Conseil en management

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Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
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Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
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Quelques bons bouquins...

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Mardi 14 novembre 2006
J'ai signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot et je vous encourage à faire de même à cette adresse : cliquez ici.

Que du bon sens et de l'urgence pour nos enfants et petits-enfants...


par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Lundi 23 octobre 2006
Samedi en compagnie d'une bande de jeunes (ils avaient entre 60 et 90 ans), lundi matin d'une autre bande (ils avaient entre 9 et 11 ans), je sors de 2 exercices de style pleins de richesse.

Risques ou opportunités des nouvelles technologies... le débat a été passionnant avec les membres de l'association Poursuivre. La fameuse Gaussienne était parmi nous...


Nous avions donc une répartition des avis : des précurseurs aux conservateurs en passant par une majorité ouverte à "élever son niveau". Débat très sympa que j'ai souhaité animer en balayant tout un tas d'usages nouveaux des Nouvelles Technologies de la Relation (sic). On a ainsi parlé de blogs, de wikis, de téléphonie sur IP, de voyage autour de la terre, de gratuité de services, de généalogie, de livres, de chat, de SMS, d'encyclopédie, de courriel, de portail, de forum, de synonymes, de photos, de vente, de musique, de wifi, de recherche, d'ADSL, de spams, de confiance...

Un vrai mélange ? Pas vraiment. Je souhaitais lever quelques inquiétudes, ébranler quelques certitudes, donner quelque envie, rappeler que dans ce monde qui se fait nouveau, il nous faut aiguiser différemment notre capacité de discernement. Différemment car si j'ai tambouriné que "internet, c'est comme la vie", les dangers comme les plus grandes expériences se présentent sous un angle inconnu. Ce cerveau de l'humanité qui se constitue peu à peu, en perpétuel évolution, échappe encore à l'analyse de nos politiques et de nos régulations traditionnelles.

L'une des gentilles piques reçues du fond de la salle a été : "pourriez-vous vous passer d'internet ?". J'ai répondu : "pourriez-vous vous passer de l'électricité ?" Le débateur a répondu "oui" à ma question. Ce "oui" a été immédiatement suivi d'une réprobation chahuteuse de la salle : "ouhouhouhouhouhou..." Tous ont finalement imité la "régulation naturelle" qui se met en place sur internet, et ce hululement a été un excellent exemple de ce qui se passe sur wikipedia quand quelqu'un publie une information erronée, très rapidement contredite ou remise en place.

J'ai fortement entendu les inquiétudes du genre : "comment savoir si l'information que je consulte est finalement bonne ?" Et j'ai répondu : "comme dans la vie ! Quelle est votre niveau de confiance par rapport au média que vous consultez ou à l'orateur que vous écoutez ? Internet n'est pas contrôlé par le pouvoir, il permet à chacun de s'adresser à tous. Il s'agit d'y développer sa réputation pour ceux qui publient, et pour ceux qui naviguent, d'apprendre à éviter le site www.jevaisvousarnaquer.com en développant antennes et vigilances."

Bref, discernement aiguisé - régulation naturelle me paraissent des éléments clés de ce nouveau monde virtuel.

Alors ce matin, l'animation à l'école m'a rappelé le chemin à parcourir. Car l'énergie des bambins submergeait toute régulation naturelle. Levant les doigts avant la fin de mes questions, gigotants et revendiquants la primauté de venir expliquer leur savoir au tableau, je mesurai l'état bien vert de leur capacité de discernement. C'est je crois, un défi majeur de notre génération, que d'élever nos enfants à grandir dans ce registre, en dehors de modèles "prêts à consommer".
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Mardi 17 octobre 2006

Dans mon agenda de samedi prochain, j'interviens pour le club "Poursuivre". Ce club réunit des retraités qui souhaitent conserver agileté intellectuelle et curiosité. Voilà le programme...


Les nouvelles technologies, risques ou opportunités…

 

Un humoriste anglais a dit : "jusqu'à l'âge de 15 ans, les nouvelles technologies… ça a toujours existé ! Entre 15 et 45 ans, les nouvelles technologies… ce sont des opportunités professionnelles ! Après 45 ans, les nouvelles technologies… ce sont des risques !"

Le 21 octobre prochain, l'intervenant qui viendra tout juste de souffler ses 46 bougies, tentera de montrer que l'on peut arrêter le compteur à 45 :-)


Internet, téléphone portable, blogs, wikis, téléphonie gratuite, sms, agrégateurs, courriel, videoconférence, webconférence, alertes, outils de recherche, portail, pda, nouvelles messageries, chat, etc… la liste semble s'allonger chaque jour !

Comment s'y retrouver ? Quels sont les outils vraiment utiles ? Quelles sont les bonnes pratiques ? Comment sortir du charabia technique ? Combien cela coûte-t-il ?

Dans les années 1950, le téléphone en entreprise était réservé au dirigeant. "Quoi ! Un téléphone pour les employés ! Mais ils vont perdre leur temps et cela va augmenter nos coûts !" Aujourd'hui, une telle réflexion parait aberrante. Pourtant, les mêmes syndromes conservateurs apparaissent face aux nouvelles technologies : les téléphones portables ne sont pas toujours généralisés, l'accès à internet reste parfois réglementé, l'utilisation d'outils collaboratifs prohibée. Si elles sont utilisées à propos, les nouvelles technologies permettent de rester plus proche de ses clients, de ses amis, de sa famille, tout en optimisant le temps et en réduisant le nombre de déplacements.

Pour bien comprendre, il faut à la fois mesurer la nécessité de mettre en place les ingrédients du succès - créer la confiance, et s'approprier les fonctionnalités technologiques qui changent tout. Et ensuite… ces outils ne permettent-ils pas de raccourcir les distances et rapprocher les êtres humains ?

L'atelier du 21 octobre permettra à la fois de balayer un certain nombre d'usages modernes des technologies de l'information, et de débattre des enjeux de partage efficace et convivial de l'information.

 

par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Samedi 9 septembre 2006
Programme et parterre alléchants ce vendredi au forum des entrepreneurs à Euromed, école de management à Marseille. Un titre « faut-il repenser la croissance », des intervenants de qualité, un millier de participants, chefs d’entreprise de la région. J’ai envie de partager avec vous quelques impressions, des réflexions, quelques éléments que j’ai aimés et d’autres qui m’ont déçus ou laissés sur ma faim…
 
J’ai bien aimé…

Ce commentaire d’un anonyme, ancien élève de l’école, participant depuis 15 ans aux divers forums, et qui a fait remarquer que les sujets traités dans ce type de manifestation évoluaient très significativement. On était dans l’atelier « le siècle de la peur a-t-il commencé ? », loin des sujets « business traditionnel » où l’on tente d’expliquer les dernières trouvailles marketing pour écrabouiller son concurrent, ou les exploits financiers de quelques brillantes multinationales.

 
J’ai bien aimé…

Ce clin d’œil de Jacques Salomé, célèbre psychosociologue, nous rappelant que derrière chaque peur, il y a un désir. « J’ai peur de perdre mon emploi... j’ai envie de travailler », « j’ai peur que tu me quittes... je veux qu’on reste ensemble », « j’ai peur de mourir... j’ai envie de vivre ! »

 
J’ai bien aimé…

Le commentaire insistant de Jacques Perrin, commissaire divisionnaire, exhortant les chefs d’entreprise à se rapprocher de l’école, à s’investir dans leurs quartiers. « Combien gagne à votre avis un gamin de 12 ans, qui fait le gué dans une cité pour protéger des plus grands en train de fomenter un mauvais coup ? 100 € par jour ! Pourquoi voulez-vous qu’il aille à l’école ? »

 
Je n’ai pas aimé…

Mon incapacité à oser faire ce que ma conscience me soufflait. Claude Nahon, responsable du développement durable d’EDF, après des élucubrations tortueuses, s’étonna que la lumière de la salle fût allumée à 10h du matin, un jour de grand soleil marseillais. Je me suis dit : « lève-toi, va éteindre, c’est un geste important, maintenant ». Je n’y suis pas allé, le dégât a suivi… Un petit malin dans la salle a interpellé Madame Nahon « allez donc l’éteindre », ce qu’elle a fait, en se justifiant qu’elle ne craignait pas de le faire, etc, etc… Or, j’appelle cela un petit dégât car on a encore renvoyé vers le responsable « officiel », celui qui est sur les planches, la responsabilité d’agir. Pourtant ne devons-nous pas tous nous mobiliser, réveiller nos consciences…

 
J’ai bien aimé…

Walter Baets, directeur de programmes à Euromed, demandant aux chefs d’entreprise de réfléchir, ce week-end, au véritable objectif de leur boite, et s’il n’avait pas de réponse lundi matin, de lancer un programme collectif de travail à ce sujet. Avec humour, il a balayé tout objectif qui se résumerait à « faire de l’argent ». Les temps changent dans les écoles de commerce…

 
J’ai bien aimé…

Les anecdotes sucrées d’Eric Julien, géographe. Il guide un Indien d’une tribu Sud-américaine dans un voyage en France. L’Indien, habitué à ce que les trous faits dans la terre aient un sens symbolique, interroge Eric Julien sur le sens du tunnel qu’ils traversent en voiture. Celui-ci lui répond que le tunnel permet d’aller plus vite, de contourner la montagne. Et l’Indien de s’étonner : « jusqu’où voulez-vous aller plus vite ? »

 
Je n’ai pas aimé…

Le « credo in unum croissance » du discours de Laurence Parisot, Présidente du Medef. J’ai été déçu par son discours, déçu par son attaque frontale contre Bruno Juillard, Président du syndicat UNEF.

 

Arrêtons-nous quelques instants sur l’incident. J’avais trouvé Bruno Juillard maladroit, voire à coté de la plaque lors de la bataille du CPE. Je l’ai trouvé bien meilleur hier. D’abord, il a reconnu que pour lui, 3 mois de lutte, la rue, les excès, pour arriver au retrait de la loi, était une forme « d’échec » - échec de la communication j’imagine. Je trouve cela courageux de sa part de reconnaître cela, alors qu’il est sorti « vainqueur » contre le gouvernement. Pas un mince exploit. Et puis lors du débat, il dit quelque chose comme : « les jeunes voient les entreprises comme des lieux hostiles ».

 

Plus tard, arrive sur scène Laurence Parisot pour conclure les débats. Elle sert la main de Bruno Juillard, annonce au micro que cette poignée de main est une première, et qu’elle est ouverte au dialogue. Bien.

 

Et elle enchaine tout de go (devant 900 personnes) : « Monsieur Juillard, cessez de dire que les entreprise sont des lieux hostiles. »

 

Et bien, je trouve ce propos catastrophique. Pour ouvrir la communication, Laurence Parisot commence par une agression verbale directe. Les jeunes ont peur des entreprises dit-il ? Est-ce en l’agressant que cette peur va diminuer – rappelons-nous le propos de Jacques Salomé, « derrière la peur, il y a un désir ». N’était-il pas possible de dire simplement : « Monsieur Juillard, je vous entends dire que les entreprises sont des lieux hostiles pour les jeunes, ou du moins que les jeunes pensent cela. En tant que représentante des chefs d’entreprise, je suis blessée d’entendre ces mots car nous faisons des efforts, blablabla…, et j’aimerais que nous travaillons ensemble sur ce piteux symptôme, blablabla… »

C’est la même chose, voire c’est de la langue de bois, dirons certains. Et bien non. Dans le premier cas, le propos est agressif, c'est un ordre « cessez ! ». Dans le deuxième cas et s’il est fait avec sincérité, « je suis blessée (ou touchée ou déçue…) » est une forme qui engage l’autre à débattre ouvertement pour chercher un rapprochement – s’il est de bonne volonté. Ce n’est pas un détail, c’est essentiel pour instaurer une vraie négociation.

 

D’ailleurs, le résultat ne s’est pas fait attendre. Laurence Parisot a fait son speech, que j’ai trouvé peu convaincant et très « pensée unique, credo in unum croissance ». Bruno Juillard a repris le micro pour dire qu’il ne trouvait rien dans le discours de nature à rapprocher les jeunes de ce monde-là. Laurence Parisot a répliqué qu’elle parlait à des chefs d’entreprise ! Sans commentaires.

 
Je suis dubitatif…

Le show de 2 heures d’Alexandre Adler était magistral. Quelle fresque ! « Le monde en 2020 ». Pari impossible, pari fou… Un kaléidoscope de tous les continents avec force références, prospectives audacieuses, équilibres redessinés. Pourtant, je suis dubitatif. L’essentiel du discours ne résidait-il pas dans le prolongement des 10 minutes de précautions oratoires de l'introduction. Quoi… Ne pouvant pas prévoir les catastrophes, on a eu droit aux extrapolations d’un virtuose : voilà ou mènent les tendances des courbes politiques et économiques, toutes choses étant égales par ailleurs.

 

Tout cela de mon point de vue occultait le fond du débat « faut-il repenser la croissance ? » On sait maintenant avec certitude que la Planète ne pourra pas supporter longtemps le modèle de croissance tel que nous l’avons préparé pour nos enfants. Et les dangers, semblent-ils, sont à portée de nos propres vies, ou de celle de la génération qui arrive. Alors magnifique kaléidoscope, virtuosité, mais peut-être gigantesque mirage.

 
J’ai bien aimé…

L’énergie, l’humour et la jeune pêche oratoire de Daniel Cohn Bendit. Quand il assène : « ne peut-on fermement demander aux Chinois qui préparent les Jeux, de respecter les valeurs olympiques pour leurs ouvriers qui construisent les stades ? », c’est une manière de réveiller les consciences des chefs d’entreprise, prosternés devant le « Dieu marché ».

Et d'ajouter quelque chose comme : « on utilise la croissance du PIB comme seul indicateur ? Mais à quelle croissance sommes-nous attachés ? A la croissance du CO2 dans l'atmosphère ? A la croissance du terrorisme dans le monde ? ... Ne faut-il pas créer d'autres formes de référentiels de croissance ? »

 
J’ai bien aimé…

Stéphan Brousse, Président de L’UPE 13, quand il dit que « nous sommes devenus riches, il va nous falloir apprendre à partager ».

 
Je n’ai pas aimé…

L’animateur du débat de l’après-midi à la provocation facile, et qui, silencieusement, les sourcils plissés, a pris l’air narquois lorsque Jacques Salomé ramenait le sujet de la croissance vers une réflexion sur le développement personnel. Le bonheur n’est semble-t-il toujours pas à l’agenda de ceux pour qui la quête de l’ego est celle du graal. Dommage :-(.

 
J’ai bien aimé…

La discussion du déjeuner avec plusieurs congressistes. Nous avons prolongé l’idée d’Alexandre Adler du matin. La France, en panne d’initiative en Europe pour cause de référendum à reculons, ne devrait-elle pas repartir en audace avec quelques-uns ? Partager la puissance nucléaire avec un club de 5 ou 6 – Allemagne, Benelux, Italie par exemple – et faire souffler un renouveau venu des fondateurs de l’Europe.

 

Je me suis alors enflammé pour contrer les propos encore désolés sur notre Europe : « on est en panne, on est en retard, etc… ». Ralbol ! Ce n’est pas vrai. L’Europe est un phare du monde. Jamais dans l’histoire, autant de peuples n’ont tenté, autrement que par la guerre ou les alliances douteuses, d’unir leurs forces. Que se passait-il en Europe il y a 60 ans ? Faut-il encore le rappeler ? Il y a 15 ans pour exporter des cartes à puce Italie, il me fallait des licences d’importations italiennes, des licences d’exportation françaises, des procédures administratives ridicules. Faut-il faire en permanence un inventaire à la Prévert des progrès accomplis, ou continuer de se saoûler de lamentations ?

 

Bien sur, il est difficile de négocier à 25, bien sur, il y a trop de complexité, bien sur, il faut réinventer, et encore réinventer. Cette constitution ratée, c’est un coup d’arrêt, ok. Mais c’est un détail à l’échelle de l’histoire. De quoi parlerons-nous dans 500 ans ? De l’incroyable tentative, à la sortie d’un génocide sans précédent, qu’ont lancé les anciens ennemis pour construire ensemble un espace de paix, de prospérité, de progrès social. Parlera-t-on beaucoup des myriades de tergiversations, nécessaires à la construction. Alors foin des tiédeurs.

 

Je comprends ou interprète ainsi l’idée d’Adler : relancer des initiatives « régionales », de nature à bousculer le machin. Qui, de tous les pays européens, est le mieux placé pour s’approprier l’audace ? N’est-ce pas aussi un peu notre responsabilité après le fiasco du référendum ?

 
J’ai bien aimé…

Même s’il a peu parlé dans ce concert bruyant d’idées, Jacques Salomé a souligné que le seul antidote à la violence est la communication. Rafraichissant.

 

Reste sans doute à toujours mieux apprendre à communiquer, à rester vigilant sur les signaux que nous envoyons consciemment ou non. Finalement, Laurence Parisot a peut-être réagi avec ses propres peurs… et désire profondément avancer vers Bruno Juillard...

 

Au fait, mon boulot à remettre ce lundi à Walter Baets ?

 

Il m'est apparu avant la fin de l’atelier sur la peur. J’hésite presque à le dire. L’objectif de ma boite, sa mission plutôt, je crois bien que c’est « éveiller ou réveiller les consciences ». Suis-je trop ambitieux ?


par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Lundi 4 septembre 2006
Intéressant article à consulter : le coaching ou la tyrannie d'un devoir pour plus de performance

Et mon commentaire :

"
A mon avis, le débat ouvert n'est pas prêt d'être fermé... Pour avoir utilisé les services d'un coach professionnel quand j'avais des responsabilités de management, et faire le métier de coach à présent, j'en suis arrivé à quelques conclusions simples :

- le coaching est-il utile pour tout le monde ? Certainement, car la complexité du rôle de manager va en grandissant.
- le coaching est-il possible n'importe quand ? Non, car il est d'une part nécessaire que la démarche soit volontaire, et d'autre part le coaching "d'entreprise" ne résout pas tout, en particulier" certains désordres psychologiques.
- le coaching produit-il des résultats ? Bien sur, mais de façon inégale. Cela dépend des qualités professionnelles du coach, et des motivations profondes du client.

Tout le monde sait bien que le coaching existe depuis toujours. Ca commence par l'éducation des enfants et ca se poursuit de mille et une manière à l'àge adulte, sous des formes très diverses. Je pense qu'utiliser des services de coaching en entreprise ne veut pas dire qu'on s'appuie sur une béquille, mais plutôt qu'on a un besoin de prise de recul qu'il est difficile de faire seul."
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Lundi 4 septembre 2006
Ah ! la bonne rationalité qui rassure... On cherche souvent à sortir la solution, la réponse, la martingale de management gagnante. Faut-il choisir A ou B, blanc ou noir, droite ou gauche ? Le manager est là pour décider, pas de place aux états d'âme.

Je me suis amusé lors d'une récente intervention à  choisir quelques mots qui sont souvent mis en opposition par le management. Et j'ai suggéré que, dans l'exercice du pouvoir, il s'agit plutôt d'exercer en pulsation...

Délégation <===> Action

Certes le manager doit développer ses capacités de délégation. Cependant, à ne pas rentrer lui-même de temps en temps dans l'action, non seulement il risque de perdre la main, mais il n'use pas de la valeur d'exemple, si utile pour emporter l'adhésion. L'acte n'est-il pas plus puissant que la parole ?

Désordre <===> Ordre

Ah le bel espoir : "que l'on sorte une bonne fois pour toute de ce foutoir".
Il n'est pas question de faire l'apologie du désordre, simplement de constater qu'il est inéluctable et même créateur de valeur. Si le job du manager est de "mettre en ordre" pour optimiser, il doit chercher dans les perturbations de toute nature les opportunités qu'elles camouflent.

Global <===> Local

Tarte à la crême plus classique du discours de management, on n'oppose pas toujours ces 2 notions, mais on aime bien les associer. Hors, je perçois fortement que les arguments sur la puissance des forces globales sert souvent de justifications à ne pas tenter localement. Pourtant, ce sont les initiatives locales qui peuvent parfois faire bouger le mamouth.

Affrontement <===> Confrontation

Sans doute un de mes préférés car je suis stupéfait de constater que peu de gens font la différence entre ces 2 mots. Particulièrement en France où "on fait la grève d'abord, on discute ensuite :-(". Affrontement et confrontation sont donc perçu comme des synonymes.

L'affrontement, c'est la guerre. La confrontation, c'est la négociation, de front !

C'est bien le job du manager d'animer la confrontation permanente dans son équipe. C'est même sans doute l'essentiel de son job. Confrontation voulant dire alors : échange critique et ferme sur les idées, respect total sur les personnes. Sans rester naïf : peut-être qu'une issue de crise sera l'affrontement.

Je vous encourage à regarder ou relire le Cid pour en mesurer l'excellente illustration...
(je viens de voir Charlton Heston et Sophia Loren batailler dans les rôles de Rodrigue et Chimène).

Erreur <===> Apprentissage

Là aussi, pulsation... Je viens de dire à C... (6 ans) qui raillait les erreurs de son grand frère M... (10 ans)  : "il a de la chance de s'être trompé M..., ceux qui ne se trompent jamais n'apprennent pas."

Droit à l'erreur
est un connexe crucial d'apprentissage. Encore faut-il, en position de management, mettre en oeuvre ce principe : pas toujours facile...

Dissonance <===> Subversion

Celui-là est très personnel. J'ai toujours eu le sentiment de ne pas entrer dans la "pensée unique". Le discours convenu me parait toujours suspect. Dans l'entreprise, j'ai souvent combattu le "machin", rué dans les brancards, voire transgressé des règles qui me paraissaient stupides. Et je me suis toujours demandé si mes actes, mes propos étaient subversifs...

Souvent la note dissonante fait toute la couleur de la phrase musicale. Quelle est la distance entre dissonance et subversion ? Et celle-ci ne finit-elle pas par devenir nécessaire pour provoquer les pouvoirs corrompus ?
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Dimanche 6 août 2006
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Jeudi 15 juin 2006
Donc d'après les échos de ce lundi 12 juin, 29 % des dirigeants français - contre 96% en Grande-Bretagne et 52% en Allemagne - se déclarent prêts à voir leurs décisions remises en cause.

Incroyable non ? On déplore souvent à l'étranger l'arrogance des français. Voici une illustration de plus et au niveau de nos "élites" ! Quoi, 71% de nos dirigeants ont donc toujours raison. Les patrons allemands sont bien bêtes, et ne parlons pas des sujets de sa gracieuse majesté !

Bien entendu, je lis ces chiffres comme une exceptionnelle  opportunité  pour le métier que je fais. La sensibilisation aux vertus du management participatif a encore de beaux jours devant elle...

Comment ouvrir les yeux de nos dirigeants ? Comment les encourager à organiser le débat constructif dans leurs entreprises ? Comment pousser les équipiers à vaincre leurs peurs et à rentrer dans la confrontation positive ? Comment transformer l'exceptionnelle créativité française en redoutable plan d'actions ?

N'est-il pas temps de faire confiance ? De développer la responsabilisation - accountability disent les anglo-saxons ? Comment transformer notre classe dirigeante,
finalement naine en matière de délégation, en champion de la prise de risque et de l'engagement en équipe ?

Y a du boulot !
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Lundi 27 mars 2006
N-iéme drame de la négociation en France, le CPE tourne au vinaigre. Mais quoi ? Que peut-on espérer si on ne consulte pas préalablement ? Tout se passe comme si le bon peuple demeurait idiot. Ne pas consulter fait perdre une double opportunité : celle d'impliquer en recueillant de bonnes idées inattendues, mais aussi celle de faire passer un message. Le CPE est sorti, la plupart des mesures qui l'accompagnent ne sont pas connues, puisque les relais possibles dans l'opinion n'ont pas été activés.

Principe simple : je vous écoute donc je vous implique. A l'heure d'une démocratie qui reste à faire grandir,  je pense qu'il est fort maladroit de gouverner sans consulter, d'autant que la contestation s'amplifie de manière grégaire. N'ai-je pas moi-même réalisé un jour, dans un cortège à Paris au début des années 80, que je ne savais dans le fond rien de la loi contre laquelle je manifestais. Je ne l'ai jamais lue...

N'allez pas croire que j'ai un avis définitif concernant le CPE. Je suis pour essayer. Que ne se donne-t- on pas le doit d'essayer dans notre pays. Droit d'essayer et donc droit à l'erreur, droit de corriger sa copie, droit d'amender en concertation. L'argument "pas le temps" est irrecevable... pas plus pour la consultation préalable que pour la phase d'expérimentation. A part les échéances du calendrier électoral, qui déforme sans doute les motivations, personne ne peut croire que le problème du chômage va se résoudre par un coup de baguette magique et en un temps record.

Lors du débat à la télé l'autre jour, un jeune homme interpellait an chef d 'entreprise en disant : si en plus il faut qu'on s'occupe de la psychologie des patrons? Personne n'a relevé. Si le mot psychologie est tabou dans l'entreprise, utilisons motivation, implication, levée d'obstacles, etc.  Dans tout projet, il me parait essentiel pour le succès d'impliquer tous les protagonistes en amont et de faire des tentatives, des opérations pilotes, de se donner le droit à l'erreur.

Droit et même devoir, devoir de consulter devoir d'essayer...
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Mercredi 1 mars 2006
Depuis que je travaille, j'ai constaté à quel point certains dirigeants terrorisent leurs troupes.

Caractéristiques :

- ils ont raison,
- ils ne supportent pas la contradiction,
- ils sont entourés de courtisans,
- ils peuvent virer de bord à 180° selon leur humeur,
- ils piquent des colères à s'en faire pêter les veines du cou,
- leurs troupes se plaignent de l'absence de délégation.

"J'entends aller bon train leurs commentaires" (Brassens), et je garde un langage policé qui convient :

- mes équipes ne comprennent rien au business,
- mes équipes ne prennent pas d'initiative,
- mes équipes ne tiennent pas leurs engagements,
- c'est mon rôle de décider,
- etc...

La boucle est bouclée.

Comment sortir de ce cercle vicieux ? Comment faire passer le message que le management participatif est certes une voie plus longue, mais qui préserve la rentabilité, le développement durable de l'entreprise ? Comment rappeler que la tyranie amène inéluctablement, soit à la révolution, soit après la mort du tyran, à la guerre civile. Au bout du compte, tout le monde est perdant : le tyran est assassiné ou laisse le déluge après sa sortie, les courtisans s'entrétripent dans tous les cas de figure, le "peuple" trinque évidemment.

Avez-vous déjà observé ces comportements semi-tyranniques dans vos entreprises ? Hum, peu probable que vous en parliez ouvertement... Avez-vous trouvé la martingale qui permet au tyran en herbe de sortir de l'impasse dans lequel il s'engage ?

Je suis curieux de vos commentaires...
 
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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