e de copains jouer à la belote en tournant autour d'eux. L'évidence de ce qu'il faut fai
re
jaillira ! C'est pour cela que le travail de "miroir
extérieur" est accessible. Le coach attentif voit des quantités de signes (des atouts, des couleurs, des opportunités, des nuages, etc...), se trouve donc en position privilégiée pour inciter à
visualiser d'autres options.Visualiser, le mot est laché !
La séance de formation de l'autre jour m'a fait baisser les yeux pour regarder mes godasses. Passant le plus clair de mon temps à accompagner clients et amis à visualiser leurs objectifs, à préparer leurs plans, à analyser les options, je me suis rendu compte que mes souliers étaient un peu crottés, voire troués. Alors j'ai joué le jeu. L'animateur était fort habile, il nous a proposé de débattre 10 critères concernant les objectifs. C'est un jeu que je joue régulièrement comme animateur, j'ai pourtant découvert de nouveaux champs d'investigation dans cette liste - en particulier les points 5 (prise de partie manifeste), et 7 (qui pèse très lourd). Je vous les livre :
UN OBJECTIF...
1) est exprimé de manière affirmative, positive et au présent
2) doit être sous mon contrôle
3) est atteignable et mesurable
4) est précis et contextualisé
5) est éthique et écologique
6) doit avoir du sens
7) il faut identifier le prix à payer
8) doit être cohérent avec la direction que je veux prendre
9) remplace-t-il le problème ?
10) est constitué de phrases courtes, simples, complètes, positives et au présent
Je reviens sur le numéro 7). Les objectifs restent souvent des intentions. On ne les met pas en oeuvre pour de multiples bonnes et moins bonnes raisons. Le point 7) me parait crucial : le prix à payer en matière de travail, prise de risques et contraintes manque à l'analyse et à l'engagement. Si on est prêt à faire l'exercice sur les objectifs, on oublie qu'il y a un prix à payer pour les atteindre. On va donc rester dans l'insatisfaction, pourtant l'effort de visualisation a été fait, l'effort de transcription à l'écrit aussi.
Quant au numéro 5), c'est en effet une prise manifeste de partie. Définir des objectifs ne veut pas forcément dire qu'ils sont de nobles causes. Un objectif atteint correspond parfois à 2 tours jumelles à terre. C'est en cela que le numéro 5) pose le débat vers la responsabilité et la conviction, sujet que mon frère Nicolas et moi avons un jour traité en conférence...
Je suis en train de me chausser donc. Par 2 fois déjà, 2 grandes matinées, nous avons à la maison travaillé nos objectifs à 4 ans. L'exercice n'est pas fini. Il a déjà permis de clarifier l'essentiel, de nettoyer de l'accessoire, de mettre sur la table les vrais débats, de développer une motivation nouvelle. Reste le fameux article 7). On est en train de le digérer pour se l'approprier... car nos objectifs sont ambitieux - raisonnablement ambitieux j'aime à dire.
Clin d'oeil à cette expression "raisonnablement ambitieux" : si mon objectif est de mettre une piquette au tennis à Nadal en 2009, je pense que c'est par trop ambitieux. Si mon objectif est d'atteindre un classement 30/1, c'est jouable mais pas gagné - l'application du critère 7) est nécessaire pour y parvenir...
Je retourne à mes propres souliers... le chantier est immense et passionant.
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Article dédié à Jean-Max, Jean-Philippe et encore une fois... à Sandrine
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