Conseil en management

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Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
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Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
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Vendredi 8 septembre 2006
Bien souvent, en observant les agendas, je constate que les réunions s'enchainent comme pour une ronde effrenée et étourdissante. Cà rassure : mon agenda est plein de réunions avec les autres, donc mon rôle est essentiel.

Il est pourtant 2 bonnes pratiques qui permettent de mieux équilibrer son temps, et qui donnent de bons outils de concentration et de récupération :

1 - Fixer l'horaire de début et l'horaire de fin de chaque réunion

Il est rare que l'horaire de fin soit précisé quand on organise une réunion, ou s'il est précisé, il s'agit davantage d'une indication que d'un engagement. Hors, avec l'expérience, on sait le temps que doit durer telle ou telle réunion pour qu'elle soit productive. Alors il est bon de s'en tenir là.
A 9h, en début de réunion, rappeler qu'elle se termine à 10h30 est le meilleur moyen pour concentrer les regards sur l'essentiel de l'ordre du jour. Et si l'animateur utilise cet horaire de 10h30 comme un objectif à tenir, il peut tordre les digressions inutiles et systématiques.

2 - Laisser de la marge dans l'agenda

A 10h30, ma première réunion se termine. La suivante démarre donc à 10h30, d'autant que je suis un animateur hors pair et que je vais tordre les digressions :-)
Ce n'est pas sérieux : même un excellent animateur a besoin de souffler, a besoin de se rendre du batiment F au batiment B pour changer de salle de réunion, de vérifier sur sa boite vocale qu'il n'a pas un message urgent, de prendre un café avec un collaborateur inquiet, de parler informellement dans le couloir, ...
Ce principe est d'autant plus important quand il s'agit de rendez-vous clients, quand on ne peut maitriser totalement le stress de la négociation précédente, les bouchons, le temps pour garer sa voiture, les formalités d'entrée dans l'usine, etc...

N'est-pas avec ces "petites" choses aussi qu'on arrive à créer et entretenir la confiance ?
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager son temps
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Mercredi 6 septembre 2006
Récemment consulté pour préparer et animer un séminaire en forme de remue-méninges (brainstorming), j'enquétai préalablement pour comprendre les attentes de mon client.

Hum, hum, me suis-je dit, il y aura 20 contributeurs au remue-méninges, ces sont des hommes - et oui, pas une seule femme :-( - de marketing, de recherche et développement, de management, ils sont dans plusieurs sites européens, et tout doit se faire en anglais.

De plus l'attente du boss est que le plus de questions possibles soient analysées préalablement au séminaire lui-même, pour renforcer la densité des débats.

Tous les ingrédients donc pour qu'on se trouve rapidement avec un échange exponentiel de courriels. Sans attendre, et sans demander au service informatique - je fis la supposition que cette étape m'aurait fait perdre trop de temps - je créai un wiki pour aider à la préparation du remue-méninges.

Un wiki, c'est quoi au fait ? Le meilleur exemple connu est wikipedia, cette gigantesque encyclopédie alimentée et régulée gratuitement en ligne par les internautes. En quelques mots, un wiki permet à un groupe
ouvert ou privé, de créer un site dynamique, en ligne, de manière collaborative. Encore peu utilisé dans les entreprises, je suis convaincu que cet outil va devenir majeur pour de nombreux projets dans les prochaines années.

Je choisis un wiki gratuit - Schtuff -, disponible sur internet, en anglais, et présentant quelques caractéristiques de gestion de sécurité simples et efficaces. Je demandai à chaque participant de s'inscrire puis de poster les questions à traiter pendant le séminaire. Puis réparties par thèmes, les participants pouvaient contribuer en ligne, et donner les différents arguments de chaque thème, composant ainsi une bonne matière première pour le séminaire.

Le bilan fut moins spectaculaire que je ne l'escomptais. En fait, en dépit des qualités intrinséques des contributeurs, la référence au mail est restée le premier réflexe. Certes, quelques-uns ont posté leur questions et contributions directement, mais une bonne partie m'a envoyé questions et contributions que j'ai ensuite publiées. Cependant, tous avaient accès immédiatement, en ligne, aux documents de préparation qui peu à peu se structuraient. Si je fus un peu encombré de courriels, je réussis discrètement à constituer pour mon client une mine de pistes de réflexion qui donnèrent au séminaire un contenu de forte qualité.

Je pense que s'approprier les outils de wiki est une prochaine priorité des chefs de projets, managers et animateurs...
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager ses outils
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Mardi 5 septembre 2006
Anecdote vécue...

Novembre 1998

Depuis mi-octobre, je suis le fraichement nommé "chef de projet du bogue de l'an 2000". L'entreprise détient alors 14 usines (Chine, Singapour, Mexique, Etats-Unis, France, Angleterre, Allemagne), 5 ou 6000 employés, environ 2000 fournisseurs, des milliers de clients, des dizaines de milliers de machines, d'ordinateurs, de logiciels, des centaines de produits. Tout cela, je ne le sais pas encore dans le détail - l'inventaire sera terminé début janvier 1999 et fera plusieurs dizaines de milliers de lignes...

Pour ce qui concerne la vérification du bogue de l'an 2000, rien n'a été fait, à part une énorme bétise : des centaines de courriers sont partis chez des clients pour dire que tout va bien pour nous, merci...

Conformément à mon engagement au Directeur Général de l'époque, je me présente mi novembre au comité de direction pour présenter mon plan. J'ai alors une mini-équipe de 2 ou 3 personnes pour m'aider. Mon plan prévoit de passer à 20 personnes avant un mois, je sais que j'ai devant moi un comité de direction totalement sceptique. "Le bogue, quel bogue, une farce de journaliste, explique-moi le problème" m'avait lancé le DG quelques jours avant, et j'avais du batailler avec lui sur des considérations techniques, hors de propos de mon point de vue.

Une demi-heure pour convaincre. Un défi que qui ennuie tout le monde dans l'entreprise et au comité de direction. Un contre la montre terrible - il reste 13 mois. Une absence se sponsoring au plus haut niveau. Dois-je prendre le risque sur mes épaules ? Dois-je assumer avec mes petits bras devant les clients, les actionnaires, les assureurs, les fournisseurs, les autorités qui tous commencent à faire monter la pression ? Dois-je y perdre ma santé (mes nuits sont alors très courtes) ?

Je prends le parti de renvoyer la responsabilité là où elle est.

Dès le début de la réunion (une dizaine de participants), je lance : "je connais votre avis sur le bogue de l'an 2000. Avant de vous présenter mon plan, je voudrais que vous passiez 2 minutes à lire les points que j'ai surlignés dans la revue de presse que j'ai déposée devant chacun d'entre vous. Vous lirez les 60 pages avant de vous coucher ce soir, mais je vous propose de ne lire que ce que j'ai surligné, ça vous prendra 2 minutes."

Silence et lecture. Bien entendu, je n'ai surligné que les éléments qui insistent sur la responsabilité personnelle du chef d'entreprise : celui-ci sera en première ligne s'il ne met pas en oeuvre tous les moyens pour analyser et corriger le bogue, où qu'il se trouve.

Aucune discussion technique ce jour-là en comité de direction. Je présente mon plan, il est approuvé, après une bonne discussion de management sur les risques et les mesures à prendre.

Souvent le chef de projet commet l'erreur d'endosser l'ensemble de la responsabilité de son projet, alors que son rôle est d'assumer la mise en oeuvre. Comment réussir un projet sans les moyens ? Qui détient les moyens ?
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager son chef
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Lundi 4 septembre 2006
Intéressant article à consulter : le coaching ou la tyrannie d'un devoir pour plus de performance

Et mon commentaire :

"
A mon avis, le débat ouvert n'est pas prêt d'être fermé... Pour avoir utilisé les services d'un coach professionnel quand j'avais des responsabilités de management, et faire le métier de coach à présent, j'en suis arrivé à quelques conclusions simples :

- le coaching est-il utile pour tout le monde ? Certainement, car la complexité du rôle de manager va en grandissant.
- le coaching est-il possible n'importe quand ? Non, car il est d'une part nécessaire que la démarche soit volontaire, et d'autre part le coaching "d'entreprise" ne résout pas tout, en particulier" certains désordres psychologiques.
- le coaching produit-il des résultats ? Bien sur, mais de façon inégale. Cela dépend des qualités professionnelles du coach, et des motivations profondes du client.

Tout le monde sait bien que le coaching existe depuis toujours. Ca commence par l'éducation des enfants et ca se poursuit de mille et une manière à l'àge adulte, sous des formes très diverses. Je pense qu'utiliser des services de coaching en entreprise ne veut pas dire qu'on s'appuie sur une béquille, mais plutôt qu'on a un besoin de prise de recul qu'il est difficile de faire seul."
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Lundi 4 septembre 2006
Ah ! la bonne rationalité qui rassure... On cherche souvent à sortir la solution, la réponse, la martingale de management gagnante. Faut-il choisir A ou B, blanc ou noir, droite ou gauche ? Le manager est là pour décider, pas de place aux états d'âme.

Je me suis amusé lors d'une récente intervention à  choisir quelques mots qui sont souvent mis en opposition par le management. Et j'ai suggéré que, dans l'exercice du pouvoir, il s'agit plutôt d'exercer en pulsation...

Délégation <===> Action

Certes le manager doit développer ses capacités de délégation. Cependant, à ne pas rentrer lui-même de temps en temps dans l'action, non seulement il risque de perdre la main, mais il n'use pas de la valeur d'exemple, si utile pour emporter l'adhésion. L'acte n'est-il pas plus puissant que la parole ?

Désordre <===> Ordre

Ah le bel espoir : "que l'on sorte une bonne fois pour toute de ce foutoir".
Il n'est pas question de faire l'apologie du désordre, simplement de constater qu'il est inéluctable et même créateur de valeur. Si le job du manager est de "mettre en ordre" pour optimiser, il doit chercher dans les perturbations de toute nature les opportunités qu'elles camouflent.

Global <===> Local

Tarte à la crême plus classique du discours de management, on n'oppose pas toujours ces 2 notions, mais on aime bien les associer. Hors, je perçois fortement que les arguments sur la puissance des forces globales sert souvent de justifications à ne pas tenter localement. Pourtant, ce sont les initiatives locales qui peuvent parfois faire bouger le mamouth.

Affrontement <===> Confrontation

Sans doute un de mes préférés car je suis stupéfait de constater que peu de gens font la différence entre ces 2 mots. Particulièrement en France où "on fait la grève d'abord, on discute ensuite :-(". Affrontement et confrontation sont donc perçu comme des synonymes.

L'affrontement, c'est la guerre. La confrontation, c'est la négociation, de front !

C'est bien le job du manager d'animer la confrontation permanente dans son équipe. C'est même sans doute l'essentiel de son job. Confrontation voulant dire alors : échange critique et ferme sur les idées, respect total sur les personnes. Sans rester naïf : peut-être qu'une issue de crise sera l'affrontement.

Je vous encourage à regarder ou relire le Cid pour en mesurer l'excellente illustration...
(je viens de voir Charlton Heston et Sophia Loren batailler dans les rôles de Rodrigue et Chimène).

Erreur <===> Apprentissage

Là aussi, pulsation... Je viens de dire à C... (6 ans) qui raillait les erreurs de son grand frère M... (10 ans)  : "il a de la chance de s'être trompé M..., ceux qui ne se trompent jamais n'apprennent pas."

Droit à l'erreur
est un connexe crucial d'apprentissage. Encore faut-il, en position de management, mettre en oeuvre ce principe : pas toujours facile...

Dissonance <===> Subversion

Celui-là est très personnel. J'ai toujours eu le sentiment de ne pas entrer dans la "pensée unique". Le discours convenu me parait toujours suspect. Dans l'entreprise, j'ai souvent combattu le "machin", rué dans les brancards, voire transgressé des règles qui me paraissaient stupides. Et je me suis toujours demandé si mes actes, mes propos étaient subversifs...

Souvent la note dissonante fait toute la couleur de la phrase musicale. Quelle est la distance entre dissonance et subversion ? Et celle-ci ne finit-elle pas par devenir nécessaire pour provoquer les pouvoirs corrompus ?
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Dimanche 3 septembre 2006
Comme quoi les ressources humaines mènent à tout... Nous avons passé un après-midi très sympa chez Philippe à la Ciotat.

Une première pour les 4 enfants (de 6 à 13 ans) et pour moi... Il y a plus de 110 parcours de grimpe différents à la boite à prises.

De quoi amuser tous les âges, transpiration assurée après 5 minutes. Quand après 3h30 à jouer les araignées, l'heure du départ a sonné, le coeur des "déjà" a confirmé qu'on s'était bien éclaté, filles comme garçons.

On reviendra...

Allez y faire un tour pour encourager le tout jeune créateur d'entreprises.
Solidarnosc...
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Bons plans
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Vendredi 1 septembre 2006
Aussi incroyable que cela puisse paraître, depuis des mois, je sors en numéro 1 mondial quand on tape le mot "proactivité" sur Google. J'en suis très fier bien sur :-)

Tout ça parce que j'ai écrit ce petit article. Comme quoi, les blogs ont un pouvoir énorme en matière de référencement. Je sais que ma "position dominante" ne durera pas. Mais je suis content de voir que le mot "proactivité" intéresse. Je relève que le langage du management abuse souvent du mot "réactivité" pour enflamer les troupes.

Or, si la réactivité est une vertue essentielle - c'est elle qui permet d'avoir conscience qu'il faut servir le client au mieux dans le feu de l'action, la proactivité est plus puissante. Il s'agit d'anticiper bien sur, de prévenir, d'aller au devant des attentes.

Ce matin, je reçois un courrier d'un centre de contrôle automobile. Ce courrier m'explique qu'ils ont vérifié ma voiture il y a 2 ans, et que, "conformément à la législation en vigueur, mon véhicule doit être controlé de nouveau avant fin septembre". Voilà un nouvel exemple simple d'action proactive mise en place par une petite entreprise.

Ce qui est agaçant dans le déchainement de discours lénifiants sur la réactivité, c'est qu'ils récompensent des actes héroïques, servant souvent à sauver une situation critique plombée préalablement par le héros lui-même par manque d'anticipation.

Etre proactif est sans doute moins spectaculaire, puisque c'est mettre en oeuvre tout une série de petites ou grandes actions préventives à fort impact... Mais c'est autrement plus sain pour la santé !
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager son blog
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Vendredi 1 septembre 2006
Tout le monde l'a bien compris, l'une des clés de succès de la gestion du temps, est de consacrer une bonne énergie à remplir et équilibrer son agenda. L'agenda est le reflet du plan d'actions, qui lui-même se décline à partir des objectifs, les objectifs représentant le jalonnage dans le temps d'une stratégie.

Dans le fond, quand quelqu'un me dit : "je n'ai pas le temps", j'en conclus que quelque part dans le cercle ci-contre, il y a un travail de clarification à faire.

Mon interlocuteur souffre-t-il d'un manque de planification de son plan d'actions ? Ou faut-il remonter à la manière dont ce plan d'actions est construit ? Travaille-t-il vraiment à partir d'objectifs clairs, ou ceux-ci ne savent-ils pas sur quelle stratégie s'appuyer ?

Bref, l'un des enjeux est de déterminer à quel endroit il est utile et efficace de porter attention. Bien entendu, plus on est proche du pouvoir, plus il est nécessaire de travailler sur la stratégie. Cependant, chacun d'entre nous s'inscrit dans ce cercle : et quand on à "mal à son temps", on a souvent "mal à sa vie". C'est bien le sens de la "parabole" des gros et des petits cailloux de Stephen Covey.

Plutôt que se retourner vers les autres en cherchant le bouc émissaire de notre difficulté à gérer notre temps, il est toujours bon de remettre ce cercle devant les yeux, et d'éventuellement se faire aider à clarifier ce sur quoi on est en train de butter... C'est le sens du job de
conseil professionnel - pub :-) - mais il faut aussi parfois aller vers un soutien psychologique.
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager son temps
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