humains – je pèse mes chiffres… Un autre intervenant du forum expliquait ce dilemme de la France, pays riche, au peuple intelligent et à l'histoire et au rayonnement mondial extraordinaires, à la géographie si favorable, au système de solidarité si élaboré, et ce pays ne cesse de se plaindre, de s'auto flageller.

 

 

 

De mon point de vue, la forme vaut autant que le fond: travaillons donc notre langage. En adoptant un langage de conquête, en regardant le verre pour son coté mi-plein plutôt que mi-vide, on peut influer sur notre capacité à la prise de risques, sur notre esprit d'innovation.

 

 

 

Les plus grandes avancées ne sont-elles pas souvent sorties des plus grandes catastrophes ?

par Laurent de Rauglaudre publié dans : Stratégie de management
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Jeudi 2 juin 2005

Anecdote vécue

 

Au début des années 2000, je dirigeais un programme "GemPrivilege'" dont la vocation était de mieux chausser le cordonnier: autrement dit, utiliser la carte à puce dans la vie quotidienne professionnelle des employés de Gemplus, leader mondial de l'industrie.

 

   L'une des applications "Smart Password", mises au point par l'équipe, servait à stocker  dans une carte à puce tous les mots de passe du système d'information de l'entreprise (messagerie, bases de données, ERP, CRM, ...), ou ceux utilisés dans l'intranet ou l'internet. Il suffisait donc d'insérer la carte dans l'ordinateur, la carte présentait le mot de passe approprié quand une application le réclamait. Le système permettait dynamiquement de détecter les nouvelles applications. Le déploiement dans l'entreprise se faisait de manière virale, en téléchargeant un petit logiciel disponible sur l'intranet. Une procédure simple permettait de personnaliser les cartes et de diffuser des lecteurs de carte au format PCMCIA. Smart Password, en quelques semaines, fut adoptée et installée par plus de 100 utilisateurs, qui en faisaient la promotion dans leur entourage: déploiement viral...

 

Bref, une application simple qui... 5 ans plus tard, rendrait encore beaucoup de services !

 

Seulement voilà: pour des raisons qu'il n'y a pas d'intérêt à évoquer ici, le programme GemPrivilege a été arrêté. Un comité produit, fort compétent, décida de l'avenir de "Smart Password". La décision fut: "on continue mais on va enrichir le produit". Cela signa sa mort. Trop simple pour plaire aux génies du marketing, on ajouta force fonctionnalités complexes, de la cryptographie, etc... et 6 mois plus tard, le produit fut abandonné.

 

Je suis un adepte des produits simples et je ne suis pas le seul. Bon nombre de projets sont enterrés car trop complexes. Bon nombre de managers se font "enfumer" par des discours marketing tellement élaborés, que plus personne ne les comprend. Bien sur, personne n'ose le dire, il est de bon ton dans notre pays de discourir à l'infini de concepts complexes supposés tout résoudre.

 

Je ne crois pas qu'il faille mélanger "simplisme" et "simplicité". Souvent, les systèmes les plus simples ont été difficilement élaborés. Mais les discours alambiqués de marketing sont pour moi devenus suspects, et je crois nécessaire de poser et reposer toutes les questions jusqu'à être vraiment convaincu. 

 

Au fait, je continue de me bagarrer avec une vingtaine de mots de passe...

 

Article dédié à Anthony.

par DE RAUGLAUDRE publié dans : Stratégie de management
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Dimanche 14 novembre 2004

Anecdote vécue...

J'assistais un jour à la conférence d'un dirigeant d'entreprise. Le sujet était intéressant, le conférencier plutôt adroit. Une question classique vint ponctuer le chapitre "débat" de la conférence: "comment avez-vous fait pour devenir Président de l'entreprise ?"

L'orateur expliqua alors son parcours par le menu, tous les étages qu'il avait gravis dans le groupe avant d'atteindre la plus haute marche de l'organisation. La démonstration était claire, la montée vers les cîmes construite. Cependant, un dernier clin d'oeil mit l'argumentation à terre: "............., et puis j'étais le fils du Président !". Ne voyez ici aucune allusion aux élections américaines :-)

L'enseignement que j'ai tiré de cette anecdote en négociation...

- Il est nécessaire de vérifier la cohérence du poids relatif de chaque argument, le plus faible mettant en péril les plus solides, voire toute la démonstration.

- Parfois, il n'est pas utile de sortir toute la batterie d'arguments puisque l'évidence de la démonstration est dans un seul d'entre eux, et qu'on ne peut le camoufler. Mieux vaut aller directement au but, reconnaître son existence, et pourquoi pas remonter le fil des autres arguments en deuxième instance...

Any comment ?

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Stratégie de management
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Vendredi 12 novembre 2004

Vous n'avez pas lu "qui m'a piqué mon fromage" (Spencer Johnson, éditions Michel Lafon pour la version française). Alors il est urgent d'y remédier...

Cette petite fable sur le changement se lit d'un trait (1h30 max). L'attitude des humanoïdes et des souris activent habilement nos zygomatiques ainsi que nos méninges de résistants au changement. Je conseille ce bouquin pour le boulot comme pour la vie privée.

Visitez aussi le site web http://www.whomovedmycheese.com/


L'idée qui m'a le plus marqué :


Qu'est ce que je ferais si je n'avais pas peur ?


A méditer...

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Stratégie de management
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Vendredi 12 novembre 2004

L'autre mercredi, j'ai eu l'occasion d'interviewer quelques entreprises de la Ciotat (http://www.mairie-laciotat.fr/cgi-bin/home.cgi) à l'occasion d'un forum organisé par Athelia Entreprendre. Quelques instants avant ces interviews, Philippe Bloch (http://www.lentreprise.com/interview/144.html ) faisait une conférence très efficace sur l'entreprenariat. Je vous encourage à regarder son riche parcours et sa réflexion pleine de bon sens et d'humour (son dernier livre "bienheureux les fêlés... tout le monde peut créer son entreprise" est édité chez Robert Laffont).

Dans le florilège de sa présentation, Philippe Bloch citait: "ce ne sont pas les grosses entreprises qui vont manger les petites, ce sont les rapides qui vont manger les lentes". Il existe en effet de plus en plus d'exemples célèbres ou plus confidentiels qui donnent du poids à cette maxime.

La Ciotat a été marquée par le traumatisme des chantiers navals. Il reste depuis des années ces impressionnantes infrastructures, dont le gigantisme dérisoire semble se fondre dans le même immobilisme que les magnifiques collines qui surplombent la mer à l'arrière...

Une myriade de PME dans le domaine des chantiers navals, mais aussi dans des métiers connexes ou dans des métiers nouveaux est en train de naître à la Ciotat. La taille actuelle de ces entreprises est encore modeste, mais leurs résultats ou leurs projets sont spectaculaires. Alors que notre système éducatif nous encourage à bosser pour les mastodontes, souvent lourds, lents et politiques, des flottilles explorent de belles niches... et ont apparemment du mal à embaucher. Paradoxe !

Les rapides mangeurs de lents plutôt que des gros mangeurs de petits: finalement n'est-ce pas une note d'espoir ?

Laurent

NB: bravo à l'équipe d'Athelia Entreprendre pour l'organisation réussie de ce premier forum.

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Stratégie de management
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Vendredi 12 novembre 2004

Le virage est mal engagé, la trajectoire est trop large...

Que faire:
- accélérer ? poignée dans le coin ?
- ralentir ? rétrograder ?
- redresser la machine ? pencher davantage ?
- faire sa prière ?

La meilleure réaction: jeter le regard le plus loin possible vers l'avant. Tout le reste suit naturellement (testé encore cet après-midi).

Même chose au boulot: on est scotché sur le problème. Revenons aux objectifs, au sens de l'action ! Levons la tête, la solution est probablement vers l'avant. 

C'était dimanche...

Laurent

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Stratégie de management
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Vendredi 12 novembre 2004

Le paradigme de l'industrie du silicium…

Un jour un grand gourou anglo-saxon (of course) faisait son show à une conférence à laquelle j'assistais. "Ce que veulent les clients c'est plus vite, meilleure qualité, moins cher. Rentrez cela bien profond dans vos têtes de linottes et de pauvres mortels." Une heure et demie de certitudes ponctuée d'applaudissements admiratifs de la superbe démonstration.

En effet la loi de Moore dit:

Le nombre de transistors

sur une puce de circuit intégré

double tous les dix-huit mois

(http://villemin.gerard.free.fr/Multimed/Moore.htm)

Cette loi a plus de 30 ans et tient toujours. Elle entraîne derrière elle de multiples conséquences en matière de qualité de coût et de délai pour les développements de produits électronique. Cette loi donc justifiait le discours (et le cachet) du gourou sus-cité.

Cependant, une grosse illusion se cache derrière ce concept. Il faudrait donc croire que cette loi s'applique partout. Demandons immédiatement aux femmes de faire leur bébé en 6 mois, de préférence plus beaux et plus intelligents, et moins capricieux (c'est moins cher).

Plaisanterie mise à part (mais clin d'œil quand même à l'humain), la très grande majorité des projets répondent au fameux triangle de l'interdépendance entre les coûts/la performance/les délais. Chacune des dimensions influence les 2 autres. Ainsi quand vous demandez:

-          fais moi ce projet plus vite…
il est sain que le chef de projet demande:
-          que faut-il amender dans les spécifications ?
ou
-          est-on prêt à investir x% de moyens en plus ?

De même, si les specs du projet changent en cours de route, cela influence naturellement le budget ou le délai. Même chose si on réduit le budget.

Mon expérience m'a montré à quel point de nombreux managers se bercent d'illusion: ils demandent plus, le collaborateur accepte sans négocier, l'objectif n'est bien entendu pas atteint, mais c'était parfaitement prévisible !

La loi de Moore: ok pour les transistors dans les microprocesseurs. Le management de projet est une réalité plus humaine, isn't it ?

Laurent

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Stratégie de management
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