Conseil en management

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Ce blog a pour vocation de partager réflexions et expériences en matière de management. Clins d'oeil, analyses, trucs, débats, coups de gueule, réactions, commentaires, et... offre de services.
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Laurent
Artisan Consultant
Coaching en ligne

 
 
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Mardi 13 mai 2008
J'ai reçu il y a quelques jours le message suivant d'un lecteur :

"Cher Monsieur,
 
Nous avons eu, hier, avec quelques amis, une discussion vive sur ce qu'est le management.
L'origine du désaccord réside dans le fait que certains pensaient qu'un manager ne peut pas changer de secteur d'activité.
Un manager performant dans le domaine de la mode, ne peut pas endosser les mêmes responsabilités dans le domaine médical ou industriel car il ne connait pas son environnement. Un recruteur ne perdrait pas de temps à chercher un bon profil, il privilégierait plutôt le candidat qui connait le mieux le marché : clients, produits, ....
Je maintenais le contraire, un mng peut très bien réussir dans un autre domaine d'activité pourvu qu'il ait acquis les compétences managériales dans son cursus.
C'est même pour moi une preuve d'adaptabilité.
 
Qu'en pensez-vous ?"

Le débat est ouvert... Mon avis est que le management est en soi un métier. Il s'apprend, il se vit, il s'améliore avec l'expérience. Un métier où l'écoute et l'empathie demeurent les qualités premières. La compréhension intellectuelle des enjeux est certes essentielle, mais j'ai la conviction qu'un manager centré sur le développement des capacités créatrices et la motivation de ses collaborateurs, peut transiter d'un monde à un autre. Dans chaque secteur, il y a un vocabulaire technique bien entendu. Après une période d'apprentissage, un bon manager peut se l'approprier. Ensuite, sa sagacité le porte à détecter les composantes humaines susceptibles de rendre performante son équipe. Et là, point de technique.

A titre personnel, je me souviens avoir été managé par un incompétent notoire de mon domaine d'intervention. Ce fut mon meilleur allié professionnel : confiant pour me donner les responsabilités d'un projet à fort enjeu, attentif à m'ouvrir les portes qui m'étaient nécessaires pour en surmonter les défis, présent quand il le fallait dans les combats ou réunions politiques, astucieux pour me proposer des pistes de réflexion tactique ou stratégique, habile pour me ramener dans le chemin quand je m'engageais sur des pentes abruptes, compréhensif quand la marmite bouillonnait trop fort, reconnaissant quand le projet arriva à son terme avec succès.

La compétence technique est-elle donc une qualité nécessaire pour réussir dans le management, ou peut-elle parfois constituer un frein à l'épanouissement des collaborateurs ? Je suis manager pour montrer que je sais ou pour encourager les compétences et développer la motivation ? Ces compétences sont-elles les mêmes ?

Malheureusement, comme le dit le message ci-dessus, beaucoup de recruteurs  considèrent en priorité la dimension technique, la compréhension du marché, pour embaucher des managers. N'est-ce pas une étroitesse de vue qui limite le champ de créativité des entreprises...
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Débats
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Mardi 15 avril 2008
J'aime à partager quelques observations simples de la vie courante, qui, à titre personnel me font méditer...

Il y a quelques jours, j'ai acheté une voiture. Mon assureur, avec qui j'ai d'excellentes relations depuis des années et qui m'étonne toujours par la qualité de l'accueil et la recherche de solutions - j'ai nommé la MACIF - me propose de me préter de l'argent. Son offre est compétitive et je la retiens. Nous faisons rapidement un dossier. Je reviens 2 jours plus tard pour conclure, je suis reçu par une autre conseillère, qui reprend sans problème l'offre de prêt. Adminstration faite, elle sort un carnet de chèques et,
derechef, m'en signe  un du montant du crédit : 10.000€. Chaque conseiller semble en mesure d'engager l'entreprise financièrement...

Chapeau pour le service, la vitesse, la capacité de délégation, la confiance dans les collaborateurs !

Inversement, j'ai récemment échangé avec un manager d'une grande organisation. Il m'expliquait comment le patron du département (quelques centaines de personnes), était le seul habilité à signer les courriers du service. Imaginez la lourdeur, la célérité, l'absence de responsabilisation !

Pourquoi
d'un coté une entreprise se permet-elle de laisser tant de champ d'actions à ses collaborateurs, alors qu'une autre les bride à ce point d'initiative ? Y aurait-il plusieurs catégories d'êtres humains : ceux dignes de confiance et ceux indignes... et seraient-ils regroupés par catégorie dans les entreprises ? Plus sérieusement, ces signes ne reflètent-ils pas des politiques de management et des visions différentes...

Le fond et la forme des délégations que nous mettons en place dans nos entreprises, voilà un beau sujet de séminaire de management...
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager son équipe
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Vendredi 11 avril 2008

Un vieux professeur fut engagé pour donner une formation sur "La planification efficace de son temps" à un groupe de 15 dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux professeur n'avait donc qu'une heure pour "passer sa matière".

 

Debout devant ce groupe d'élite (prêt a noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux professeur les regarda un par un, lentement, puis leur dit: "Nous allons réaliser une expérience".

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un grand récipient de plusieurs litres qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot.

Lorsque le récipient fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : "Est-ce que ce pot est plein?". Tous répondirent: "Oui". Il attendit quelques secondes et ajouta: "Vraiment ?"

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table une corbeille remplie de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux... jusqu'au fond du pot.

Le vieux prof  leva a nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda: "Est-ce que ce pot est plein?".

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L'un d'eux répondit: "Probablement pas!". "Bien!" approuva le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un sac de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda: "Est-ce que ce pot est plein?".

Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent: "Non!". "Bien!" renchérit le vieux prof. Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord. Le vieux prof  leva alors les yeux vers son groupe et demanda: "Quelle grande vérité nous démontre cette expérience?"

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit: "Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire".

 "Non" répondit le vieux prof. "Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante: "Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite". Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.


Le vieux prof leur dit alors: "Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Votre santé ? Votre famille ? Vos amis ? Réaliser vos rêves ? Réussir dans votre travail ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Devenir riche ? Prendre le temps ? Ou... tout autre chose ?

Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir...sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question : "Quels sont les gros cailloux dans ma vie ? Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (votre vie)".

D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

(cette fable est tirée des conférences de Stephen Covey)

par Laurent DE RAUGLAUDRE publié dans : Manager son temps
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Mercredi 2 avril 2008
Ci-dessous ma réaction à l'article de Nicolas fustigeant un zèle bien de chez nous à dézinguer des initiatives qu'il faudrait pourtant inscrire au registre du BIB (bonheur intérieur brut) du pays... Misère, misère, dirait feu Coluche.

"Dans un registre connexe, les policiers sont venus à 3 l'autre jour sonner à la maison : l'un est resté au volant de la voiture au cas où il faudrait décamper en trombe devant le danger, le deuxième m'observant pour prévenir tout mouvement brusque de forcené, le troisième m'interrogeant sur mon méfait. Je leur ai aimablement demandé s'ils n'avaient pas des voleurs à courser plutôt que venir inquiéter la maisonnée.

Nous avons devisé 5 minutes et ils sont partis.

Au fait, ils répondaient à la plainte de mon voisin, dans le chemin duquel mon chien avait abandonné quelques souvenirs fumants et odorants. J'envisage une expertise ADN sur les crottes : je ne suis pas certain que mon chien porte toute la responsabilité. Je demanderai une poursuite en justice pour accusation mensongère et détournement des priorités de nos fonctionnaires.

La bétise n'en restera pas là !"
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Coups de gueule
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Jeudi 27 mars 2008
On a tous reçu de nos parents les recommandations d'usage... Aujourd'hui, il nous faut développer notre acuité à détecter sur internet et avec les nouveaux outils de communication, les petits malins et autres malfaiteurs qui cherchent à nous spolier, voire pire...

Je reçois ce matin un courriel d'un cousin me parlant d'une arnaque sur le téléphone portable : un inconnu laisse un message en demandant qu'on rappelle sur tel numéro, où les instructions conduisent le pauvre plumé à se faire débiter son compte.

Justement hier, j'ai reçu le SMS suivant : "salut c moi ! J'attends tjs tn appel, a croire que je t'ai laissé mon numéro pr rien, rappelle moi au 0899787815"... fautes d'orthographe et raccourcis compris. Vigilant de nature sans être méfiant, je réponds au SMS en demandant qui est le fameux "moi" du message. Mon SMS n'aboutit pas. Je visite alors un site d'annuaire inversé, qui me permet de déduire que le détenteur du numéro est indétectable mais que le SMS provient de Saint Ouen dans le 93. Je n'ai aucune relation business, familiale ou amicale dans ce coin actuellement.

Vigilance, vigilance... 
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Coups de gueule
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Mercredi 26 mars 2008
Depuis septembre 2007, j'ai remis le doigt dans l'univers du Macintosh. Perdu depuis des années dans le monde cruel de Microsoft, je consacrais un temps de plus en plus important à tenter de faire marcher des machines et des logiciels qui résistaient encore et toujours à ma dexterité informatique. Je maintiens mon argument : l'affaire Microsoft est le plus gros hold-up de l'histoire de l'humanité. Les systèmes sont instables, l'ergonomie est souvent discutable et toujours à la traine. Des centaines de millions d'utilisateurs souffrent de dysfonctionnements, et des millions de techniciens vivent d'une maintenance approximative, qui en général ne tient pas longtemps. Et Microsfot fait des profits insolents depuis 30 ans. Bref hold-up et prise d'otages...

Quand on vient (ou revient pour ce qui me concerne) au monde Apple, tout n'est pas sans bousculer les vieilles et mauvaises habitudes. En 1980, à l'âge de 20 ans, mon frère disparu m'avait revendu pour une bouchée de francs une vieille Peugeot 204. Elle me rendit de fiers services. Mais il me souvient que le passage de la seconde vitesse à la troisième était difficile : des cracs de la boite de vitesse aux obligations de double débrayage, je domptais la bête en m'habituant au dysfonctionnement. Un jour, forte de ses 200.000 km consommés, mon premier amour mécanique rendit l'âme. Quand je fis l'acquisition d'un nouveau bolide, la boite de vitesse fonctionnait bien : pas de cracs, pas d'habiles manoeuvres pour passer de seconde en troisième, ça marchait quoi... Avec Microsoft, les utilisateurs et autres réparateurs sont tellement gazés aux dysfonctionnements qu'ils pensent que c'est normal que les vitesses craquent. Ils justifient même les cracs. Ce monde là de la justification permanente, ce monde du sparadrap éternel, ce monde cruel, j'espère le laisser derrière moi.

Après la boiboite Mac qui m'a permis de tester mon changement d'univers, j'ai maintenant acheté un MacBook, un portable. En vrac, voici quelques-uns des arguments en faveur de ce choix :

- Quand on branche un périphérique, ça marche !
- Quand on a un problème (le monde n'étant nulle part parfait), on trouve rapidement une solution !
- Si le système plante (1 fois en 6 mois), il redémarre, tout est de nouveau en ordre !
- L'ingéniosité d'ergonomie de tout le système est spectaculaire et intuitive !
- Le prix est compétitif pour le niveau de qualité : environ 600€ la boiboite, 1000€ pour le portable !
- la compatibilité des logiciels est satisfaisante si on utilise openoffice et même la suite Apple (Keynote, Pages, Numbers). A propos, la suite Apple coûte quelques dizaines d'€, alors que la suite bureautique Microsoft en coûte plusieurs centaines !
- L'intégration à l'univers internet est d'emblée la norme !
- Enfin, quand on achête un Mac, on a l'impression de se faire un cadeau. L'emballage est joli, le design de tous les produits est fort soigné comme chacun sait !
- Dois-je rappeler que les mots "virus", "défragmentation", "fire-wall", "spywares" i tutti quanti sont des mots inconnus de l'utilisateur Mac !

Quand je vire un fournisseur ou un collaborateur, dans 90% des cas, mon seul regret est de ne pas l'avoir fait plus tôt. On accumule les indices, on se pose la question et on retarde l'échéance pour 1000 et une mauvaises raisons. Pour le retour au Macintosh, j'ai attendu 12 ans de trop !

(je dédie ce message à mon cher Gilles)

par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager ses outils
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Mardi 19 février 2008
 
Vous souhaitez devenir consultant ?
Vous avez un projet et des clients identifiés ?
Rejoignez Innovation Consultants en portage salarial
 
La commission de portage est de 10% du chiffre d'affaires. Pour comprendre le fonctionnement financier, cliquez sur un exemple de compte portage de consultant...

L'activité de conseil d'Innovation Consultants crée des opportunités de mission et une dynamique de réseau de consultants. Les missions de conseil proviennent de la prospection des consultants ou des besoins identifiés par le réseau. A titre personnel, je détecte des opportunités et j'accompagne les consultants dans leur dynamique personnelle de développement.

Voilà de véritables raisons d'adhérer au club.

Pour en savoir plus, écrivez à laurent.derauglaudre@gmail.com ou téléphonez au 06 80 31 25 00.
Ci-dessous, témoignages de consultants en portage pour Innovation Consultants et quelques éléments complémentaires pour vous encourager à passer le pas, valoriser vos atouts, et devenir le pilote de votre vie professionnelle.



Témoignages

"Avec Innovation Consultants, les choses sont vraiment différentes, car je suis en confiance totale : je peux me décharger de tout le circuit administratif de facturation, de recouvrement, de remboursement de frais et je sais que en cas de pépin ou de besoin urgent Laurent saura réagir rapidement et avec souplesse pour débloquer la situation, ce qui est très appréciable.

Je dispose également de l'accès à un site à jour, qui me permet de connaître à tout moment l'état de mes factures, remboursements etc...avec un tableau de bord synthétique très utile.

En fait je n'ai eu que des motifs de satisfaction de cette relation contractuelle..."
Patrick M, chef de projet

"Les atouts professionnels, la rigueur, l'efficacité et l'intégrité m'ont permis de travailler avec Laurent de Rauglaudre en portage salarial en parfaite tranquillité."
Tim B, knowledge management et e-learning

"Les services de portage de Laurent de Rauglaudre et sa société Innovation Consultants ont toujours été aussi efficaces que personnalisés. Laurent a mis sa connaissance du portage au service du développement de son entreprise dans une relation saine et claire avec les consultants. De plus, il a apporté ses précieux conseils dans le cadre de la relation avec nos clients."
Thierry S, intelligence économique

"Excellente réactivité, outils de gestion disponibles sur internet, à jour et consultables en permanence. Disponibilité de Laurent pour des conseils et des petits coups de pouce en cas de besoin !"
Flavie G, communication interne et externe


En quelques mots...

Qu'est-ce que le portage salarial ?
C'est la possibilité pour un(e) consultant(e) de s'affranchir de la dimension administrative de la création d'entreprise. La société de portage facture les clients et verse un salaire au consultant(e). Voir 2 interviews que j'ai données à ce sujet sur le Journal du Net et sur 01 Informatique

Pourquoi choisir Innovation Consultants ?
Il s'agit d'une structure très souple que j'ai créée à Aubagne. Innovation Consultants utilise les méthodes de portage à l'état de l'art, avec une vocation d'accompagner les consultants dans leur démarche de développement d'activité, s'ils le souhaitent.

Quelle est l'expérience d'Innovation Consultants en portage salarial ?
A titre personnel, j'ai utilisé de 2003 à 2005 le portage salarial pour le lancement de mon activité de conseil en management. De 2005 à 2007, j'ai
spontanément hébergé une douzaine de consultants sous la forme du portage au sein d'Innovation Consultants. L'activité se déploie maintenant en s'appuyant sur une expérience et des outils simples et disponibles.

Pour tout renseignement, n'hésitez pas à me contacter : laurent.derauglaudre@gmail.com et/ou 06 80 31 25 00.
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Offre, cv, références, méthodes
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Jeudi 7 février 2008
Egar Morin écrivait au début de ce siècle :

"Ainsi, l’économie, par exemple, qui est la science sociale mathématiquement la plus avancée, est la science socialement et humainement la plus arriérée, car elle s’est abstraite des conditions sociales, historiques, politiques, psychologiques, écologiques inséparables des activités économiques. C’est pourquoi ses experts sont de plus en plus incapables d’interpréter les causes et conséquences des perturbations monétaires et boursières, de prévoir et de prédire le cours économique, même à court terme. Du coup, l’erreur économique devient une conséquence première de la science économique."

Actualités, actualités...

Hier, je discutais avec un trader de mes amis... Il voyait depuis des mois des perturbations inexplicables sur le marché allemand. Toujours à l'achat, un opérateur semblait pousser les cours vers le ciel à lui tout seul. Quand tout s'est cassé la figure en Janvier, mon copain n'a rien compris. Les mouvements irrationnels ne s'appuyaient sur aucun élément tangible de l'économie. Il m'a d'ailleurs ajouté qu'il lui semblait voir des robots se battre entre eux. De son coté, il s'est tenu à l'écart du charivari par prudence. Son diagnostic est que le plus grand risque qui pèse sur la bourse est le risque informatique. Sourions-en nous autres les technologues de génie... La machine s'emballe.

Quant au management de la Société Générale, soit il savait et il est complice, soit il ne savait pas, et il est raisonnable de se poser la question de sa compétence. L'exercice du pouvoir permettant le contrôle de l'information, nous laisserons le soin aux puissants de nous raconter leur histoire, en cherchant à démolir un bon bouc émissaire... qui a néanmoins aussi besoin d'un petit secouage de puces.
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Coups de gueule
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Mardi 5 février 2008
Tirée d'une récente "discussion de salon", je voudrais une fois de plus signaler à quel point les outils de management peuvent être contreproductifs, voire néfastes, si mal utilisés.  Tout le monde a bien compris l'intérêt des objectifs. Je pense pourtant que bon nombre d'entre eux (disons 80% pour être gentiment provocateur) deviennent vite inopérants - on en parle à l'entretien d'évaluation puis on les range consciencieusement dans son tiroir pour un an - ou tellement précis et pointilleux qu'ils conduisent vers l'interprétation perverse.

Dialogue à l'apéro
Laurent : tu me dis que les objectifs dégradent le service donné au client, je ne comprends pas bien...
Joseph (technicien de maintenance) : je vais te donner un exemple. Nous sommes mesurés au temps d'intervention chez le client. Si le temps d'intervention est court, on est bien noté.
Laurent : bien normal, un client dont l'installation est vite réparée est satisfait.
Joseph : c'est vrai, d'autant que les arrêts machines peuvent coûter très cher au client...
Laurent : alors ?
Jospeh : alors... il arrive qu'un technicien, petit malin de la réussite des objectifs, vienne sur site. Le client lui fait remarquer un bruit suspect de la machine. Le technicien sait parfaitement qu'il faudrait changer une pièce importante. Mais pour que l'intervention soit la plus courte possible, il donne 2 coups de tournevis et rassure le client "tout est ok, salut". La machine, bien entendu, tombe en panne 3 ou  4 jours plus tard. Quand j'arrive sur site, je n'ai plus qu'à constater les dégats, me faire enguirlander par le client, commander la pièce et revenir après quelques jours pour réparer. Bilan : le premier technicien a une bonne note sur ses objectifs et moi une mauvaise...
Laurent : il s'agit d'un comportement malhonnête de la part de ton collègue...
Joseph : autre exemple.  Le compteur de  tâches de la machine doit être renseigné sur le carnet machine
et dans le système informatique à chaque intervention. Notre technicien champion des objectifs donne 2 informations différentes : sur le carnet machine, il donne le nombre réel des tâches effectuées entre opérations de maintenance, dans le système informatique, il signale un chiffre bien supérieur.
Laurent : que se passe-t-il ensuite ?
Joseph : le système déduit que la machine a tenu longtemps entre 2 maintenances, et bingo pour l'atteinte de ses objectifs.
Laurent : n'y a-t-il pas de rapprochement entre le système informatique et le carnet machine qui reste sur le terrain ?
Joseph : c'est très rare car nos volumes d'intervention sont très importants, et le management camoufle ces informations pour obtenir ses propres primes à court terme...


Quel enseignement tirer de cette anecdote ? Après tout, les objectifs bien quantitatifs (donc incontestables diront certains) sont simplement détournés de leur vocation par quelques personnes sans scrupules. C'est la vie, la malhonneteté intellectuelle fait partie du jeu, rien de nouveau sous le soleil...

Tout cela est vrai mais je tiens à souligner quelques éléments :
1 - Joseph, dévoué à la qualité et au service client, est mal noté dans ses objectifs internes. Cependant il est très bien vu par les clients. "Ah, je suis content que ce soit vous" lui disent-ils régulièrement. La divergence de vue entre un système d'évaluation "rationnelle" et la perception "émotionnelle" du client n'est-elle pas troublante ?
2 - Joseph n'y crois plus, il a le sentiment de travailler pour un sytème davantage que pour un service. Moi, ça m'interpelle... Jo est compétent et dévoué, organisé et travailleur. Il est désavoué par des indicateurs réducteurs et un management qui manque de courage. Alors à quoi servent de tels objectifs ?
3 - La satisfaction client est mesurée sur des critères dits objectifs : durée de l'intervention, écart de temps entre 2 maintenances. Sauf que ces critères cachent des dérives abandonnées sur l'autel de la productivité simpliste. La productivité doit-elle être réduite à des chiffres ?

A mon avis, s'il convient de mettre en place objectifs et indicateurs (et c'est une partie significative du métier que j'exerce avec mes clients), il est essentiel de garder esprit critique et distance sur ces outils. Se conformer au renseignement aveugle et désincarné de chiffres peut conduire aux pires dérives. L'intelligence rationnelle et émotionnelle doivent reprendre le dessus. Il ne servira à rien d'argumenter sur des chiffres avec un collaborateur découragé, alors qu'il constate sur le terrain que les outils de mesure encouragent les comportements déviants. Ne parlons pas des clients qui ont un point de vue probablement assez différent que ce que les tableaux de bord du fournisseur indiquent.

Encore faut-il que le management perçoive son rôle comme moteur du changement, et monte à l'assaut
des inepties du machin, avec diplomatie et fermeté ...
par Laurent de Rauglaudre publié dans : Manager son équipe
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Mardi 5 février 2008

Bien sur, on est très occupé… pourtant répondre à tous les messages dans un délai raisonnable (disons 3 ou 4 jours), rassure ceux qui nous ont écrit… et donc fait gagner du temps. Fait gagner du temps car un interlocuteur en attente de réponse est inquiet, et va bientôt faire perdre du temps puisqu’il aura besoin d’être réconforté.

undefined Que faites-vous habituellement :

        1 – vous ne répondez pas au courriel tant que tous les éléments de réponse ne sont pas réunis ?

        2 – vous répondez avec des éléments partiels de réponse ?

        3 – vous répondez en prenant engagement d’envoyer tous les éléments dans x jours (et vous consignez cet engagement par une action inscrite dans votre agenda) ?

Si vous avez répondu 1 : je parie que vous avez régulièrement des relances (et donc davantage de courriels en boite d’arrivée), et que vous devez vous justifier.

Si vous avez répondu 2 : je parie que vous êtes souvent insatisfaits, et que vous avez un sentiment trouble qu’il vous reste plein de petites choses à finir.

Si vous avez répondu 3 : vous gagnez au jeu du « pas plus de 20 courriels reçus par jour ». Cette méthode 3 est, je pense, celle qui rassure, et donc ne déclenche pas de bruit sur la ligne. . Bien entendu, il faut tenir son engagement de réponse, ou bien racheter du temps un peu avant la date d’engagement de réponse, si c’est nécessaire.


20 courriels reçus par jour maximum, possible or impossible ?
par laurent de rauglaudre publié dans : Manager son courriel
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